Notre passage au vert, le cas des enfants

Passer au vert pour nous, c’est bien, mais on essaie aussi de limiter notre consommation et nos déchets en ce qui concerne Chaton.

Une étape phare a été le passage aux couches lavables (l’article est juste là), mais nous avion commencé cette démarche bien avant.

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La récup’, le prêt et l’occasion : C’est la première chose que nous avons fait pendant que j’étais enceinte, savoir dans nos amis et notre famille ce qui avait été conservé et qui pouvait nous être prêté : des vêtements dans toutes les tailles de préma à 18 mois, le berceau dans lequel était chaton ses 3 premiers mois, son lit actuel, sa commode (qui était à ma maman et dont on a simplement changé la couleur et les poignées), des gigoteuses, son tapis d’éveil, sa chaise haute … Beaucoup de choses au final et surtout beaucoup de chose dont la durée d’utilisation est limitée tellement les bébés grandissent vite. J’ai tout de même eu envie d’acheter moi-même certains articles pour chaton, surtout pour les demi saisons pour lesquelles ce qui m’était prêté était trop grand ou trop petit. Je me suis assez naturellement tournée vers de l’occasion en achetant sur les vide greniers des combinaisons ou des pyjama à 1 euro pièce en super état et souvent de bonne marque, mais aussi en me rendant très (trop) régulièrement dans une boutique de vente de produits neufs et d’occasion juste à coté de chez moi. Pour les activités également, on utilise des choses du quotidien et on récupère qui choses qui attendent au fond d’un placard depuis des lustres. C’est comme ça que l’on a créé cette activité avec des jetons de poker publicitaires et une vieille boite de boissons chaude avec un couvercle en plastique pour faire une tirelire à remplir.

 

Privilégier le bois : dès que cela est possible, nous privilégions le bois. J’aime cette matière, son toucher et son odeur. On en trouve beaucoup en magasin amis j’ai aussi l’immense chance que mon père aime travailler cette matière. Le cheval à bascule ? C’est lui. La chenille qui avance ? C’est lui. Les 400 kapla ? C’est encore lui. La cuisine en bois que j’aimerai offrir à chaton a Noël, ce sera encore lui (moi pour la conception, lui pour la réalisation).

Le fait maison : Ça parait bête mais fait soi-même les produits et les repas, c’est sacrément bon pour la planète. On choisit des produits de qualité, locaux dès que possible et on sait ce qu’on mange et en quelle quantité. J’ai bien sur utilisé des petits pots industriels mais dès que je pouvais, je faisais moi même. Moins d’emballage, moins d’emballage à usage unique (salut les gâteaux en sachets individuels, dans une boite en carton, dans un film plastique), c’est aussi moins de déchets.

20180914_093756[1]Les gourdes réutilisables Squiz : Elles ressemblent aux gourdes de comporte classique, que l’on trouve dans les supermarchés mais on peut les remplir nous même avec ce que l’on veut : compote, purée de légumes, yaourt, smoothie. Ce sont les plus pratiques à mon sens parce qu’elle sont facile à remplir (un zip en bas de la gourde, assez large pour passer une cuillère à soupe) et à nettoyer. On peut aussi les mettre au congélateur pour les jours où on n’ pas le temps. (la nouvelle collection Amazonie est canon, on est d’accord ?)

Les boites à goûter : Parce que faire ses préparations soi même c’est bien, mais si c’est pour les mettre dans du film plastique ou de l’alu, c’est moins bien. J’ai opté pour des boites en plastiques, qui craignent moins les chocs dans les sacs à dos ou lorsque l’on est en balade. J’ai trouvé les miennes chez HEMA (oui elles sont en plastique, je sais bien), mais on en trouve un peu partout.

La gourde d’eau en inox : trouvée chez Décathlon pour quelques euros, elle n’est pas trop grande ni trop petite et permet à Chaton de pouvoir boire quand il le souhaite. Il sait l’ouvrir seul et le système de paille à l’intérieur est bien pratique pour ne pas s’en mettre partout. Il l’a tout de suite adoptée. Et nous aussi puisque nous avons désormais chacun la notre. Le seul regret que j’ai ? Le manque de choix de couleur, soit c’est bleu, soit c’est rose dans cette taille là …

 

Vous utiliser de l’occasion chez vous ? Des choses réutilisables ? Dites moi tout. 

 

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Notre premier passage aux urgences

Il y a des premières fois qui nous font sourire. D’autres qui nous remplissent de fierté. Et il y a celles que l’on préférerai éviter. Samedi, nous avons fait notre premier passage aux urgences.

