13 Novembre

Je crois pouvoir dire que j’ai vécu avec pas mal de détachement la chute des tours jumelles en 2001 et même les attentats de mars 2012. Parce que les Etats Unis ne sont pas la France, parce que je ne suis ni militaire ni juive. J’essayais de me rassurer comme je pouvais pour ne pas paniquer face à de tels actes. Pour ne pas prendre de plein fouet l’absence totale d’humanisme de ceux qui ont commis ces actes.

13 novembre 2015. J’ai passé une très agréable soirée avec des amis. Nous avons rigolé et dansé. En rentrant chez moi j’ai ouvert mes réseaux sociaux et découvert l’horreur. Le choc a été terrible pour moi et m’a fait entrer de plein pied dans ma maternité.

J’étais enceinte de quelques mois. Mon ventre était bien présent et je ressentais ce bébé niché dans mon ventre. Attendre un enfant, ce ne sont pas que des ressentis physiques (les nausées, le ventre qui se développe, les kilos pris), c’est aussi et surtout comprendre que dans quelques mois, nous aurons la responsabilité d’un autre. Et quelle responsabilité. Celle de le faire grandir, de l’accompagner toute sa vie, tous les jours, toutes les heures dans ce qu’il est et ce qu’il sera.

Et je me suis sentie ce jour là et encore plus dans les jours qui ont suivi mon accouchement investie d’une mission qui dépasse toutes les autres, faire de mon garçon un homme bien, soucieux des autres et de ce qui l’entoure pour que jamais ce qu’il s’est passé ce jour là ne se reproduise. C’était et c’est encore je crois, la plus importante et la plus effrayante de toute ma vie. Est ce que je serais à la hauteur pour ça? Est-ce que j’ai en moi toutes les ressources nécessaires pour l’amener à être ouvert aux autres, attentif, empathique, généreux, sans jugement hâtif alors que je ne le suis pas moi même tout le temps ? Est-ce que je peux lui montrer cet exemple en appliquant à son attention ces idéaux et les respecter aussi dans mes relations avec les autres ? Je sais que ce que je vais lui montrer et lui apporter pendant les premières années de sa vie va forger toute la suite.

Si la tache m’a parue ardue au début, elle l’est en réalité bien moins. Parce que tout ne se fait et ne s’apprends pas en un jour. C’est petit à petit que l’on sème des graines et qu’on les arrose pour les faire germer puis pousser. On a appris (avec mon mari, mais on a aussi entraîné la famille avec nous) à l’observer, à communiquer avec lui, à être attentifs à ses besoins et à ses réactions alors qu’il ne pouvait pas encore parler ou mal communiquer. On lui a parlé aussi, beaucoup, tout le temps, de ce qu’il se passe dans son environnement, des actions que nous allions faire dans la journée, de nos émotions et ressentis aussi. On s’est mis à sa hauteur pour comprendre ce que lui voyait et changer notre regard sur le monde, pour retrouver ce regard d’enfant.

Nous essayons aussi de travailler sur nous même pour appliquer le plus de bienveillance et de lâcher prise. Autant que possible, j’essaie à chaque action de mon fils (mais aussi de mon mari) de me poser quelques questions : Est ce que c’est dangereux pour lui ou pour les autres ? Est ce que c’est vraiment grave ? Est ce que je vais y gagner à râler ou m’énerver plutôt que de laisser faire et d’expliquer ?

Une seule chose me fait encore sortir de mes gonds , c’est la violence. Cette violence orientée contre moi parce que la frustration est importante ou que c’est intéressant de tester la résistance du ventre ou des seins de maman quand il est allongé sur la table à langer. J’ai encore beaucoup de mal à me contenir dans ce genre de situation. Surtout lorsqu’elle est répétée pour chercher des limites. C’est un cheminement normal de l’enfant que de chercher ce qu’il peut faire et ne peut pas faire. Elle arrive toujours lorsque je suis vulnérable, que je suis fatiguée ou que mon esprit est focalisé sur quelque chose.

On travaille, on apprend, on grandit aussi. Accompagner et construire les hommes de demain, c’est aussi grandir nous-mêmes. La montagne qui se présentait devant moi lors de ma grossesse et juste après mon accouchement est désormais bien moins impressionnante. Elle n’a pas diminué mais j’ai commencé à la gravir moi aussi. Et c’est une très belle chose.

