Réflexions d’hier

Je voulais écrire cet article hier. Je n’ai pas eu le temps, comme trop souvent en ce moment. Mais c’est important, ça m’a interpellé. Je n’ai rien osé dire, c’était délicat.

Hier, nous sommes allés aux bébés lecteurs avec #chaton. Nous étions 2 mamans et 3 assistantes maternelles avec une dizaine d’enfants. C’est le comportement d’une des assistantes maternelles qui m’a choqué et dérangé.

Elle a passé l’heure à s’agacer sur un de ses petits. La raison ? Le slowlife semble être son mode de vie. Moi j’ai trouvé ça assez rigolo. Toute cette agitation qui glisse sur lui. Le temps n’avait pas de prise, il observait, c’est tout.

Elle n’a pas arrêté de lui dire qu’il était passif, qu’il ne faisait vraiment rien, qu’il ne mettait aucune volonté à faire les choses (mettre ses chaussures et son manteau). Sa voix était agressive, son attitude oppressante. Elle habillait une plus petite mais continuait de râler sur lui parce qu’il ne mettait pas ses chaussures.

C’est une professionnelle de la petite enfance. Elle s’occupe de jeunes enfants tous les jours depuis des dizaines d’années (elle est proche de la retraite, peut étre un peu trop). Je ne comprends pas qu’on puisse agir de la sorte avec un enfant. Elle est en train de complètement flinguer son évolution dans la vie. Elle le rabaisse, lui enlève chaque once de confiance en lui. Il n’avait pas l’air heureux, presque abattu. Il n’a que 3 ans…

J’ai assisté assez impuissante à cette scène. Je n’ai rien pu/voulu dire. Les enfants  étaient là, les autres assistantes maternelles qui la connaissent, et surtout, je n’ai pas vu cette « relation » plus d’une heure. On a tous de mauvais jours, ceux où ça va moins bien et où on est plus irritable. Et on n’est pas beaux à voir dans ces moments là.

J’espère que ce n’était qu’un de ces moments là.

Et reproduire le modèle familial

Il y a quelques mois, j’ai commencé à écrire un article intitulé « être enfant unique et vouloir une famille nombreuse ». Parce que oui, depuis petite, je veux plusieurs enfants. Au moins 3. Et pourtant, ce souhait est mis à (très) rude épreuve depuis quelques mois.

Petit retour en arrière : je suis enfant unique. Unique et solitaire. Parce que je suis arrivée tard. Mes cousins ont entre 9 et 17 ans de plus que moi. Toute une vie. Je n’ai jamais partagé véritablement avec eux avant mes 18 ans. J’étais enfant quand ils ont terminé leur apprentissage ou qu’ils ont eu leur bac. J’étais collégienne quand ils sont entrés dans la vie active. Certains ont eu des enfants. J’ai 13 ans de plus que ma petite-cousine. Je suis plus proche de la génération suivante que de la mienne. Et j’en suis loin en même temps. Je suis seule entre ces deux générations. J’en ai plutôt souffert étant jeune. Cela me dérange moins maintenant, nous avons un peu le même quotidien, le boulot et les factures à payer.

Si je suis enfant unique, ce n’est pas vraiment par hasard (et c’est pas faute d’avoir demandé à mes parents. J’ai capitulé quand j’avais 6 ou 7 ans, je me rendais bien compte qu’ils étaient trop vieux pour un autre enfant (oui, l’ingratitude des enfants sur l’age des gens qui ont plus de 20 ans)). Ma maman a du assumer seule la maison, moi, le quotidien, le ménage, les courses et aider mon père dans son boulot. Avoir un deuxième enfant dans ces conditions n’était pas envisageable pour elle.

J’ai toujours rêvé d’une grande famille, de cousinades dans  une grande maison, beaucoup de monde autour de la table, de fous-rires et de souvenirs.

Oui, mais la réalité est différente : je suis fille unique, mon mari a un frère qui vit au Canada. Nos enfants, même s’ils ont des cousins, se retrouveront finalement assez seuls. Et mes cousins/cousines n’ayant pas vraiment eu l’envie d’avoir des enfants, cela ne fait qu’amplifier la solitude. Alors je  voudrais bien avoir plein d’enfants. Mais pour ça, il faut du temps, de l’argent (maintenant ou pour plus tard, les études coûtent cher quand même) et une sacrée organisation.