La motricité libre et un papa joueur. Un garçon enjoué et un mauvais endroit. Un carton, une table basse. Une rencontre qui a vu la table basse gagner et le front de Chaton perdre.

Samedi, nous avons fait notre première visite aux urgences pédiatriques. Chaton s’est ouvert au niveau du front sur environ 4 cm. La blessure était suffisamment nette pour que le médecin opte pour de la colle plutôt que pour des points et en 45 minutes on était sorti.

Le personnel a été adorable avec nous, les parents inquiets (et moi au bord des larmes), et Chaton qui menait sa vie comme si rien ne s’était passé. Même pas peur, même pas mal.

Cet article n’a aucun véritable intérêt.

Faites attention aux cartons, ils peuvent faire mal 😉

Tout va mieux

Si vous suivez mon blog depuis quelques temps, vous savez qu’on a vécu des moments assez compliqués avec mon mari. L’arrivée de chaton a bousculé pas mal de choses chez moi, chez nous, et il nous a fallu du temps pour nous en remettre et pour devenir la famille épanouie qu’on voulait être.

J’ai utilisé ce blog comme un exécutoire et j’ai écrit plusieurs fois à ce sujet : Je l’aime, je le déteste, Et reproduire le modèle familial.

Il nous a fallu du temps. De la patience. Beaucoup d’écoute et de communication pour nous en sortir. On était mal tous les deux. Et on n’arrivait pas à en parler. on n’arrivait pas à entendre ce que l’autre avait à dire. Les émotions qu’il pouvait ressentir car nous étions focalisés sur les nôtres. C’est bête, ais je crois qu’être mariés nous a aidé à surmonter tout ça. Parce qu’on ne peut pas simplement dire « j’en ai marre, je n’en vais » et que tout soit fini. On a scellé un pacte, celui d’être là l’un pour l’autre quelles que soient les circonstances. Certains diront que ce n’est qu’un bout de papier, pour c’est bien plus, une promesse qu’on doit honorer.

On a aussi décidé d’opérer des changements important : changer de travail et changer d’environnement. Je me suis rendue compte que le rythme de la grande ville m’oppressait et pesait sur mon moral. J’ai eu besoin de retrouver de la verdure, la campagne, plus de tranquillité.

Nous avons déménagé il y a un mois et demi dans un petit village, à quelques minutes de l’endroit où je vais « travailler » (rédiger ma thèse quoi) et pas trop loin non plus du nouveau lieu de travail de M. O’Maley.

Ce qui nous a fait vraiment le plus de bien c’est de partir quelques jours en vacances. Loin de chez nous, loin de notre quotidien. Loin des taches ménagères et du linges qui s’entasse. On a enlevé les soucis du quotidien pour se concentrer sur l’important. NOUS. Et notre famille.

Croire en soi, en son couple, en sa famille. Communiquer, de façon verbale ou non verbale.

Tout va mieux maintenant, même mieux qu’avant.

Et ça fait du bien. 

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Photo de notre mariage, 12 juillet 2014

Mon mot totem 2018 : INFINI

Cela fait 2 mois que je n’ai pas écrit ici et je reviens avec un article qu’on attend plutôt en début d’année … Promis, je n’étais pas dans le coma tout ce temps mais c’est maintenant que cet article devient pertinent.

Le mot totem, c’est quoi ? C’est un mot qui va guider une année, pas une résolution, mais un mot qui revient tout le temps, sans que ce soit recherché. Il ne se choisit pas, se réfléchi peut être, mais s’impose surtout de lui même. L’idée ne m’est pas venue seule, c’est chez Milena, la rédactrice du blog PinkandGreen que j’ai trouvé cette inspiration. Chaque année depuis 2012, elle partage en début d’année sont mot totem. Le premier a été « circulation » (l’article est ici) et son dernier « porte ».

Pour 2018, le mien est infini. Pas au sens de quelque chose qui n’a pas de limite, mais plutôt dans le sens que j’ai voulu donner à ce symbole le jour où je l’ai fait tatouer sur mon poignet : celui d’un recommencement éternel, parce que rien n’est définitif, sauf peut être la mort. Tout le reste peut être changé, repris, refait. Pas au sens de réparer des regrets que l’on peut avoir, mais comme le retour de certains instants qui créent une porte vers une autre suite que celle qu’on avait initialement donnée.

Je sais que ça parait un peu obscur comme ça et c’est un peu complexe à expliquer, surtout à l’écrit.