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La vie que je veux

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Dimanche. 17 heures. Je suis lovée dans le canapé de mes beaux parents, ce livre dans les mains. J’ai découvert cette autrice il y a peu de temps. Son premier livre (les gens heureux lisent et boivent du café) m’avait happée, emportée avec lui. Cette nouvelle lecture suit le même chemin. J’ai chez moi un très haute pile à lire. Des livres que j’ai acheté et qui attendent patiemment leur tour. Chacun vient entre mes mains au moment où jai besoin de le lire. Je laisse mon intuition me guider vers le prochain.

Celui là aura sans aucun doute une importance capitale pour la suite de ma vie.

Au moment où je suis perdue professionnellement entre le chemin tracé par mes études et celui qui s’ouvre à moi après la découverte de la maternité et de la femme que je suis.

L’histoire de cette femme dont le travail est la seule vie. Qui s’est détachée de sa famille et de ses amis pour se consacrer à son travail. Cette vie presque robotique et sans passion ni émotion.  Celle que je pourrais avoir avec le métier auquel je me destinais.  Passionnant intellectuellement mais tellement prenant. Avant d’avoir des enfants; c’est cette vie là que je voulais.

Mais tout a changé. Ou plutôt tout s’est révélé. J’ai eu devant moi cette vérité que je me cachais depuis si longtemps. Je veux une vie remplie du rire des enfants appréciés pleinement sans être en permanence avec mon téléphone à la mainuit.  Je veux une théière bouillante et des sablés juste sortis du four. Je veux des plats familiaux et l’odeur de soupe chez moil.  Je veux être avec mes enfants et profiter d’eux. Je veux d’une vie avec ce dont on a besoin et pas ce qui nous fait envie pour remplir les placards. Je veux de l’authenticité, du naturel, du terroir.

Ce n’est pas une nouveauté, notre déménagement plus à la campagne était le point de départ de tout ça. A nous de concrétiser cette ligne directrice de notre vie.

Cette lecture est arrivée à point nommé. Je sais ce que je veux pour la suite. Et ça me rend heureuse. Vraiment heureuse.

Notre poussette, oui mais non

Il y a 2 ans, j’ai commencé à écrire cet article sur notre poussette. Il est resté dans les brouillons quelques jours en attendant de prendre des photos, puis que je trouve un peu d’inspiration pour le terminer et que ce ne soit pas juste une revue basique et assez inutile. Je ne vais pas saborder mon travail, j’ai passé un peu de temps à écrire, autant que ce soit pour être lu.


Parmi les incontournables de la puériculture, on trouve la poussette. Je crois que de tous nos achats, c’est celui qui m’a donne le plus de fil à retordre pour trouver ce qui nous convenait.

Oui parce qu’on n’était même pas sur d’en vouloir une. Quoi? Comment ? Pas de poussette ? Et oui, on était tellement sur de vouloir porter et d’aimer ça (je repousse l’écriture de ces articles, mais je le ferai, bientôt, promis), qu’on n’était pas sur de se servir d’une poussette. Mais bon, des fois c’est pratique, et si nos proches veulent faire une promenade, ils ne sont pas très à l’aise avec l’idée du portage (d’y arriver hein) qu’on a décidé de se lancer.

On avait des critères de choix très précis :

  • la compatibilité avec un siège auto  bien noté
  • pas de duo/trio inutile pour nous
  • une poussette maniable
  • avec un guidon et pas de poignée
  • et qui soit suffisament grand pour nous (on mesure 1m75 et 1m80)
  • plutôt citadine
  • qui soit confortable
  • et qui ne coûte pas un bras. (OUI, rien que ça)

Je n’ai rien trouvé de très convainquant dans les marques « classiques » de poussette. Et c’est finalement dans un article d’Aurore, rédactrice du blog LaMiteOrange, que j’ai trouvé mon bonheur (juste ici). Tu la vois toi aussi la poussette trop belle, bleu pétrole comme ça. OK j’ai craqué sur la couleur (qui n’est finalement pas celle que nous avons choisie), mais sur tout le reste aussi.