Et c’est là que le bas  blesse (ouais, OK,sur tous les autres points aussi, mais je suis sure que ça peut se régler) (ouais, l’organisation aussi, mais ça va VRAIMENT être compliqué pour  M. O’Maley …).  Et qu’on en revient à la reproduction du modèle familial…

L’idée de famille nombreuse et de grande tablée m’a quitté cet été. Remise de mon accouchement, en pleine perspective de la fin de mon congé maternité, j’ai d’un coup plein de plein fouet la réalité dans laquelle je suis, et sans doute dans laquelle je me suis mise aussi. Comme ma maman avant, j’assume tout à la maison. Seule. Pas faute d’avoir un mari. Mais il a du travail. Et ses jeux vidéos.

L’ambiance à la maison est plutôt mauvaise en ce moment. Beaucoup d’incompréhension, pas mal de rancœur. Et finalement, une solution trouvée, pour être plus calme. elle va vous paraître étonnante, mais je vais me faire poser un stérilet (oui oui, je suis la nana qui veut plein de gosses mais fait tout pour ne pas en avoir). Ca va me permettre de tempérer les choses. De régler ce qui doit l’être, sans me dire que pour avoir des enfants pas trop éloignés en age (environ 2 ans quoi) il faut qu’on envisage le prochain bébé dès cet été. Je ne suis pas prête, ni dans mon corps, ni dans ma tète, ni dans notre logistique. J’ai besoin de plus de temps pour que les choses se passent au mieux, et peut étre un jour, ne pas reproduire ce schéma familial.

EDIT : Ecrire un article en plusieurs fois, c’est vraiment l’horreur, j’arrive pas à retrouver ma logique … c’est sans doute brouillon …

EDIT 2 : Ca va mieux depuis 1 semaine. La prise de cette décision et les premiers vrais efforts de M.O’Maley (au bout de presque un an) me font beaucoup de bien.

Où suis-je, Où vais-je ?

Initialement, je voulais vous parler de solitude maternelle, celle que je ressens depuis que je suis enceinte et de plus en plus maintenant que je suis maman. Mais cela fait écho à quelque chose de plus général, d’assez récurrent dans ma vie. Ces questions reviennent tous les 3 à 5 ans. Où est-ce que j’en suis dans ma vie et où est-ce que je vais ?

Ce sont des réflexions générales sur moi, ma vie personnelle, scolaire, professionnelle, sentimentale, amicale … Tout y passe. (Et mon blog ne s’appelle pas comme ça tout à fait par hasard …).

Je me suis posé ces questions pour la dernière fois en septembre 2012. Et tout ce qui se présageait était beau. Je venais de finir mon Master en droit, j’allais commencer une thèse sur un sujet passionnant, j’emménageais avec M. O’Maley dans mon quartier préféré de Toulouse et je commençais un job que je convoitais depuis mes premiers mois sur les bancs de la fac.

4 ans et demi plus tard, où est-ce que j’en suis ? Toujours au même point. Ou presque. Ma thèse n’a pas avancé, enfin si un peu, mais rien de vraiment significatif, d’encourageant à avancer. Pire encore, elle est en décrépitude totale depuis plus d’un an maintenant. Enceinte je n’avais pas la tète libre pour y penser, maman, je n’ai pas le temps de m’y consacrer aussi régulièrement que nécessaire et je préfère ne rien faire que de mal faire.

J’occupe toujours le même travail, S’il est toujours intéressant intellectuellement, les conditions de travail se sont largement dégradées et je n’ai qu’une envie, partir (je cherche, mais ne trouve pas pour l’instant).

Amicalement, bah c’est le désert. J’ai eu l’excellente idée de cumuler thèse, mariage puis bébé, alors je n’ai plus aucun intérêt pour les autres. Ecrire une thèse, c’est passer pas mal de temps à domicile et répondre « oui, oui, ça avance » à ceux qui posent des questions, mais c’est difficilement quantifiable. Préparer un mariage c’est passer du temps à parler de soi (oui, j’avoue, c’est très égoïste et narcissique, mais j’ai adooooré préparer mon mariage) et avoir un enfant c’est passer son temps à parler de lui. Et quand on n’a que des amies/copines sans enfants, ça fait peur. J’ai encore quelques amis, 4 ou 5, mais dispersés partout en France, sinon, ce serait bien trop simple.