Une situation sera peut être plus parlante. 2014, mon pas encore mari doit partir pour 15 mois dans le sud est de la France pour travailler. 5h30 de route nous séparent. Nous faisons le choix que je reste ici et que je ne le suive pas, principalement parce que nous préparons notre mariage qui aura lieu 7 mois plus tard et qu’il faut quelqu’un à proximité. Notre mariage passé, il retourne là-bas et je me sens seule et sans plus rien à faire (ceux qui ont préparé un mariage savent combien l’après est vide). De ce moment à son retour 8 mois plus tard, j’ai pris 15 kilos. Et je les porte sur moi depuis 4 ans.

Il vient de changer de travail et a du partir 3 semaines au même endroit du sud est pour se former. Voilà, c’est une porte. Ce moment de retour en arrière pour mieux repartir. J’ai pris rende-vous chez une diététicienne sur un coup de tête. Je ne veux pas laisser passer ma chance. L’infini recommence aujourd’hui sur ce point-là.

Ce n’est pas la première fois que ces moments et événements arrivent dans ma vie. Je les ai toujours saisi même si cela a parfois été douloureux. Mais ils sont là pour nous faire avancer aussi.

Et sinon, on a aussi changé de maison, de travail, d’assistante maternelle, de voiture. Nous savions que 2018 serait l’année du changement, mais peut-être pas à ce point. Alors on prend doucement nos marques, on apprivoise notre nouvel environnement.

 

Et vous, vous avez un mot totem pour cette année ? 

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P.S. : Maintenant que vous savez, je vais être obligée de me tenir à mon objectif de moins 15 kilos. Je verrai si je fais un un suivi régulier ou non. Peut être plus facilement sur Instagram, les photos sont toujours plus parlantes. 

Notre « sac à langer », ou ce qu’on emporte en ballade

Avec le soleil qui revient, nous nous rendons plus souvent au parc. Et l’observation des autres parents me fait toujours me poser une questions : mais que mettent les gens dans leur sac à langer pour qu’il soit aussi imposant ? C’est une vraie question, que je n’ai jamais osé poser… SI je ne suis pas la seule à me poser la question, vous serez peut-être curieuses de savoir ce que j’emporte moi dans mon sac à langer.

91ey0jcLVkL._SX522_Sac à langer, il faut le dire vite vu que nous utilisons un sac à dos Eastpack. C’est une volonté affirmée pour nous de ne pas utiliser de sac à langer classique : ça coûte super cher pour ce que c’est, on a toujours peur de l’abîmer ou le salir et je ne trouve pas ça du tout pratique une sac en bandoulière quand il faut courir après un enfant ou l’aider à monter sur un toboggan. On savait dès avant la naissance de chaton qu’on utiliserait peu la poussette et on avait aussi besoin d’un sac facilement compatible avec un bébé porté. Et rien de mieux pour ça qu’un sac à dos. La grande amatrice de la marque Eastpack que je suis  a choisi d’utiliser un sac qui attendait gentiment dans un placard depuis la fin des études de Monsieur. Je ne vais pas revenir sur la qualité et la taille de ces sacs que tout le monde a utilisé au collège ou au lycée (voire même après, je me sers du mien encore toutes les semaines.

Pour le contenu. On a ce qui reste toujours dans le sac : carnet de santé, paquet de mouchoirs, bouteille d’eau et lange. Je ne pars pas de chez nous sans ces 4 choses. Le reste évolue selon l’age de Chaton et selon la saison, voire selon le temps que l’on passe à l’extérieur.

Petit, j’avais toujours avec moi :

  • un biberon avec la bonne quantité d’eau et une boite doseuse avec le lait en poudre (on est assez peu sortis les semaines où je l’ai allaité) et un petit bavoir.
  • un matelas à langer nomade avec deux poches, une pour glisser deux couches, une autre pour avoir du liniment et un peu d’eau micellaire en mini bouteille ainsi que des carrés de coton. Jamais de lingette, je ne trouve pas ça pratique, ni efficace, ni bon pour les fesses de bébé, ni bon pour la planète.
  • body/pantalon/Tshirt pour le changer si besoin (et je n’ai jamais eu besoin).

Le tout dans des pochettes en tissus, pour que ce soit facile à trouver et bien organisé.

Maintenant que Chaton a deux ans (et que certaines choses ont changées), j’emporte :

  • une couche lavable, un sac à couches et un peu de liniment avec quelques cotons. C’est rare que je parte suffisamment longtemps pour avoir besoin de le changer deux fois.
  • Si c’est l’après-midi, je prends souvent un goûter : un fruit ou une compote (en gourde réutilisable Squiz bien sur), une boite avec quelques gâteaux et c’est tout,
  • un gant ou une lingette lavable, pour nettoyer la bouche ou les mains.