C’est une poussette Nuna. Le nom te dit quelque chose ? C’est normal, la marque est connu pour son lit parapluie (qu’ont mes beaux-parents, il est top), pour son transat/balancelle et pour sa chaise haute. La poussette par contre est totalement absente des rayonnages des magasins français (magasins physiques j’entends, on la trouve facilement sur des sites internet) et c’est bien dommage (oui, parce que j’ai commandé ma poussette sans avoir pu l’essayer ou la voir). PPRSLK_SANS_1_X


J’ai passé des nuits entière d’insomnie à chercher la bonne poussette. Celle qui nous conviendrait. Et finalement … On l’a assez peu utilisée. Beaucoup au début parce que je me remettais doucement d’une épisiotomie et que je préférais avoir l’assurance que mon bébé était en sécurité plutôt que sur mon corps et mes jambes encore assez incertaines. Nous habitions également à distance des commerces et chercher une baguette à la boulangerie ou faire des courses plus conséquentes nous demandait toujours de prendre la voiture dans laquelle Chaton s’endormait systématiquement dans son cosy. Alors plutôt que de prendre le risque de le réveiller, j’accrochais le siège sur la poussette.

Et pourtant … La pousette ne nous accompagne jamais en vacances ou en week end, je préfère prendre 3 ou 4 porte bébé, c’est moins lourd, moins encombrant et dans les endroits que je ne connais pas, je ne prends pas le risque de me retrouvée coincée avec la poussette. Je crois que finalement, je trouve assez peu d’avantage à une poussette. Si ce n’est que je trouve la notre très belle.

Oui mais voilà, depuis quelques mois je m’intéresse au portage. Pas celui du quotidien, celui que j’utilise tout le temps pour son coté pratique mais celui qui est un besoin, celui qui permet à l’enfant de retrouver les sensations qu’il avait dans le ventre de sa mère. Savoir que le bébé humain né prématurément par rapport aux autres primates parce que le passage pour sortir serait trop étroit me donne envie d’encore plus de fusion. D’avoir mes futurs enfants encore plus contre moi (ou contre leur père hein, je porte les enfants 9 mois, lui aussi a le droit de les avoir contre lui), parce que c’est là leur place. Pas dans une poussette. Pas forcément non plus dans un transat ou un parc.

Je sais que d’ici un mois j’aurai encore d’autres informations sur le sujet. D’autres visions que la mienne. Et je crois que je deviendrai de plus en plus maman koala. Je trouve qu’on parle beaucoup du côté technique, quel moyen de portage, à partir de quel âge, quels nœud, sur le ventre/la hanche/le dos. Et si on parlait des raisons même du portage. Pourquoi est-ce qu’on le fait ? Pourquoi est-ce que c’est important, pour l’enfant comme pour la mère ?

Avec les connaissance j’ai maintenant, je crois que non, nous n’aurions pas acheté de poussette pour Chaton. Je vais garder la mienne « au cas où », un peu par crainte de Murphy (oui, il m’en faut peu des fois).

 

Et vous, vous êtes plutôt portage ou plutôt poussette ? 

Ce que je n’ai pas fait pour que mon allaitement fonctionne

Je n’ai allaité Chaton que 3 semaines. C’est extrêmement court et pourtant ça m’a paru extrêmement long et pénible, à tel point que j’ai arrêté avant la durée que je m’était fixée, 1 mois. Je vous l’explique dans cet article écrit à chaud, quelques jours après l’arrêt de mon allaitement.

2 ans et demi , des heures de lecture et des comptes instagram de mamans allaitantes suivis plus tard, je me dis que les choses auraient pu être différentes. Il n’aurai peut être pas fallu grand chose pour cela.

J’avais tout d’abord la fausse idée que l’allaitement était inné. Qu’il n’y avait rien à apprendre dessus avant d’avoir un enfant et que je verrai bien quand il serait là ce qu’il fallait faire et ce qu’il fallait lire. Ça a été la pire idée de ma grossesse je crois. Parce que oui c’est naturel, mais il y a tellement à savoir, ce qui doit inquiéter, ce qui doit rassurer, ce qui n’est pas un problème et ce qui en est un. Et surtout, faire ces recherches avant l’arrivée du bébé et des hormones en folie ça permet de réagir correctement une fois qu’il est là. Mais j’ai préféré passer mes nuits à lire le site de la Leche League une fois mon accouchement passé. Et surtout, surtout, j’aurais voulu savoir avant que les sage femmes et le personnel de l’hôpital n’était pas formé à l’allaitement. Je veux dire pas du tout. Après une nuit de lecture sur le sujet, j’en savais plus qu’eux. C’est vraiment dommage, parce que la maternité est le premier lieu où l’on a besoin d’informations sur le sujet et d’un accompagnement dans nos premiers jours de maman (par exemple, Chaton, une fois le méconium évacué, faisait des scelles vertes. Ca n’a choqué personne. C’est moi qui ait découvert le lendemain qu’il ne tétait pas suffisamment et n’allait pas chercher le gras, qui donne aux scelles leur couleur jaune/doré).