Au plan personnel, je me suis mariée avec M. O’Maley en juillet 2014. On a vécu loin l’un de l’autre pendant 19 mois, et ça a été particulièrement compliqué à gérer. 4 mois en Guyane et 15 mois à Cannes, c’est difficile pour le quotidien et pour le couple. On a chacun repris nos habitudes de célibataire et refaire certaines concessions n’est pas évident. Chaton est arrivé assez vite ensuite, et il faut à nouveau trouver un rythme de croisière et de nouvelles exigences sur notre quotidien pour qu’il vive dans de bonnes conditions, en particulier dans un appartement propre et sécurisé pour ses petites mains fouineuses.

Où est-ce que je veux aller ? Vers un quotidien fait de beaucoup de bienveillance. J’ai développé cet aspect depuis que chaton est là (voire même étant enceinte). Je crois que je n’arrive plus à vivre dans les critiques et le conflit. J’ai envie d’entraide et de positivité. Malheureusement ce n’est pas le cas et je suis devenue plus susceptible et bien plus sur ma réserve face à ça. Et pour me protéger, je sors facilement les crocs. On est encore à l’état de paradoxe mais je vais progressivement lisser mes émotions pour arriver au résultat escompté. Je veux un chouette travail, une maison, d’autre enfants, beaucoup d’amour et de sourire.

Je vais tacher de sourire en toute occasion, de relancer le cercle vertueux et tout ira mieux. Je le sais. J’espère que c’est pour bientôt.

Le printemps revient petit à petit, j’aime ce renouveau.

bourgeon

Il n’a pas eu 10 mois

Pas de panique à la lecture de ce titre, il est en pleine forme. C’est jute que chaton est né le 30 et que le mois de février à 28 jours, on n’a donc pas « fété » ses 10 mois.

Je ne voulais pas faire d’article mois par mois sur l’évolution de chaton. Mais il s’est passé pas mal de choses depuis ses 9 mois (moins 2 jours, et je trouvais ça sympa de vous en parler).

Il a maintenant 3 dents et une qui se fait attendre (et l’embête) depuis 1 mois. D’autres vont suivre de très près.

Il marche de plus en plus à quatre pattes.

Il se met debout partout et tout le temps. Le canapé bien sur, la baignoire (son endroit préféré, dehors et dedans), la barrière de sécurité de la cuisine, devant la machine à laver …

Il s’aide de sa chaise haute (un modèle ancien (vieillot) à roulettes) pour faire quelques pas.

Cette indépendance pour se déplacer fait qu’il est aussi beaucoup plus calin, il vient tirer nos pantalons pour  qu’on le prenne pour faire un calin.

Il fait « nooooon » de la tète avec beaucoup d’application, et adore quand je le fais les cheveux attachés et qu’il peut les voir bouger d’un coté à l’autre de la tète.

Il se fait des chatouilles à lui même pour rigoler.

On  fait de superbe duo de chant à base de tatatatataaaaa

Il sait déclancher seul les livres musicaux en appuyant sur les pastilles.

Il s’habille en 9, 12 et 18 mois,rien que ça.

Je l’aime, je le déteste

(j’ai plusieurs fois commencé cet article. Puis je l’ai effacé parce qu’au final, j’aime pas m’embarrasser des choses mauvaises, je préfère voir le positif. Sauf qu’à chaque fois que quelque chose de négatif arrive, il se superpose à ce que j’ai essayé de mettre de coté et me met dans un état pire que la fois précédente. Je crois que j’ai besoin que tout ça sorte, et pas seulement en larmes sous ma douche. Promis, tout n’est pas aussi noir que je le raconte, c’est juste qu’aujourd’hui, ce soir, c’est l’état dans lequel je suis. Oui il le sait, oui on en a déjà parlé, non rien ne change vraiment, mais c’est comme ça)

Devenir parent, c’est une épreuve pour le couple. Tout le monde, le dit, tout le monde sait, mais on ne s’en rend vraiment compte que quand on y est … On le savait, je le craignais et les événements ne m’ont pas  donné tord.