Quand il fait beau, je rajoute le chapeau, les lunettes et la crème solaire. Quand il fait froid, un pull, une paire de chaussettes et une couverture polaire toute fine. Et c’est tout. Un petit jouet se rajoute de temps en temps quand Chaton demande à prendre quelque chose. Sinon on trouve toujours quelque chose qui fera office de jeu : un trousseau de clés, des cailloux, un sous-bock, le lange ….

Maintenant qu’il est grand et apprécie de marcher, je prends toujours un mid tai avec moi. Il marche bien, mais apprécie aussi de se faire porter quand il commence à fatiguer.

Et vous, qu’est ce que vous emportez dans votre sac à langer ?

Le bilinguisme et nous

S’il y a bien un objectif que l’on voulait tenir, et qu’on a tenu, en tant que parents, c’est le bilinguisme. Notre langue maternelle à tous les deux est le français, mais M.O’Maley a passé plus d’un an en Angleterre et a souhaité bien avant que je sois enceinte ne parler qu’en anglais à nos enfants. Il dit qu’il n’est pas bilingue mais il le parle quand même très très bien.  Ça intrigue toujours beaucoup les gens que l’on croise, qu’on les connaisse ou non. Pour ceux qui nous connaissent, c’est d’abord parce que notre langue maternelle est le français et ça les questionne. Pur ceux qui ne nous connaissent pas, c’est parce que M.O’Maley parle à chaton en anglais et à moi en français.

On est très souvent obligé d’expliquer ce choix et les raisons pour lesquelles on l’a fait :

  • Parce que c’était tellement une évidence qu’il n’y a pas vraiment eu de choix, c’est venu tout naturellement, c’est tout
  • Parce qu’on pense que c’est une chance pour un enfant de grandir dans deux langues différentes et que ça lui servira pour plus tard. On n’a pas de besoin qu’il comprenne une langue pour communiquer avec une partie de sa famille, mais c’est toujours une richesse,
  • Parce que ça ne pose aucune difficulté d’apprentissage, voire même ça favorise les choses pour la parole.

On a eu de nombreuses critiques, plus ou moins légitimes, et il faut faire preuve de pédagogie. La plus importante est venue de mes parents. Ce n’était pas une critique en soi, mais ils ne parlent pas un mot d’anglais, et ne comprennent donc rien du tout de ce que peut dire M.O’Maley à chaton. Et c’est d’autant plus difficile qu’ils demandent souvent à chaton comment s’est passée sa journée et les personnes qu’il a vu, et que M.O’Maley répond à la place de chaton en anglais. J’essaie d’être dans les parages, mais sinon ma mère essaie de demander un bout d’explication pour comprendre. Je crois que certains mots reviennent souvent et que même si elle ne les comprend pas vraiment, elle a un contexte général qui lui suffit/convient.

On a par contre du faire face à des critiques bien plus acerbes d’une « copine », orthophoniste, qui nous a clairement dit que c’était de la grosse bouse et qu’elle avait de l’expérience avec ça et que tous les enfants qu’elle voyait dans cette situation là n’arrivaient à rien et étaient complètement perdus. Sauf que les enfants en questions sont issus de familles avec des difficultés sociales et familiales en plus du bilinguisme.

Pour le reste, chaton a parler assez tard. Comme pour toutes ses acquisitions, il ne le fait que lorsque c’est vraiment utile et plus rapide que ce qu’il faisait avant. Il ne lui a donc fallu que quelques semaines pour passer de quelques mots à des phrases complètes et compréhensibles et à compter, jusqu’à 5 en français et 3 en anglais. Il ne parle pas beaucoup en anglais pour l’instant, mais comprend très bien ce qui lui est demandé. Et surtout, il n’est pas du tout perturbé quant au passage d’une langue à l’autre.

On a suivi une seule règle, la seule vraiment nécessaire pour que les choses se passent bien. Il doit avoir un référent, et chaque personne doit lui parler exclusivement dans la langue choisi. Je ne lui parle jamais en anglais (sauf quelques chansons) et M.O’Maley ne lui parle jamais en français. Il a donc un point de repère dans chaque langue, quelqu’un vers qui se tourner s’il a besoin dans la langue qui lui pose difficulté au moment précis.