Ce qui aurait vraiment pu me sauver je crois, c’est le portage. Mon « reproche » principal à mon allaitement a été mon impossibilité à faire autre chose pendant qu’il était au sein, et il y était tout le temps. Et je me suis sentie, du jour au lendemain, ne plus être femme pour exclusivement être mère. Ça a été très compliqué pour moi, la femme indépendante. Ne plus avoir le temps de manger, mettre la journée entière pour mettre du linge dans la machine à laver puis l’étendre. Il m’a enlevé tout ce que j’étais avant, pour ne plus être qu’une fabrique à lait incapable de bouger de mon lit. Le portage n’aurai pas fait cicatriser plus vite les points de mon épisiotomie mais j’aurai pu allaiter à la demande Chaton sans devoir arrêter mon activité et regarder l’aiguille de l’horloge tourner en me demandant quand est ce qu’il aurait terminé pour que je reprenne ce que j’étais en train de faire.

La consultation d’une conseillère en lactation aurait aussi été une bonne chose. Je ne l’ai pas fait assez tôt. J’ai voulu attendre un peu et voir si les choses s’amélioraient avant de consulter. J’ai pris ce rendez-vous. Mais le mois de mai et ses ponts toutes les semaines ne m’ont pas permis d’avoir un rendez-vous rapidement, au moment où j’en avais besoin. J’ai pris la décision d’arrêter cet allaitement 3 jours avant mon rendez-vous. De façon assez brutale. C’était nécessaire pour moi, j’étais au fond du gouffre et je savais que je serai libérée d’un poids énorme en stoppant mon allaitement. On a fait la transition vers le lait artificiel en 2 jours. 2 jours pendant lesquels j’ai tiré mon lait sans conviction (alors que j’avais vraiment un bon rendement), en alternance avec le lait artificiel.

Le tire allaitement justement. Ça a été un sujet sensible pour moi pendant la grossesse et lors de l’arrivée de Chaton. Parce que déjà donner le sein me réjouissait moyennement, mais tirer mon lait et devenir une vache laitière, non merci (alors que quand j’y réfléchi maintenant, je trouve ça encore plus débile de l’infliger à une vache pour nourrir mon enfant, mais bref, passons. Oui parce que le lait infantile, ça ne pousse pas directement en poudre dans les boites du supermarché). Je crois que si quelqu’un m’avait dit une simple phrase « au pire, tu essaies et tu vois », ça aurait pu déclencher quelque chose chez moi. Limiter le temps de nourrissage/pompage pour que ce soit acceptable pour moi tout en continuant à donner mon lait à mon enfant. Ça aurait pu aider Chaton à manger plus facilement grâce au biberon. Et lui donner suffisamment de force pour ensuite revenir au sein et téter efficacement. On aurait pu passer ce cap difficile des premières semaines, des premiers mois et reprendre un allaitement au sein ensuite. Ou rester sur une tire-allaitement qui fonctionne. Et ça n’a pas été le cas.

Pourtant, quelques mois après la naissance de Chaton, la fatigue effacée (merci d’avoir fait tes nuits aussi rapidement) et alors que je commençais à suivre des mamans allaitantes qui en parlaient, je me suis dit qu’à ce moment là allaiter aurait été une bonne chose. Mais j’avais arrêté alors fin de l’histoire. Sauf que non. Le corps est vraiment bien fait. Et on peut reprendre un allaitement alors qu’on l’a stoppé quelques semaines ou mois plus tôt.  Ça s’appelle la relactation. On ne parle peu, trop peu je crois. J’ai découvert cela totalement par hasard, dans un commentaire sous une publication instagram de quelqu’un que je suis. Mais Chaton avait déjà 18 mois, ne prenait plus qu’un seul biberon par jour. Et j’ai commencé à travailler plusieurs jours par semaine loin de chez moi. Ne pas être au même endroit tous les jours et pouvoir mettre en place une vraie routine de tire allaitement représentait pour moi une véritable contrainte, que je n’ai pas voulu m’imposer.

