Le bilinguisme et nous

S’il y a bien un objectif que l’on voulait tenir, et qu’on a tenu, en tant que parents, c’est le bilinguisme. Notre langue maternelle à tous les deux est le français, mais M.O’Maley a passé plus d’un an en Angleterre et a souhaité bien avant que je sois enceinte ne parler qu’en anglais à nos enfants. Il dit qu’il n’est pas bilingue mais il le parle quand même très très bien.  Ça intrigue toujours beaucoup les gens que l’on croise, qu’on les connaisse ou non. Pour ceux qui nous connaissent, c’est d’abord parce que notre langue maternelle est le français et ça les questionne. Pur ceux qui ne nous connaissent pas, c’est parce que M.O’Maley parle à chaton en anglais et à moi en français.

On est très souvent obligé d’expliquer ce choix et les raisons pour lesquelles on l’a fait :

  • Parce que c’était tellement une évidence qu’il n’y a pas vraiment eu de choix, c’est venu tout naturellement, c’est tout
  • Parce qu’on pense que c’est une chance pour un enfant de grandir dans deux langues différentes et que ça lui servira pour plus tard. On n’a pas de besoin qu’il comprenne une langue pour communiquer avec une partie de sa famille, mais c’est toujours une richesse,
  • Parce que ça ne pose aucune difficulté d’apprentissage, voire même ça favorise les choses pour la parole.

On a eu de nombreuses critiques, plus ou moins légitimes, et il faut faire preuve de pédagogie. La plus importante est venue de mes parents. Ce n’était pas une critique en soi, mais ils ne parlent pas un mot d’anglais, et ne comprennent donc rien du tout de ce que peut dire M.O’Maley à chaton. Et c’est d’autant plus difficile qu’ils demandent souvent à chaton comment s’est passée sa journée et les personnes qu’il a vu, et que M.O’Maley répond à la place de chaton en anglais. J’essaie d’être dans les parages, mais sinon ma mère essaie de demander un bout d’explication pour comprendre. Je crois que certains mots reviennent souvent et que même si elle ne les comprend pas vraiment, elle a un contexte général qui lui suffit/convient.

On a par contre du faire face à des critiques bien plus acerbes d’une « copine », orthophoniste, qui nous a clairement dit que c’était de la grosse bouse et qu’elle avait de l’expérience avec ça et que tous les enfants qu’elle voyait dans cette situation là n’arrivaient à rien et étaient complètement perdus. Sauf que les enfants en questions sont issus de familles avec des difficultés sociales et familiales en plus du bilinguisme.

Pour le reste, chaton a parler assez tard. Comme pour toutes ses acquisitions, il ne le fait que lorsque c’est vraiment utile et plus rapide que ce qu’il faisait avant. Il ne lui a donc fallu que quelques semaines pour passer de quelques mots à des phrases complètes et compréhensibles et à compter, jusqu’à 5 en français et 3 en anglais. Il ne parle pas beaucoup en anglais pour l’instant, mais comprend très bien ce qui lui est demandé. Et surtout, il n’est pas du tout perturbé quant au passage d’une langue à l’autre.

On a suivi une seule règle, la seule vraiment nécessaire pour que les choses se passent bien. Il doit avoir un référent, et chaque personne doit lui parler exclusivement dans la langue choisi. Je ne lui parle jamais en anglais (sauf quelques chansons) et M.O’Maley ne lui parle jamais en français. Il a donc un point de repère dans chaque langue, quelqu’un vers qui se tourner s’il a besoin dans la langue qui lui pose difficulté au moment précis.

On essaie également de l’accompagner au mieux dans ses apprentissages en lui apportant des choses en anglais. Majoritairement des livres et livres musicaux (je ne compte même plus le nombre de fois où j’ai chanté « the weels of the bus »), mais on écoute aussi beaucoup de musique anglaise. Il ne regarde jamais la télé et par facilité pour moi (oui, je sais, ce n’est pas bien) les quelques fois où il a regardé un épisode de la maison de Mickey, c’était en français. On verra ensuite comment les choses se passeront à l’entrée à l’école et surtout avec le développement de la communication dans les deux langues. On essaiera aussi peut être de lui faire faire une activité en anglais (bébés lecteurs, éveil musical, bébé gym), avec une personne différente de son père.

On essaie surtout de ne pas faire de ça une contrainte, ni de l’obliger à parler dans la langue de chaque parents, les choses se feront à leur rythme, à celui que lui aura décidé et ça nous convient très bien.

 

Et vos bébés, ils sont en contact avec d’autres langues ? Lesquelles ?

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La mère que je suis

Il y a la mère qu’on veut être. Celle qu’on ne veut pas être. Celle à qui on veut ressembler ou au contraire. Il y a la notre, celle qui nous a vu et fait grandir. On veut faire la même chose ou différemment. Et il y a ce que l’on fait. Ces grands principes que l’on veut appliquer. Ceux qu’on appliquera et ceux pour lesquels on s’adaptera ou qu’on abandonnera. Parce qu’être mère, ce n’est pas du tout objectif, on fait avec notre cœur, avec nos moyens et surtout avec notre enfant. S’il y a des piliers communs dans l’éducation d’une fratrie, je crois qu’on n’est pas la même mère avec chacun de nos enfants (enfin je dis ça, mais j’en sais rien, je ne suis la mère que de Chaton pour l’instant).