On essaie également de l’accompagner au mieux dans ses apprentissages en lui apportant des choses en anglais. Majoritairement des livres et livres musicaux (je ne compte même plus le nombre de fois où j’ai chanté « the weels of the bus »), mais on écoute aussi beaucoup de musique anglaise. Il ne regarde jamais la télé et par facilité pour moi (oui, je sais, ce n’est pas bien) les quelques fois où il a regardé un épisode de la maison de Mickey, c’était en français. On verra ensuite comment les choses se passeront à l’entrée à l’école et surtout avec le développement de la communication dans les deux langues. On essaiera aussi peut être de lui faire faire une activité en anglais (bébés lecteurs, éveil musical, bébé gym), avec une personne différente de son père.

On essaie surtout de ne pas faire de ça une contrainte, ni de l’obliger à parler dans la langue de chaque parents, les choses se feront à leur rythme, à celui que lui aura décidé et ça nous convient très bien.

 

Et vos bébés, ils sont en contact avec d’autres langues ? Lesquelles ?

La mère que je suis

Il y a la mère qu’on veut être. Celle qu’on ne veut pas être. Celle à qui on veut ressembler ou au contraire. Il y a la notre, celle qui nous a vu et fait grandir. On veut faire la même chose ou différemment. Et il y a ce que l’on fait. Ces grands principes que l’on veut appliquer. Ceux qu’on appliquera et ceux pour lesquels on s’adaptera ou qu’on abandonnera. Parce qu’être mère, ce n’est pas du tout objectif, on fait avec notre cœur, avec nos moyens et surtout avec notre enfant. S’il y a des piliers communs dans l’éducation d’une fratrie, je crois qu’on n’est pas la même mère avec chacun de nos enfants (enfin je dis ça, mais j’en sais rien, je ne suis la mère que de Chaton pour l’instant).

La mère que je voulais être était aux antipodes de la mienne. Petite, j’ai « détesté » la mère qu’elle était. Prise par le travail, par la rénovation de notre maison, par tout le quotidien à gérer. J’ai passé bien plus de temps avec mes grands-parents qu’avec mes parents et à l’époque j’en ai souffert je crois. Avec mon regard d’adulte, je sais que c’est aussi ça qui a modelé mon caractère, je suis indépendante et fonceuse et d’autres circonstances de vie ne m’auraient peut être pas permis de développer ça. Avec mon regard de parent, je vois la difficulté et la souffrance que ça a été pour elle. Je crois que c’est ça qui m’a le plus influencé dans celle que je veux être.

Les attentats du Bataclan ont aussi eu un impact sur ce que je veux donner à mes enfants. Enceinte de quelques mois, j’ai été submergée par l’idée qu’il fallait que je donne les bonnes valeurs à mes enfants. Que je leur dise que le monde n’est pas beau, mais qu’on peut le rendre meilleur en ayant une attitude adéquate, l’écoute, l’empathie, l’absence de jugement.

L’arrivée de Chaton dans notre vie a été un bouleversement pour la femme que j’était. Férocement indépendante et libre, j’ai découvert avec les premières semaines de vie de Chaton que je devais être présente pour lui, chaque jour, chaque heure, presque chaque minute. Cette période à être exclusivement mère et plus du tout femme m’a beaucoup attristée, peinée et angoissée. Avoir entre mes mains la responsabilité de quelqu’un qui a besoin de moi, qui ne peut se débrouiller seul m’a fait peur. Parce que je devais être là pour combler tous ses besoins affectifs, alimentaires et son éducation pour les années et les décennies à venir. J’ai eu l’impression d’être balancée depuis le haut d’une falaise avec pour seules indications « allez, vole ! ». C’était vertigineux, trop d’un coup sans doute pour mon nouvel esprit de maman. Mais cela m’a appris le lâcher prise. Je ne peux pas faire toute son éducation en un jour, OK, alors je vais le regarder et l’accompagner au mieux. Et je crois que c’est là la plus grande magie qu’a eu la maternité sur moi. Obsessionnelle du contrôle de ce que je fais et de ce qui m’entoure, j’ai finalement lâché prise avec lui, et peu à peu sur tout le reste.

