9 mois moins 2 jours

Je pense que tout le monde a déjà écrit cet article. « 9 mois dedans, 9 mois dehors », tout ça, tout ça. Pour nous (chaton est un peu (beaucoup) dans l’histoire quand même), ça n’a pas duré 9 mois, mais 9 mois moins 2 jours. Il était prévu pour le 2 mai, il est arrivé le 30 avril.

Je n’ai pas posté d’article mensuel sur ses évolutions, je ne me sentais pas capable d’écrire la dessus chaque mois. Ca m’aurait un peu trop fait penser que le temps passe très vite et  je me serai mis la pression chaque mois pour écrire cet article alors que je n’en avait pas le temps ou l’envie. C’est déjà compliqué de gérer l’emploi du temps pour aller chez le pédiatre tous les mois, alors un article … c’était prendre le risque de le sortir le 21 de chaque mois, ce qui n’a donc plus d’utilité ni d’actualité.

Cette fois-ci j’essaie de faire les choses bien et de publier cet article en temps et en heures (il est 18h30, ça devrait le faire).

9 mois moins 2 jours dedans :

3 jours avant d’accoucher, je vous disais que ma grossesse avait été géniale (juste là : ma merveilleuse grossesse) et que tout s’était très bien passé. Aucune contraction jusqu’au début du travail, à 18h30 j’avais même dis à une copine qu’il serait sans doute en retard tellement mon utérus était calme. 7 heures plus tard, les premières contractions se faisaient sentir et 13 heures encore plus tard, je tenais mon bébé dans mes bras. L’accouchement a été sportif, un peu compliqué mais tout s’est finalement bien passé. Et un petit bonhomme de 53 cm et 3,360 kg venait se loger dans mes bras.

9 mois moins 2 jours plus tard (et donc dehors), Chaton est un bébé parfait. +20 cm et +5 kg au compteur. Il règne désormais un joyeux bordel dans mon salon, traversé par un asticot très (trop) rapide qui cumule 3 envies, mettre les doigts dans la prise, manger les croquettes du chat (son obsession du moment) et sortir les classeurs de ma thèse.

S’il est un amour et carrément facile à gérer au quotidien, les choses ne sont pas toutes roses pour moi. Oui, il est en très bonne santé et dort la nuit depuis qu’il a un mois et demi. J’adore étre mère, je ne changerai jamais ça (comme si je le pouvais), mais les changements dans ma vie ont été bien plus importants que je le croyais. Mon indépendance me manque, la responsabilité d’avoir quelqu’un qui compte sur vous et ne peut se débrouiller seul me donne le vertige. Est-ce que j’en suis capable ? 9 mois plus tard, je sais que oui, bien sur, mais je me pose toujours autant de questions sur ma capacité à lui apporter ce dont il a besoin. Je crois que c’est ça, être parent. J’ai aussi récupéré tous mes kilos d’avant grossesse (oui, j’aime bien faire les choses à l’envers), je n’ai pas le temps de faire de sport, je n’ai pas le temps de travailler sur mon pus gros projet personnel (450 pages sur un sujet juridique, ça donne envie hein ?), je n’ai plus aucun ami à moins de 3 heures de route de chez moi (je vous raconterai un jour le combo thèse-mariage-parentalité sur la perte des amis un jour, vous verrez, c’est passionnant).

Allez, j’arrête de parler de mes problèmes, il est en super forme, et c’est bien tout ce qui compte non ?

20170127_142817.jpg20170120_122259

EDIT : Qui est ce qui vient de se mettre debout à l’aide du canapé et veut écrire à ma place ? gimk (chaton quoi)

Publicités

Ma plus grande peur

Voilà un article que j’aurai pu écrire il y a quelques mois. Et puis une lecture, et ce sujet qui redevient d’actualité. J’ai commencé l’écriture de ce billet le 7 janvier. Sans faire attention à la date. Puis elle m’est revenue d’un coup. C’est peut étre une coïncidence, peut-être pas. Je n’ai pas eu beaucoup de temps à consacrer à l’écriture la semaine dernière, je fini donc ce soir. La coïncidence des dates n’est plus là, enfin si, dans ma tête.