Mon fils est en parfaite santé, il boit toujours son biberon de lait le matin, et ça nous convient. Mais ma vision de l’allaitement et de ce que je veux faire pour mes prochains enfants est bien loin de ce que je voulais lors de ma grossesse. J’ai grandit en tant que maman, mais aussi en tant que femme. Mon corps est fait pour ça et je sens que je suis maintenant plus à même de retrouver l’animal que je suis, dans toutes ses composantes, malgré ce que la science et l’industrie ont voulu faire de moi. Mon corps est programmé pour accueillir des enfants, les faire naître, les nourrir, les porter. Ce sera mon programme pour mes prochains enfants.

 

J’ai tellement détesté allaiter que je n’ai pas une seule photo de ces moments là. Et pourtant, vu le temps qu’il a passé collé à mon sein, j’aurai eu le temps d’en faire

Alors, le deuxième ?

. 14 mai 2018  :

Depuis Noël, c’est sans aucun doute la question qui m’est le plus posée « alors, le deuxième, c’est pour quand ? ».

Et bien peut-être pour bientôt. Demain, je fais enlever mon stérilet. Cela fait plusieurs mois qu’on sait qu’on veut ce deuxième enfant. Oui mais voilà, j’ai une lubie, je veut des enfants de début d’année, disons du premier semestre. Alors on a attendu que soit arrivé le mois de mai pour lancer ce nouveau projet. Je ne sais pas encore si je suis excitée, nerveuse ou impatiente.Je ne me rends pas encore bien compte je crois.

. 15 mai 2018 : 

Ca y est. J’ai rendez-vous avec une sage-femme. On a à peu près le même age. Elle est très sympa. Elle peut me suivre jusqu’au 7ème mois de  grossesse. Elle  est d’accord avec moi sur l’hyper médicalisation non nécessaire des grossesses. Je suis contente de l’avoir rencontrée. Et on a enlevé mon stérilet. Quelques secondes et c’était fait en douceur. Voilà. Le début de peut-être quelque chose. Le début de rien en fait. Si, le début de l’attente avant que tu ne fasses ton nid à l’intérieur de  moi.

. 10 octobre 2018 : 

Toujours rien. Enfin si, de la mélancolie aujourd’hui et depuis plusieurs semaines déjà. Je ne suis pas enceinte. Pas encore. Et j’y pense tous les jours. Plusieurs fois par jour. Pour Chaton, j’ai eu la chance d’être enceinte très rapidement et naïvement j’imaginais que ce serait la même chose cette fois-ci. Encore une fois, je n’ai aucun contrôle sur mon corps mais je n’arrive pas au lâcher prise suffisant pour l’accepter. Ce n’est pas grave de mettre plus de temps à être enceinte pour le 2ème que pour le premier, ça arrivera quand ce sera le bon moment et si ce n’est pas le cas, on a des solutions à notre disposition.

Dans mon entourage, réel comme virtuel, il y a pas mal de naissances, d’annonces de grossesse, d’accouchements imminents. Je suis ravie pour toutes ces personnes, c’est tellement magique de fabriquer une vie. Mais j’ai toujours cette question qui revient et qui tourne en boucle dans ma tête : Pourquoi pas moi ? Quand est-ce que moi aussi j’aurais la chance de revivre tout ça ?

Mon esprit est à l’affut de chaque petite chose que fait mon corps et qui pourrait être un signe : des règles moins importantes que d’habitude, une gène en bas du ventre, des nausées, une fatigue importante, une envie subite de beignet aux pommes, … Je multiplie les tests de grossesse, et ne pas voir la seconde ligne apparaître est toujours un crève cœur.

Le pire a été atteint la semaine dernière. Je ne suis maintenant plus la seule à « voir » ces choses, une de mes très bonnes amies pensais que j’étais enceinte. Elle a été la première à découvrir ma première grossesse sans que je ne lui dise. Cette fois, j’ai été obligée de lui dire « non mais je ne suis pas enceinte en fait » et je crois que c’est l’un des phrases les plus délicates à dire.

Je ne suis pas à plaindre, les autres aspects de ma vie sont très bien et je suis heureuse mais je me languis déjà de ce ventre rond que je voudrais retrouver.

Je ne chercher aucune solution, aucun conseil, j’espère juste que poser tout ça ici me fera moins y penser dans les jours et semaines qui arrivent. 

Une nouvelle assistante maternelle à 2 ans

Vous le savez peut-être si vous me suivez sur les réseaux sociaux, nous avons déménagé au mois de juillet. Pas très loin de là où nous étions, mais suffisamment pour qu’un changement d’assistante maternelle soit nécessaire. Ayant pris la décision de ce changement assez tard, l’option crèche était difficilement envisageable. Et je crois que je préfère la proximité et l’attention d’une assistante maternelle qui a peu d’enfants avec elle que les crèches.