Les parents qui nous entourent ou les gens que l’on croise dans la rue doivent se dire qu’on est hyper souples, presque laxiste avec Chaton. Mais ce n’est qu’une apparence. Il est libre, c’est tout. Libre de découvrir, d’explorer, et je crois que ça lui convient bien. Et on s’adapte. On se pose surtout une question : « Est ce que ça le met en danger ? Est-ce que ça blesse quelqu’un ? » Non ? alors on peut le laisser faire. A essayer des choses nouvelles, accompagné par notre présence à ses côtés, il prend confiance en lui, en ses capacités. Oui, il monte seul sur le marche pied, oui il descend seul les escaliers à 2 ans, oui c’est lui qui touille les pâtes dans la casserole d’eau bouillante, oui il ferme toutes les portes qu’il croise depuis qu’il sait se déplacer. Il connait ses limites, sait nous demander quand il a besoin de nous, sans qu’on ne lui impose notre présence étouffante à chaque instant ni qu’on ne lui donne plus d’interdictions à la minute qu’il n’est possible d’en comprendre. Bien sur, des fois, on le rappelle à l’ordre et on lui pose des limites (les croquettes du chat qu’il essaie de manger, les doigts qu’il essaie de mettre dans les prises électriques, l’utilisation du tournevis de papa). La motricité libre, la diversification menée par l’enfant (qu’on a fait partiellement, l’assistante maternelle étant assez effrayée par ça) ont été de vrais atouts pour Chaton.

Suis-je cette maman que je voulais être ? Sans doute pas. Suis-je celle que je veux être ? Oui, sans aucun doute. Un peu mère louve, assez peu mère poule, pas vraiment mère fusionnelle. Je crois que je suis comme ce T shirt que j’ai acheté l’autre jour: une mère veilleuse. Présente pour rassurer comme une veilleuse rassure un enfant la nuit. Celle qui « y faire grande attention, s’en occuper activement« .

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Oui, je crois que c’est ça, je suis une mère veilleuse.

Les couches lavables au quotidien

Suite à mon article sur le passage aux couches lavables, j’ai eu pas mal de question sur leur utilisation au quotidien. Je  vous donne quelques réponses aujourd’hui. (un article en photos sur l’utilisation des couches lavables arrivera d’ici 15 jours).

  • Combien de couches j’utilise par jour ? Chaton a 2 ans et on utilise environ 5 couches lavables en journée (contre 4 jetables) et une jetable la nuit (parce que je n’ai pas envie de me réveiller la nuit pour un change ou une couche qui déborde, mais je suis curieuse, alors j’ai acheté une couche intégrale, spécialement prévue pour la nuit (achetée uniquement parce qu’il y a des avions  dessus) et je vais l’essayer).
  • Combien de couches avoir pour un bon roulement ? 15/20 couches lavables me semble un bon nombre. Je lave en général tous les 2 jours, des fois 3, jamais au delà parce que je n’ai pas un seau à couches assez grand et que ça pue le pipi quand même. A cette saison, il me faut 24 heures pour sécher en intérieur. Dès qu’il fera beau, je mettrai ça dehors et ça ira plus vite je pense. J’utilise un programme court à 40° o je le mets avec le linge que je lave à cette température ce jour là. Ça ne me prend pas vraiment de temps en plus. Il faut juste faire attention à la lessive qu’on utilise.
  • Et pour le caca, on fait comment ? Chaton fait caca surtout le matin avant le premier change, donc dans la couche jetable, ce qui est un vrai avantage. Mais je mets toujours un voile de protection dans la couche lavable. S’il y a du caca, je le jette (dans la poubelle ou les toilettes puisqu’ils sont biodégradables), sinon je le lave. Les voiles que j’utilise sont jetables mais on peut les laver 5 ou 6 fois quand même.
  • Est-ce qu’il y a plus d’infections qu’avec une couche jetable ? Aucune infection jusqu’à présent. Pas d’érythèmes non plus, mais il n’en faisait déjà pas en jetables (on n’utilise que des écologiques depuis la naissance par contre), sauf rares fois à cause des dents ou d’une nourriture vraiment acide à base de tomates et poivrons pendant plusieurs jours.
  • Est ce que ça gène bébé pour marcher ? Nous avons commencé à utiliser des couches lavables alors que Chaton marchait déjà depuis plusieurs mois. Je ne pourrai donc pas dire si ça retarde l’acquisition de la marche. Par contre, ça ne le gène pas lorsqu’il marche. Si certains modèles de couches lavables donnent des fesses plus grosses qu’une couche jetable, entre les cuises je ne trouve pas de réelle différence. On n’a pas l’impression qu’il marche comme un cowboy. Et comme on les change plus fréquemment on n’a pas non plus la « couche qui pend » qu’on peut avoir avec une couche jetable qui n’est pas changée assez souvent.
  • Et pour les sorties, comment on fait ? Et bien on transporte des couches lavables (merci captain obvious). Je sort rarement avec chaton sans sac à dos (oui parce que je suis une rebelle du sac à langer classique que je n’ai jamais acheté ni utilisé, je trouve un sac à dos bien plus pratique) et j’y glisse donc une ou plusieurs couches lavables ainsi qu’un sac à couches. C’est un sac imperméable, qui permet de stocker les couches sales en attendant de rentrer à la maison. Pas besoin de trouver de poubelle (sauf en cas de caca, et même là, on peut le jeter dans les toilettes) et pas besoin de petit sac plastique pour stocker la couche sale en attendant de trouver une poubelle (parce que oui, dans les bois ou lorsqu’on fait de la randonnée, il n’y a pas toujours de poubelle à proximité). Et si je sais que je sors moins longtemps que la durée normale de la couche lavable, je m’assure de mettre une couche dont je sais qu’elle peut absorber beaucoup (comme les bambino mio pour chaton) et je la change avant et après notre sortie.