Avec M. O’Maley, nous avons des caractères très différents, complémentaires souvent, aux antipodes des fois. Deux sujets nous oppose particulièrement, l’entretien de la maison et la réactivité. Ca peut paraître n’avoir aucun lien, et pourtant. Avant d’être avec lui, j’étais du genre maniaco-maniaque du rangement. Si ma tété est bien, mai maison est bien et si ma maison est bien, ma tête est bien. Chaque chose avait une place, mon sol était propre, mon linge toujours repassé et mon évier (quasi)toujours vide. La vie avec lui m’a fait évoluer sur ce pont, je peux être aussi exigeante avec moi, mais pas forcément avec les autres. Je lui ai confié la tache ménagère que j’ai toujours détesté, la vaisselle. Et j’ai continué à faire le reste et à ranger derrière lui (oui parce qu’enjamber tous les jours son sac posé au milieu du salon ne lui pose aucun problème).

Et je suis tombée enceinte. Par chance, je n’ai pas passé les premiers mois enfermés dans les toilettes. J’ai continué de tout faire, comme avant. Parce que ça ne me dérangeait pas au début, puis parce qu’il fallait le faire, et enfin parce que je n’avais pas le choix et que de toute façon il ne le faisait pas. Et il a l’excuse facile que je travaille majoritairement à domicile. Bah ouais, sur ma pause déjeuner je peux bien passer l’aspirateur ou faire tourner une machine hein ?

Et tout a continué et empiré avec le congés maternité. Ma thèse n’était pas ma priorité, j’étais tout le temps à la maison, et bébé ou non, je pouvais bien faire les taches ménagères. Toutes les taches ménagères (bon, ok, j’ai arrêté le repassage, à mon grand regret). quitte à passer tout mon temps à la maison, je préférais que le lieux soit agréable plutôt que de voir la montagne de vaisselle s’accumuler dans l’évier (oui parce que M. O’Maley ne fait la vaisselle que quand c’est nécessaire : quand il n’y a plus d’assiette, ni de bol, ni de casserole dans lesquels manger (oui, ça peut prendre une semaine, et non, ça ne le dérange pas). J’ai donc tout assumé dans la maison.

Oui mais voilà, on est 4 dans la maison (oui le chat compte). Il faut s’occuper de tout le monde, et je fais ça seule, parce que lui ne fait rien. Mettre une lessive en route ? « je sais pas faire ». Préparer son repas pour le midi ? « Tant pis, j’irai au resto », Laver les biberons ? « il y en a encore un de propre, ça va » (on a un biberon qui attend depuis 10 jours d’être lavé parce que le capuchon doit être caché sous le canapé, et que bon, c’est pas possible de laver s’il manque un bout).

Par contre, jouer aux jeux vidéos jusqu’à 3 heures du matin tous les jours, pas de problème.

Et moi dans tout ça ? Bah je subis, je désespère et je pleure (pas mal, trop sans aucun doute). Parce que toute la maison repose uniquement sur moi, la logistique, le ménage, la gestion de Chaton (il ne sait pas quoi faire non plus quand il pleure…). Je suis fatiguée. Pas trop physiquement, j’ai la chance IMMENSE que chaton dorme la nuit, mais émotionnellement. Je suis fatiguée de tout porter à bout de bras, fatiguée de ne pas trouver un moment pour moi. Fatiguée de devoir lui dire en détail chaque chose qu’il doit faire et qu’il l’oublie dans la seconde. Fatiguée de mon irritabilité permanente. Fatiguée de ne pas pouvoir faire du sport parce que je n’en ai pas le temps.

Ce qu’il s’est passé aujourd’hui ? La raison de cet article ? Je suis partie travailler avec les clés des 2 voitures. Je n’ai pas fais attention ce matin, j’étais en retard pour déposer chaton chez la nounou. Il n’a pas voulu  que sa mère vienne l’amener jusqu’au bus le plus proche (temps estimé: 5 minutes, plus 15 minutes de bus et 5 minutes de marche pour arriver jusqu’à son bureau). Par contre, j’ai du prendre sur ma pause déjeuner pour rentrer lui apporter les clés (temps pour ça : 1 heure). Ça peut paraître n’être rien. Mais c’est une goutte de plus dans le vase débordant de mes émotions.