Pour la trouver, nous avons simplement consulté la liste établie par le relais des assistantes maternelles de notre secteur. J’ai cherché quelqu’un qui soit proche de chez nous, pour nous épargner les longs trajets à faire au quotidien. Parmi mes autres « critères » de choix, je voulais quelqu’un avec un prénom qui fasse jeune. C’est assez bête, mais je crois que je me serai moins entendue avec une Colette ou une Nicole.

Je crois que nous avons eu beaucoup de chance, en la contactant mi juillet, d’avoir un rendez-vous avec elle et de pouvoir nous décider en 48 heures. Nous n’avions pas d’attentes particulières, pas de questionnaire auquel répondre. Nous avons tout de même passé plus d’une heure à discuter avec elle et son mari et visiter leur maison.

Nos « exigences » étaient bien différentes de celles que l’on a pu avoir pour la première assistante maternelle de Chaton parce que c’est désormais un petit garçon de 2 ans, qui marche, s’exprime avec bien plus de facilité que lorsqu’il avait 4 mois. On voulait quelqu’un qui soit à l’écoute des envies et besoins de Chaton et qui lui propose aussi des choses adaptées à son age. Et on est servis : pâte à modeler, jeux en extérieur, dessins avec des épices, rencontre d’autres enfants au RAM.

Elle est également mère de 2 enfants scolarisés, ce qui permet à Chaton de découvrir tranquillement ce qu’est l’école et le rythme auquel on y va puisqu’elle l’emmène avec elle les accompagner à l’école. Il est encore un peu impressionné par le monde, mais je crois que c’est une bonne chose pour lui de découvrir cet endroit en douceur.

L’adaptation a été un peu particulière puis qu’on a du intercaler les jours où il était chez sa première assistante maternelle et celle-ci. 1/2 journée la première fois, 1/2 journée plus repas et enfin journée entière. Nous l’avions rencontrée 2 fois avant de le laisser (pour l’entretien et pour la signature du contrat) et il était plutôt content d’y aller et de rencontrer ces nouveaux enfants. Sa première semaine chez elle a été un peu plus compliquée, nos départs le matins se faisaient souvent les larmes aux yeux, mais c’est aussi la semaine où je suis repartie travailler loin de la maison, le laissant seul avec son père 2 nuits par semaine.

Tout se passe bien depuis et il est très heureux d’y aller le matin, ne veut plus repartir le soir et demande à y aller les week end. Un changement d’assistante maternelle réussi en somme.

Notre passage au vert, le cas des enfants

Passer au vert pour nous, c’est bien, mais on essaie aussi de limiter notre consommation et nos déchets en ce qui concerne Chaton.

Une étape phare a été le passage aux couches lavables (l’article est juste là), mais nous avion commencé cette démarche bien avant.

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La récup’, le prêt et l’occasion : C’est la première chose que nous avons fait pendant que j’étais enceinte, savoir dans nos amis et notre famille ce qui avait été conservé et qui pouvait nous être prêté : des vêtements dans toutes les tailles de préma à 18 mois, le berceau dans lequel était chaton ses 3 premiers mois, son lit actuel, sa commode (qui était à ma maman et dont on a simplement changé la couleur et les poignées), des gigoteuses, son tapis d’éveil, sa chaise haute … Beaucoup de choses au final et surtout beaucoup de chose dont la durée d’utilisation est limitée tellement les bébés grandissent vite. J’ai tout de même eu envie d’acheter moi-même certains articles pour chaton, surtout pour les demi saisons pour lesquelles ce qui m’était prêté était trop grand ou trop petit. Je me suis assez naturellement tournée vers de l’occasion en achetant sur les vide greniers des combinaisons ou des pyjama à 1 euro pièce en super état et souvent de bonne marque, mais aussi en me rendant très (trop) régulièrement dans une boutique de vente de produits neufs et d’occasion juste à coté de chez moi. Pour les activités également, on utilise des choses du quotidien et on récupère qui choses qui attendent au fond d’un placard depuis des lustres. C’est comme ça que l’on a créé cette activité avec des jetons de poker publicitaires et une vieille boite de boissons chaude avec un couvercle en plastique pour faire une tirelire à remplir.