Et n’oublions pas qu’une couche jetable met 500 ans à se décomposer …

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Le portage, mon évidence

Deux ans que je suis maman, que je suis maman porteuse et je n’ai encore jamais écris sur le sujet ici. Parce que c’est devenu tellement évident que je n’ai pas besoin d’en parler. Mais si, je vais le faire, parce que ça me fait plaisir et que peut être en lisant cet article, ça décidera un indécis à franchir le pas.

Avant même d’avoir un enfant, je savais que je voulais le porter. Parce que c’est pratique, parce qu’on est libre de ses mouvements. C’était surtout utilitaire. Pas besoin de poussette, une écharpe ou un bout de tissu suffisent. Et finalement … L’amour fou.

Notre écharpe de portage a été la première chose que j’ai mis sur la liste de naissance de chaton, la première qui nous a été offerte et la première que j’ai mis dans ma valise pour la maternité. Notre premier portage a eu lieu moins de 24heures après la naissance de chaton. Je voulais sortir un peu de ma chambre, me promener dans le couloir et mon corps était encore bien trop patraque pour que je le porte à bras, alors que j’aurais sans doute à me retenir à un mur à un moment (ce qu’il s’est effectivement passé, merci l’épisiotomie, la tension au fond des chaussettes et le bassin tellement en vrac que je ne sentais presque pas ma jambe gauche).

Ca a été laborieux. Compliqué même. Décourageant. Parce que trouver le bon serrage n’est pas simple au début. Parce qu’on doute de plein de choses au début. Parce qu’on n’est pas vraiment sur. Alors en plus de l’écharpe, j’ai acheté un sling (poke happysunnybabies, tu sais pourquoi). J’ai détesté. Pas assez enveloppant, pas assez souple, pas assez contenant de mon bonhomme très tonique. Alors j’ai repris mon écharpe et tous les jours, voire même plusieurs fois par jour, je la nouai. Et on a trouvé le bon serrage. C’était le début de l’aventure. Et quelle aventure…

J’ai maintenant 7 moyens de portage. Oui, 7.

  • ma boba wrap de l’amour, coloris sangria : à retrouver ici
  • une écharpe/pagne africaine avec laquelle je ne porterai jamais tellement j’ai pas confiance, mais qui nous a été envoyée par la nourrice de Mister O’Maley alors elle a une grade valeur sentimentale pour nous
  • 2 mid-taï de ma marque préférée de porte bébé Ling ling d’amour. Un rouge et un jaune : ici
  • un porte bébé « sac à dos » P4 toujours de Ling Ling d’amour bleu klein : par là
  • une écharpe tricotée de chez je porte mon bébé, modèle originale : le lien de leur site
  • une écharpe tissée de la marque Néobulle que j’essaie encore d’apprivoiser et qu’on trouve sur le site de maman natur’elle

On a hésité mais on a quand même acheté une poussette, en se disant que si nous on voulait porter, ce ne serait peut être pas le cas de tout le monde. On l’a pas mal utilisée au début, quand chaton s’endormait dans son cosy dans la voiture et qu’on n’avait qu’à le clipser sur la poussette pour faire ce qu’on avait besoin. Et finalement, on ne s’en sert plus beaucoup, voir même plus du tout. On avait choisi celle là et en n’a pas regrette un seul instant notre achat. Je vous en parlerai un jour si vous voulez.

Passées les considérations techniques et pratiques, le portage c’est en fait beaucoup d’amour, de proximité, de découvertes et de curiosité à hauteur d’adulte.

C’est du réconfort pour le bébé et l’enfant, mais aussi pour le porteur. Parce que certains jours c’est difficile d’être parent, d’être bienveillant. Parce que des fois on est au bout du rouleau émotionnel et physique. Le portage me sauve la vie très souvent. Ce besoin de contention et de proximité, cette nécessité de ré-harmoniser nos cœurs pour se comprendre et aller mieux.