Rien ne doit être clair dans cet article. J’en ai écrit la moitié sans voir mon écran, caché derrière un épais voile de larmes. J’avais besoin que ça sorte …

9 mois moins 2 jours

Je pense que tout le monde a déjà écrit cet article. « 9 mois dedans, 9 mois dehors », tout ça, tout ça. Pour nous (chaton est un peu (beaucoup) dans l’histoire quand même), ça n’a pas duré 9 mois, mais 9 mois moins 2 jours. Il était prévu pour le 2 mai, il est arrivé le 30 avril.

Je n’ai pas posté d’article mensuel sur ses évolutions, je ne me sentais pas capable d’écrire la dessus chaque mois. Ca m’aurait un peu trop fait penser que le temps passe très vite et  je me serai mis la pression chaque mois pour écrire cet article alors que je n’en avait pas le temps ou l’envie. C’est déjà compliqué de gérer l’emploi du temps pour aller chez le pédiatre tous les mois, alors un article … c’était prendre le risque de le sortir le 21 de chaque mois, ce qui n’a donc plus d’utilité ni d’actualité.

Cette fois-ci j’essaie de faire les choses bien et de publier cet article en temps et en heures (il est 18h30, ça devrait le faire).

9 mois moins 2 jours dedans :

3 jours avant d’accoucher, je vous disais que ma grossesse avait été géniale (juste là : ma merveilleuse grossesse) et que tout s’était très bien passé. Aucune contraction jusqu’au début du travail, à 18h30 j’avais même dis à une copine qu’il serait sans doute en retard tellement mon utérus était calme. 7 heures plus tard, les premières contractions se faisaient sentir et 13 heures encore plus tard, je tenais mon bébé dans mes bras. L’accouchement a été sportif, un peu compliqué mais tout s’est finalement bien passé. Et un petit bonhomme de 53 cm et 3,360 kg venait se loger dans mes bras.

9 mois moins 2 jours plus tard (et donc dehors), Chaton est un bébé parfait. +20 cm et +5 kg au compteur. Il règne désormais un joyeux bordel dans mon salon, traversé par un asticot très (trop) rapide qui cumule 3 envies, mettre les doigts dans la prise, manger les croquettes du chat (son obsession du moment) et sortir les classeurs de ma thèse.

S’il est un amour et carrément facile à gérer au quotidien, les choses ne sont pas toutes roses pour moi. Oui, il est en très bonne santé et dort la nuit depuis qu’il a un mois et demi. J’adore étre mère, je ne changerai jamais ça (comme si je le pouvais), mais les changements dans ma vie ont été bien plus importants que je le croyais. Mon indépendance me manque, la responsabilité d’avoir quelqu’un qui compte sur vous et ne peut se débrouiller seul me donne le vertige. Est-ce que j’en suis capable ? 9 mois plus tard, je sais que oui, bien sur, mais je me pose toujours autant de questions sur ma capacité à lui apporter ce dont il a besoin. Je crois que c’est ça, être parent. J’ai aussi récupéré tous mes kilos d’avant grossesse (oui, j’aime bien faire les choses à l’envers), je n’ai pas le temps de faire de sport, je n’ai pas le temps de travailler sur mon pus gros projet personnel (450 pages sur un sujet juridique, ça donne envie hein ?), je n’ai plus aucun ami à moins de 3 heures de route de chez moi (je vous raconterai un jour le combo thèse-mariage-parentalité sur la perte des amis un jour, vous verrez, c’est passionnant).

Allez, j’arrête de parler de mes problèmes, il est en super forme, et c’est bien tout ce qui compte non ?

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EDIT : Qui est ce qui vient de se mettre debout à l’aide du canapé et veut écrire à ma place ? gimk (chaton quoi)

Ma plus grande peur

Voilà un article que j’aurai pu écrire il y a quelques mois. Et puis une lecture, et ce sujet qui redevient d’actualité. J’ai commencé l’écriture de ce billet le 7 janvier. Sans faire attention à la date. Puis elle m’est revenue d’un coup. C’est peut étre une coïncidence, peut-être pas. Je n’ai pas eu beaucoup de temps à consacrer à l’écriture la semaine dernière, je fini donc ce soir. La coïncidence des dates n’est plus là, enfin si, dans ma tête.