 

Privilégier le bois : dès que cela est possible, nous privilégions le bois. J’aime cette matière, son toucher et son odeur. On en trouve beaucoup en magasin amis j’ai aussi l’immense chance que mon père aime travailler cette matière. Le cheval à bascule ? C’est lui. La chenille qui avance ? C’est lui. Les 400 kapla ? C’est encore lui. La cuisine en bois que j’aimerai offrir à chaton a Noël, ce sera encore lui (moi pour la conception, lui pour la réalisation).

Le fait maison : Ça parait bête mais fait soi-même les produits et les repas, c’est sacrément bon pour la planète. On choisit des produits de qualité, locaux dès que possible et on sait ce qu’on mange et en quelle quantité. J’ai bien sur utilisé des petits pots industriels mais dès que je pouvais, je faisais moi même. Moins d’emballage, moins d’emballage à usage unique (salut les gâteaux en sachets individuels, dans une boite en carton, dans un film plastique), c’est aussi moins de déchets.

20180914_093756[1]Les gourdes réutilisables Squiz : Elles ressemblent aux gourdes de comporte classique, que l’on trouve dans les supermarchés mais on peut les remplir nous même avec ce que l’on veut : compote, purée de légumes, yaourt, smoothie. Ce sont les plus pratiques à mon sens parce qu’elle sont facile à remplir (un zip en bas de la gourde, assez large pour passer une cuillère à soupe) et à nettoyer. On peut aussi les mettre au congélateur pour les jours où on n’ pas le temps. (la nouvelle collection Amazonie est canon, on est d’accord ?)

Les boites à goûter : Parce que faire ses préparations soi même c’est bien, mais si c’est pour les mettre dans du film plastique ou de l’alu, c’est moins bien. J’ai opté pour des boites en plastiques, qui craignent moins les chocs dans les sacs à dos ou lorsque l’on est en balade. J’ai trouvé les miennes chez HEMA (oui elles sont en plastique, je sais bien), mais on en trouve un peu partout.

La gourde d’eau en inox : trouvée chez Décathlon pour quelques euros, elle n’est pas trop grande ni trop petite et permet à Chaton de pouvoir boire quand il le souhaite. Il sait l’ouvrir seul et le système de paille à l’intérieur est bien pratique pour ne pas s’en mettre partout. Il l’a tout de suite adoptée. Et nous aussi puisque nous avons désormais chacun la notre. Le seul regret que j’ai ? Le manque de choix de couleur, soit c’est bleu, soit c’est rose dans cette taille là …

 

Vous utiliser de l’occasion chez vous ? Des choses réutilisables ? Dites moi tout. 

 

Notre premier passage aux urgences

Il y a des premières fois qui nous font sourire. D’autres qui nous remplissent de fierté. Et il y a celles que l’on préférerai éviter. Samedi, nous avons fait notre premier passage aux urgences.

La motricité libre et un papa joueur. Un garçon enjoué et un mauvais endroit. Un carton, une table basse. Une rencontre qui a vu la table basse gagner et le front de Chaton perdre.

Samedi, nous avons fait notre première visite aux urgences pédiatriques. Chaton s’est ouvert au niveau du front sur environ 4 cm. La blessure était suffisamment nette pour que le médecin opte pour de la colle plutôt que pour des points et en 45 minutes on était sorti.

Le personnel a été adorable avec nous, les parents inquiets (et moi au bord des larmes), et Chaton qui menait sa vie comme si rien ne s’était passé. Même pas peur, même pas mal.

Cet article n’a aucun véritable intérêt.

Faites attention aux cartons, ils peuvent faire mal 😉

Tout va mieux

Si vous suivez mon blog depuis quelques temps, vous savez qu’on a vécu des moments assez compliqués avec mon mari. L’arrivée de chaton a bousculé pas mal de choses chez moi, chez nous, et il nous a fallu du temps pour nous en remettre et pour devenir la famille épanouie qu’on voulait être.

J’ai utilisé ce blog comme un exécutoire et j’ai écrit plusieurs fois à ce sujet : Je l’aime, je le déteste, Et reproduire le modèle familial.

Il nous a fallu du temps. De la patience. Beaucoup d’écoute et de communication pour nous en sortir. On était mal tous les deux. Et on n’arrivait pas à en parler. on n’arrivait pas à entendre ce que l’autre avait à dire. Les émotions qu’il pouvait ressentir car nous étions focalisés sur les nôtres. C’est bête, ais je crois qu’être mariés nous a aidé à surmonter tout ça. Parce qu’on ne peut pas simplement dire « j’en ai marre, je n’en vais » et que tout soit fini. On a scellé un pacte, celui d’être là l’un pour l’autre quelles que soient les circonstances. Certains diront que ce n’est qu’un bout de papier, pour c’est bien plus, une promesse qu’on doit honorer.