Vous n’aurez pas ma haine. Ce titre vous dit quelque chose ? C’est normal. Antoine Leiris, l’auteur, avait publié une lettre sur Facebook portant ce titre quelques jours seulement après. Après la tragédie, après la perte, après le 13 novembre 2015. Ce soir-là, sa femme était au Bataclan. Ce soir-là il a perdu sa femme, il à perdu la mère de son fils, Melvil, 17 mois. Ce livre a été son exutoire émotionnel. 10 jours d’écriture. Brutale, violente, comme la perte qu’il vient de subir.

Le livre est poignant, j’ai pleuré plusieurs fois.

L’occasion pour moi de parler de ce sujet sensible. La mort. Pas n’importe laquelle, celle de mon mari. Ou plutôt du père de mon enfant (et des suivants). Je  n’ai pas peur de perdre mon fils. Imaginer cela est impossible pour moi. On ne peut pas perdre un enfant. On doit partir avant eux (mais le plus tard possible) mais ils ne peuvent partir avant nous.

Je n’ai pas eu de peur  pendant ma grossesse. Pas peur de perdre l’enfant, pas non plus de ne pas l’aimer ou de ne pas savoir m’en occuper. J’ai été très sereine tout du long. Un seule chose à fait peur à la femme enceinte à fleur de peau que j’étais, le perdre lui. Que ses enfants grandissent sans le connaitre.

C’est comme ça qu’un soir, alors qu’il avait un cours d’aïkido que j’avais oublié après 2 semaines de vacances, j’ai fondu en larmes dès qu’il a passé la porte de chez nous, parce qu’il était rentré et que toutes les choses les plus dramatiques que j’avais pu m’imaginer n’étaient pas réelles.

En lisant ce livre, j’ai à nouveau eu cette peur qu’il ne rentre pas.  Je crois que la mort à quelque chose de trop définitif pour moi (merci captain obvious).

Il est un père extraordinaire.

(en écrivant cet article, je me suis rendue compte que ce dont je voulais parler, n’est en fait pas le sujet du livre ni exactement ce que j’avais en tête, je ferai un autre article pour ça.  C’est ce qui explique la première phrase, mais il se fait tard, et je n’ai pas envie de réécrire tout l’article (3615 mylife)

Les sourires de chaton

Chaton a toujours été très souriant. Il nous gratifie à longueur de journée de ses sourires, dévoilant ses 2 petites dents, et faisant naître sur ses joues deux petites fossettes.

Il aime beaucoup de choses. Depuis sa naissance, beaucoup d’objets ou de situations ont passé le test du j’aime/j’aime pas. Aujourd’hui, à 8 mois, ses goûts sont de plus en plus affirmés et les choses qu’il aime ne changent pas de semaine ne semaine (quoi qu’on en rajoute à la liste).

  • Les cuillères : Pour manger ou seulement pour machouiller, elles sont ses grandes amies depuis qu’il a 4 mois. Je lui en ai donné une pour jouer (toujours sous surveillance bien sur) pour qu’il s’habitue à cet objet avant qu’on ne l’utilise pour le faire manger. Il ne lui aura fallu que quelques jours pour lui vouer un amour fou. Il en a quasiment toujours une à proximité et elle est devenue notre meilleure alliée lorsqu’il est contrarié (oui parce qu’il a un papa et une maman pas sympas qui lui interdisent de toucher à la chaîne hifi qui est juste à sa portée, ou de piquer leurs livres dans la bibliothèque).anneau-nuby

  • Son anneau de dentition, ou plutôt son triangle de dentition. De la marque Nuby, je l’avais trouvé à 2€ dans une parapharmacie qui liquidait son stock. Il l’aime à tel pont que j’en ai racheté un au cas où on perdrait le premier, que l’on emporte toujours avec nous,en ballade ou en voiture (pareil que s’il avait un doudou). Il le machouille, le secoue, l’observe attentivement, bref, il l’adore.

  • Son cube d’activités : cube-lazareissu de la même collection que le doudou que j’ai acheté pendant ma grossesse, le cube attire systématiquement l’œil de chaton, particulièrement le nuage qui fait pouet. (collection Lazare et Oscar de Sauthon, trouvé pour pas trop cher sur allobebe.fr)

  • Son attache tétine : parce que c’est plus intéressant que la tétine en elle-même. Il lui bave littéralement dessus et fait ses dents sur la partie normalement accrochée à son vêtement. Il a même réussi à le rayer.