Vous n’aurez pas ma haine. Ce titre vous dit quelque chose ? C’est normal. Antoine Leiris, l’auteur, avait publié une lettre sur Facebook portant ce titre quelques jours seulement après. Après la tragédie, après la perte, après le 13 novembre 2015. Ce soir-là, sa femme était au Bataclan. Ce soir-là il a perdu sa femme, il à perdu la mère de son fils, Melvil, 17 mois. Ce livre a été son exutoire émotionnel. 10 jours d’écriture. Brutale, violente, comme la perte qu’il vient de subir.

Le livre est poignant, j’ai pleuré plusieurs fois.

L’occasion pour moi de parler de ce sujet sensible. La mort. Pas n’importe laquelle, celle de mon mari. Ou plutôt du père de mon enfant (et des suivants). Je  n’ai pas peur de perdre mon fils. Imaginer cela est impossible pour moi. On ne peut pas perdre un enfant. On doit partir avant eux (mais le plus tard possible) mais ils ne peuvent partir avant nous.

Je n’ai pas eu de peur  pendant ma grossesse. Pas peur de perdre l’enfant, pas non plus de ne pas l’aimer ou de ne pas savoir m’en occuper. J’ai été très sereine tout du long. Un seule chose à fait peur à la femme enceinte à fleur de peau que j’étais, le perdre lui. Que ses enfants grandissent sans le connaitre.

C’est comme ça qu’un soir, alors qu’il avait un cours d’aïkido que j’avais oublié après 2 semaines de vacances, j’ai fondu en larmes dès qu’il a passé la porte de chez nous, parce qu’il était rentré et que toutes les choses les plus dramatiques que j’avais pu m’imaginer n’étaient pas réelles.

En lisant ce livre, j’ai à nouveau eu cette peur qu’il ne rentre pas.  Je crois que la mort à quelque chose de trop définitif pour moi (merci captain obvious).

Il est un père extraordinaire.

(en écrivant cet article, je me suis rendue compte que ce dont je voulais parler, n’est en fait pas le sujet du livre ni exactement ce que j’avais en tête, je ferai un autre article pour ça.  C’est ce qui explique la première phrase, mais il se fait tard, et je n’ai pas envie de réécrire tout l’article (3615 mylife)

Les sourires de chaton

Chaton a toujours été très souriant. Il nous gratifie à longueur de journée de ses sourires, dévoilant ses 2 petites dents, et faisant naître sur ses joues deux petites fossettes.

Il aime beaucoup de choses. Depuis sa naissance, beaucoup d’objets ou de situations ont passé le test du j’aime/j’aime pas. Aujourd’hui, à 8 mois, ses goûts sont de plus en plus affirmés et les choses qu’il aime ne changent pas de semaine ne semaine (quoi qu’on en rajoute à la liste).

  • Les cuillères : Pour manger ou seulement pour machouiller, elles sont ses grandes amies depuis qu’il a 4 mois. Je lui en ai donné une pour jouer (toujours sous surveillance bien sur) pour qu’il s’habitue à cet objet avant qu’on ne l’utilise pour le faire manger. Il ne lui aura fallu que quelques jours pour lui vouer un amour fou. Il en a quasiment toujours une à proximité et elle est devenue notre meilleure alliée lorsqu’il est contrarié (oui parce qu’il a un papa et une maman pas sympas qui lui interdisent de toucher à la chaîne hifi qui est juste à sa portée, ou de piquer leurs livres dans la bibliothèque).anneau-nuby

  • Son anneau de dentition, ou plutôt son triangle de dentition. De la marque Nuby, je l’avais trouvé à 2€ dans une parapharmacie qui liquidait son stock. Il l’aime à tel pont que j’en ai racheté un au cas où on perdrait le premier, que l’on emporte toujours avec nous,en ballade ou en voiture (pareil que s’il avait un doudou). Il le machouille, le secoue, l’observe attentivement, bref, il l’adore.