C’est ça le portage pour moi, pour nous.

On passe au vert

C’est très à la mode en ce moment sur les réseaux sociaux. Mais ça fait bien longtemps que « le vert » est entré dans ma vie.

On a commencé par une chose, puis une autre s’est rajoutée. Et sans trop faire attention ni que ça change toute notre vie, on évolue vers plus de vert et plus de durable.

Jeune adulte, j’ai eu une assez longue période où j’achetais en masse mais pas de qualité. Ce n’était pas très cher, alors je pouvais acheter, et si ça ne durait pas, ce n’était pas bien grave, parce que je n’avais pas acheté très cher. Je me suis lassée peu à peu et j’achète désormais moins, mais j’essaie mieux. Il me reste encore un domaine pour lequel j’ai du mal à investir de l’argent pour avoir des pièces de qualité, ce sont les vêtements. Les miens parce que j’aime ce qui est proposé par les magasins de prêt-à-porter et ceux de chaton, parce qu’il grandit vite et s’amuse comme tout les enfants, j’ai donc moins de regrets à jeter (recycler hein) quelque chose de pas très cher que quelque chose que j’ai payé une fortune et qui n’a pas tenu. Pour de vrai, je rêve d’investir dans une machine à coudre et de me lancer dans la création de nos vêtements. Je n’ai pas encore le temps pour ça mais j’aimerai beaucoup et ce ne sont pas les idées qui me manquent. Juste le temps. Et le savoir-faire.

Ça a commencé par la lessive. J’ai toujours eu du mal avec les odeurs de lessive. Ça sent trop fort, trop longtemps, trop chimique. Depuis presque 5 ans, je la fais moi-même . Ça me prend 5 minutes à faire, je ne tombe presque jamais en rade de lessive et ça ne coute vraiment pas cher : 1 vrai savon de Marseille et de l’huile essentielle de lavande fine. C’est tout.

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A la naissance de chaton, on a eu envie de le laisser en motricité libre chez nous. Et pour cela, il n’était pas envisageable pour moi de nettoyer mon sol avec des produits cracra qu’il risquait de lécher (oui parce qu’il a bien fallu gouter le sol à un moment). J’ai trouvé dans la marque YOU des produits qui me convenaient, et surtout dont les recharges sont minuscules parce qu’on ne vend que le produit concentré et non l’eau qui va avec, je rajoute celle du robinet qui coute bien moins cher. On utilise le produit pour le sol et un vaporisateur pour le reste du nettoyage. Je n’ai pas été convaincue de l’efficacité du liquide vaisselle, il ne sent pas très bon et ne lave pas très bien non plus je trouve. J’utilise un produit vaisselle écologique pour l’instant mais je vais bientôt essayer le liquide vaisselle au savon de Marseille de la marque Marius FABRE très prochainement.

J’ai récemment commencé à faire mes pastilles pour le lave vaisselle. Des produits simples à trouver, une réalisation qui ne prend pas de temps, c’est parfait pour moi.

On a aussi investi dans des contenants en verre. J’ai profité d’une offre de Gifi je crois qui reprenait les vieilles boites plastiques pour l’achat de boites en verre. Et j’ai complété plus récemment avec les boites en pyrex de l’opération d’Intermarché (avec les vignettes). Je conserve des boites en plastique pour stoker des choses au congélateur mais aussi parce que Monsieur O’Maley est extrêmement maladroit et qu’il casse facilement les choses en verre que je laisse à sa portée de main. Alors quand il prend sa gamelle au travail, c’est dans du plastique.

Et aussi, on recycle, on réutilise, on achète en vrac, on limite les produits sur emballés, on passe progressivement aux couches lavables. Toutes ces petites choses qui ne sont pas beaucoup pour nous, mais son une goute tout de même dans l’océan de ce qu’on devrait faire pour notre planète et notre santé. Je ne compte pas m’arrêter là et je me/nous fixe de petits objectifs à atteindre dès que les précédents sont devenus une habitude.

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Ma prochaine étape : Fabriquer des bee wrap mais avec de la cire de soja plutôt que de la cire d’abeille (et recycler les restes de cire de soja que j’ai utilisé à Noel pour faire des bougies) pour remplacer le film alimentaire et le papier aluminium (un petit tutoriel juste là (la photo vient du même site)) et fabriquer des essuie-tout lavables.

Notre prochain objectif à long terme (et pas des moindres) : que M. O’Maley passe aux mouchoirs en tissus plutôt que d’utiliser les mouchoirs en papier comme il le fait pour l’instant alors qu’il en fait une très (très très) grosse consommation.