  • Le panais, la courgette et le potiron : on a commencé la diversification alimentaire à 5 mois et demi. On voulait utiliser la DME (diversification menée par l’enfant) por notre grand curieux. Il était peut être un peu trop jeune, ne mangeait vraiment pas beaucoup, et on a déménagé et j’ai finalement un peu cédé à la facilité du pot (industriel bio ou préparé par mes soins), il a tout de suite adhéré et apprécié manger. S’il déteste la carotte industrielle et le brocoli, le panais, la courgette et le potiron ont un très grand succès. Tout comme la poire et la banane. Et l’ananas bien mur mangé piqué directement dans les doigts de maman.

  • Misty, notre chat : c’est l’amour entre eux. 11245531_10206380706617395_5313529618730857748_nPas une larme de chaton versée sans que Misty n’accoure pour voir si tout va bien. Le retour à la maison après 4 jours à la maternité a été compliqué pour le chat qui a stressé (et vomi partout dans l’appartement), qui ne comprenait pas vraiment qu’un autre prenne toute l’attention et pleure sans que l’on sache quoi faire. Mais tout est vite rentré dans l’ordre et il accepte même de se faire caresser par chaton.

  • Les grenouilles : passion récente mais affirmée, il s’est pris de passion pour son thermomètre de bain (en forme de grenouille thermometre-grenouilledonc) qui passe plus de temps dans notre salon que dans notre salle de bain, pour une peluche publicitaire gracieusement offerte par des amis et maintenant à une marionnette.

2017, nouvelle année, nouvelles envies

Il y a quelques semaines, j’annonçais mon retour sur le blog et disais que j’allais écrire plus souvent ici … Et finalement, je n’ai presque rien écrit. Pas par manque d’envie ou d’inspiration, mais par manque de temps. Mais cette année, tout va changer.

En 2016, j’avais trois résolutions, déménager, penser à moi et être wonder woman.

Cette année, j’ai envie de choses simples, mais nécessaires pour mon bien être et celui de ma famille.

Je vais arrêter de procrastiner sur les réseaux sociaux et revenir dans la vraie vie sans avoir l’impression d’avoir perdu 2 heures à rien faire.  A la place, je vais plutôt réécrire ici régulièrement, au minimum une fois par semaine. C’est important pour moi et aussi pour le blog de ne pas le laisser à l’abandon. Je vais aussi me remettre à lire sérieusement. Un livre par mois minimum. J’ai déjà le stock à la maison. J’adore lire, je pourrai ne faire que ça, me nourrir de ces histoires, rêver, m’évader. C’est un besoin que j’ai eu peu le temps d’assouvir en parallèle de ma thèse, je lisais déjà beaucoup, mais pas vraiment pour le plaisir (enfin si, mais pas les mêmes lectures).

On va profiter, encore et toujours de chaton qui fait notre bonheur depuis 8 mois, le temps passe vite, et je ne veux pas rater un instant disponible avec lui. Il faut d’ailleurs que je fasse son album photo. J’ai l’album, j’ai les photos imprimées, ne manque plus qu’à organiser, dessiner, écrire (je n’ai pas encore terminer celui de notre mariage en juillet 2014, autant dire que je ne suis pas sure de m’y tenir, mais je vais essayer au maximum, j’adore que ma maman ait pris du temps pour faire le mien étant enfant, je veux faire la même chose pour lui).

Je vais aussi changer de travail. J’ai besoin de voir d’autres horizons, de changer d’air, de partir sur de nouveaux projets avec de nouvelles personnes.

Et je vais prendre soin de moi, me retrouver, récupérer mon corps, non pas d’avant la grossesse, mais d’avant avant. Avant que je ne prenne 15 kilos puis que je tombe enceinte (oui parce que j’en ai perdu 8 le premier mois de ma grossesse, que j’ai repris jusqu’à l’accouchement (oui, poids d’accouchement=poids de début de grossesse cette fois-ci), puis perdu dans les 3 semaines qui ont suivi, puis repris dans les 2 mois d’après). Je ne suis pas bien dans mon corps, mon corps n’est pas bien lui même (ce n’est pas qu’une question d’image, mais je sens que mon corps ne va pas bien) et je vais faire ce qui marche le mieux sur moi,  arrêter le sucre (j’en ferai peut être un article un jour).

Beaucoup d’événements sont en prévision pour cette année, des anniversaires, des mariages, et un très gros événement en 2018 (les 40 ans de mariage de mes parents) qui va me demander pas mal de préparation, dans le plus grand des secrets.

Je vais ranger ma cuisine, effacer les traces de ce réveillon et repartir sur de bonnes bases sur cette nouvelles année.