  • Son cube d’activités : cube-lazareissu de la même collection que le doudou que j’ai acheté pendant ma grossesse, le cube attire systématiquement l’œil de chaton, particulièrement le nuage qui fait pouet. (collection Lazare et Oscar de Sauthon, trouvé pour pas trop cher sur allobebe.fr)

  • Son attache tétine : parce que c’est plus intéressant que la tétine en elle-même. Il lui bave littéralement dessus et fait ses dents sur la partie normalement accrochée à son vêtement. Il a même réussi à le rayer.

  • Le panais, la courgette et le potiron : on a commencé la diversification alimentaire à 5 mois et demi. On voulait utiliser la DME (diversification menée par l’enfant) por notre grand curieux. Il était peut être un peu trop jeune, ne mangeait vraiment pas beaucoup, et on a déménagé et j’ai finalement un peu cédé à la facilité du pot (industriel bio ou préparé par mes soins), il a tout de suite adhéré et apprécié manger. S’il déteste la carotte industrielle et le brocoli, le panais, la courgette et le potiron ont un très grand succès. Tout comme la poire et la banane. Et l’ananas bien mur mangé piqué directement dans les doigts de maman.

  • Misty, notre chat : c’est l’amour entre eux. 11245531_10206380706617395_5313529618730857748_nPas une larme de chaton versée sans que Misty n’accoure pour voir si tout va bien. Le retour à la maison après 4 jours à la maternité a été compliqué pour le chat qui a stressé (et vomi partout dans l’appartement), qui ne comprenait pas vraiment qu’un autre prenne toute l’attention et pleure sans que l’on sache quoi faire. Mais tout est vite rentré dans l’ordre et il accepte même de se faire caresser par chaton.

  • Les grenouilles : passion récente mais affirmée, il s’est pris de passion pour son thermomètre de bain (en forme de grenouille thermometre-grenouilledonc) qui passe plus de temps dans notre salon que dans notre salle de bain, pour une peluche publicitaire gracieusement offerte par des amis et maintenant à une marionnette.

2017, nouvelle année, nouvelles envies

Il y a quelques semaines, j’annonçais mon retour sur le blog et disais que j’allais écrire plus souvent ici … Et finalement, je n’ai presque rien écrit. Pas par manque d’envie ou d’inspiration, mais par manque de temps. Mais cette année, tout va changer.

En 2016, j’avais trois résolutions, déménager, penser à moi et être wonder woman.

Cette année, j’ai envie de choses simples, mais nécessaires pour mon bien être et celui de ma famille.

Je vais arrêter de procrastiner sur les réseaux sociaux et revenir dans la vraie vie sans avoir l’impression d’avoir perdu 2 heures à rien faire.  A la place, je vais plutôt réécrire ici régulièrement, au minimum une fois par semaine. C’est important pour moi et aussi pour le blog de ne pas le laisser à l’abandon. Je vais aussi me remettre à lire sérieusement. Un livre par mois minimum. J’ai déjà le stock à la maison. J’adore lire, je pourrai ne faire que ça, me nourrir de ces histoires, rêver, m’évader. C’est un besoin que j’ai eu peu le temps d’assouvir en parallèle de ma thèse, je lisais déjà beaucoup, mais pas vraiment pour le plaisir (enfin si, mais pas les mêmes lectures).

On va profiter, encore et toujours de chaton qui fait notre bonheur depuis 8 mois, le temps passe vite, et je ne veux pas rater un instant disponible avec lui. Il faut d’ailleurs que je fasse son album photo. J’ai l’album, j’ai les photos imprimées, ne manque plus qu’à organiser, dessiner, écrire (je n’ai pas encore terminer celui de notre mariage en juillet 2014, autant dire que je ne suis pas sure de m’y tenir, mais je vais essayer au maximum, j’adore que ma maman ait pris du temps pour faire le mien étant enfant, je veux faire la même chose pour lui).

Je vais aussi changer de travail. J’ai besoin de voir d’autres horizons, de changer d’air, de partir sur de nouveaux projets avec de nouvelles personnes.