On a aussi décidé d’opérer des changements important : changer de travail et changer d’environnement. Je me suis rendue compte que le rythme de la grande ville m’oppressait et pesait sur mon moral. J’ai eu besoin de retrouver de la verdure, la campagne, plus de tranquillité.

Nous avons déménagé il y a un mois et demi dans un petit village, à quelques minutes de l’endroit où je vais « travailler » (rédiger ma thèse quoi) et pas trop loin non plus du nouveau lieu de travail de M. O’Maley.

Ce qui nous a fait vraiment le plus de bien c’est de partir quelques jours en vacances. Loin de chez nous, loin de notre quotidien. Loin des taches ménagères et du linges qui s’entasse. On a enlevé les soucis du quotidien pour se concentrer sur l’important. NOUS. Et notre famille.

Croire en soi, en son couple, en sa famille. Communiquer, de façon verbale ou non verbale.

Tout va mieux maintenant, même mieux qu’avant.

Et ça fait du bien. 

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Photo de notre mariage, 12 juillet 2014

Mon mot totem 2018 : INFINI

Cela fait 2 mois que je n’ai pas écrit ici et je reviens avec un article qu’on attend plutôt en début d’année … Promis, je n’étais pas dans le coma tout ce temps mais c’est maintenant que cet article devient pertinent.

Le mot totem, c’est quoi ? C’est un mot qui va guider une année, pas une résolution, mais un mot qui revient tout le temps, sans que ce soit recherché. Il ne se choisit pas, se réfléchi peut être, mais s’impose surtout de lui même. L’idée ne m’est pas venue seule, c’est chez Milena, la rédactrice du blog PinkandGreen que j’ai trouvé cette inspiration. Chaque année depuis 2012, elle partage en début d’année sont mot totem. Le premier a été « circulation » (l’article est ici) et son dernier « porte ».

Pour 2018, le mien est infini. Pas au sens de quelque chose qui n’a pas de limite, mais plutôt dans le sens que j’ai voulu donner à ce symbole le jour où je l’ai fait tatouer sur mon poignet : celui d’un recommencement éternel, parce que rien n’est définitif, sauf peut être la mort. Tout le reste peut être changé, repris, refait. Pas au sens de réparer des regrets que l’on peut avoir, mais comme le retour de certains instants qui créent une porte vers une autre suite que celle qu’on avait initialement donnée.

Je sais que ça parait un peu obscur comme ça et c’est un peu complexe à expliquer, surtout à l’écrit.

Une situation sera peut être plus parlante. 2014, mon pas encore mari doit partir pour 15 mois dans le sud est de la France pour travailler. 5h30 de route nous séparent. Nous faisons le choix que je reste ici et que je ne le suive pas, principalement parce que nous préparons notre mariage qui aura lieu 7 mois plus tard et qu’il faut quelqu’un à proximité. Notre mariage passé, il retourne là-bas et je me sens seule et sans plus rien à faire (ceux qui ont préparé un mariage savent combien l’après est vide). De ce moment à son retour 8 mois plus tard, j’ai pris 15 kilos. Et je les porte sur moi depuis 4 ans.

Il vient de changer de travail et a du partir 3 semaines au même endroit du sud est pour se former. Voilà, c’est une porte. Ce moment de retour en arrière pour mieux repartir. J’ai pris rende-vous chez une diététicienne sur un coup de tête. Je ne veux pas laisser passer ma chance. L’infini recommence aujourd’hui sur ce point-là.

Ce n’est pas la première fois que ces moments et événements arrivent dans ma vie. Je les ai toujours saisi même si cela a parfois été douloureux. Mais ils sont là pour nous faire avancer aussi.

Et sinon, on a aussi changé de maison, de travail, d’assistante maternelle, de voiture. Nous savions que 2018 serait l’année du changement, mais peut-être pas à ce point. Alors on prend doucement nos marques, on apprivoise notre nouvel environnement.

 

Et vous, vous avez un mot totem pour cette année ? 

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P.S. : Maintenant que vous savez, je vais être obligée de me tenir à mon objectif de moins 15 kilos. Je verrai si je fais un un suivi régulier ou non. Peut être plus facilement sur Instagram, les photos sont toujours plus parlantes.