Et je vais prendre soin de moi, me retrouver, récupérer mon corps, non pas d’avant la grossesse, mais d’avant avant. Avant que je ne prenne 15 kilos puis que je tombe enceinte (oui parce que j’en ai perdu 8 le premier mois de ma grossesse, que j’ai repris jusqu’à l’accouchement (oui, poids d’accouchement=poids de début de grossesse cette fois-ci), puis perdu dans les 3 semaines qui ont suivi, puis repris dans les 2 mois d’après). Je ne suis pas bien dans mon corps, mon corps n’est pas bien lui même (ce n’est pas qu’une question d’image, mais je sens que mon corps ne va pas bien) et je vais faire ce qui marche le mieux sur moi,  arrêter le sucre (j’en ferai peut être un article un jour).

Beaucoup d’événements sont en prévision pour cette année, des anniversaires, des mariages, et un très gros événement en 2018 (les 40 ans de mariage de mes parents) qui va me demander pas mal de préparation, dans le plus grand des secrets.

Je vais ranger ma cuisine, effacer les traces de ce réveillon et repartir sur de bonnes bases sur cette nouvelles année.

Et si finalement, j’avais mal vécu mon accouchement …

Ce soir, Babyboom a envahi ma télévision. J’aime bien regarder cette émission. J’aime voir la vie de ces gens changer, partager leur bonheur à l’arrivé de leur enfant. C’est des fois difficile, des fois rapide, toujours émouvant.

Mais ce soir, une histoire se détache des autres. Pourquoi ? Parce qu’elle est ce qu’aurait pu étre mon accouchement. Elle fait écho à mon accouchement, à la naissance de Chaton. Jusque là, je trouvais que mon accouchement ne s’était pas vraiment bien passé (comment ça, accoucher en 10 minutes, le sourire aux lèvres et le brushing en place ça n’arrive (presque) que dans les films ?).

13 heures de travail ont été nécessaires. 1 heure de poussées. L’angoisse de voir l’aiguille de l’horloge en face de moi tourner, trop longtemps. 1 heure avant de voir son visage alors qu’on m’avait dit que cela ne prendrait qu’une demi heure. 30 longues minutes à voir le visage de la sage-femme et de l’obstétricien se fermer, se concentrer sur lui. 30 minutes à entendre que l’étais « un cas parfait pour utiliser les ventouses » pour l’aider à sortir. Un cas d’école qui ne trouve pas d’application pratique parce qu’il n’y a pas de ventouses disponible ce week end là …

Chaton est arrivé par voie basse, je vous passe les détails de comment on fait pour faire descendre un bébé qui a le cordon vrillé autour du cou, n’arrive pas à se fixer dans le bassin et que l’utérus remonte jusqu’au niveau de la poitrine. Mes cotes s’en souviennent.

Jusqu’à ce soir, je savais que j’étais passé à 5 minutes d’une césarienne, et que finalement ça ne s’était pas si mal passé. Mais ce soir, j’ai vu une femme ne pas avoir cette chance. Elle a du subir une césarienne parce que son bébé ne descendait plus. Il a fallu faire remonter son enfant dans le bassin pour qu’il puisse sortir. Oui oui, remonter. Et j’ai pleuré. Et pas juste un peu. Parce que j’ai échappé à ça. Mais parce que j’ai ressenti tout ce qu’elle a ressenti. Cette angoisse de ne pas savoir pourquoi il est coincé, ne pas savoir s’il va bien quand même, l’angoisse de l’aiguille qui avance alors que bébé non.

Et finalement le soulagement de son arrivée, tout rose. Et cette pensée, cette « satisfaction » que la sage femme qui a consenti à commencer le travail dans une position physiologique et m’a demandé au bout de 20 minutes de passer dans une position gynécologique, affichant un large sourire « je vous l’avez bien dit que ça ne marcherait pas », n’avait pas eu plus de succès que moi.

Je ne suis pas sure que ce post soit très clair, il doit étre bourré de fautes d’orthographe, je ne l’ai pas relu.

Mais je crois que j’ai finalement un peu mal vécu cet accouchement. Psychologiquement au moins. Je crois que j’écrirai en détail un jour cet accouchement. Pas pour le partager avec vous sur ce blog, mais parce que je crois avoir besoin de poser sur papier toutes ces émotions. Et ces premières semaines difficiles.