La mère que je voulais être était aux antipodes de la mienne. Petite, j’ai « détesté » la mère qu’elle était. Prise par le travail, par la rénovation de notre maison, par tout le quotidien à gérer. J’ai passé bien plus de temps avec mes grands-parents qu’avec mes parents et à l’époque j’en ai souffert je crois. Avec mon regard d’adulte, je sais que c’est aussi ça qui a modelé mon caractère, je suis indépendante et fonceuse et d’autres circonstances de vie ne m’auraient peut être pas permis de développer ça. Avec mon regard de parent, je vois la difficulté et la souffrance que ça a été pour elle. Je crois que c’est ça qui m’a le plus influencé dans celle que je veux être.

Les attentats du Bataclan ont aussi eu un impact sur ce que je veux donner à mes enfants. Enceinte de quelques mois, j’ai été submergée par l’idée qu’il fallait que je donne les bonnes valeurs à mes enfants. Que je leur dise que le monde n’est pas beau, mais qu’on peut le rendre meilleur en ayant une attitude adéquate, l’écoute, l’empathie, l’absence de jugement.

L’arrivée de Chaton dans notre vie a été un bouleversement pour la femme que j’était. Férocement indépendante et libre, j’ai découvert avec les premières semaines de vie de Chaton que je devais être présente pour lui, chaque jour, chaque heure, presque chaque minute. Cette période à être exclusivement mère et plus du tout femme m’a beaucoup attristée, peinée et angoissée. Avoir entre mes mains la responsabilité de quelqu’un qui a besoin de moi, qui ne peut se débrouiller seul m’a fait peur. Parce que je devais être là pour combler tous ses besoins affectifs, alimentaires et son éducation pour les années et les décennies à venir. J’ai eu l’impression d’être balancée depuis le haut d’une falaise avec pour seules indications « allez, vole ! ». C’était vertigineux, trop d’un coup sans doute pour mon nouvel esprit de maman. Mais cela m’a appris le lâcher prise. Je ne peux pas faire toute son éducation en un jour, OK, alors je vais le regarder et l’accompagner au mieux. Et je crois que c’est là la plus grande magie qu’a eu la maternité sur moi. Obsessionnelle du contrôle de ce que je fais et de ce qui m’entoure, j’ai finalement lâché prise avec lui, et peu à peu sur tout le reste.

Les parents qui nous entourent ou les gens que l’on croise dans la rue doivent se dire qu’on est hyper souples, presque laxiste avec Chaton. Mais ce n’est qu’une apparence. Il est libre, c’est tout. Libre de découvrir, d’explorer, et je crois que ça lui convient bien. Et on s’adapte. On se pose surtout une question : « Est ce que ça le met en danger ? Est-ce que ça blesse quelqu’un ? » Non ? alors on peut le laisser faire. A essayer des choses nouvelles, accompagné par notre présence à ses côtés, il prend confiance en lui, en ses capacités. Oui, il monte seul sur le marche pied, oui il descend seul les escaliers à 2 ans, oui c’est lui qui touille les pâtes dans la casserole d’eau bouillante, oui il ferme toutes les portes qu’il croise depuis qu’il sait se déplacer. Il connait ses limites, sait nous demander quand il a besoin de nous, sans qu’on ne lui impose notre présence étouffante à chaque instant ni qu’on ne lui donne plus d’interdictions à la minute qu’il n’est possible d’en comprendre. Bien sur, des fois, on le rappelle à l’ordre et on lui pose des limites (les croquettes du chat qu’il essaie de manger, les doigts qu’il essaie de mettre dans les prises électriques, l’utilisation du tournevis de papa). La motricité libre, la diversification menée par l’enfant (qu’on a fait partiellement, l’assistante maternelle étant assez effrayée par ça) ont été de vrais atouts pour Chaton.

Suis-je cette maman que je voulais être ? Sans doute pas. Suis-je celle que je veux être ? Oui, sans aucun doute. Un peu mère louve, assez peu mère poule, pas vraiment mère fusionnelle. Je crois que je suis comme ce T shirt que j’ai acheté l’autre jour: une mère veilleuse. Présente pour rassurer comme une veilleuse rassure un enfant la nuit. Celle qui « y faire grande attention, s’en occuper activement« .

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Oui, je crois que c’est ça, je suis une mère veilleuse.

Les couches lavables au quotidien

Suite à mon article sur le passage aux couches lavables, j’ai eu pas mal de question sur leur utilisation au quotidien. Je  vous donne quelques réponses aujourd’hui. (un article en photos sur l’utilisation des couches lavables arrivera d’ici 15 jours).

  • Combien de couches j’utilise par jour ? Chaton a 2 ans et on utilise environ 5 couches lavables en journée (contre 4 jetables) et une jetable la nuit (parce que je n’ai pas envie de me réveiller la nuit pour un change ou une couche qui déborde, mais je suis curieuse, alors j’ai acheté une couche intégrale, spécialement prévue pour la nuit (achetée uniquement parce qu’il y a des avions  dessus) et je vais l’essayer).
  • Combien de couches avoir pour un bon roulement ? 15/20 couches lavables me semble un bon nombre. Je lave en général tous les 2 jours, des fois 3, jamais au delà parce que je n’ai pas un seau à couches assez grand et que ça pue le pipi quand même. A cette saison, il me faut 24 heures pour sécher en intérieur. Dès qu’il fera beau, je mettrai ça dehors et ça ira plus vite je pense. J’utilise un programme court à 40° o je le mets avec le linge que je lave à cette température ce jour là. Ça ne me prend pas vraiment de temps en plus. Il faut juste faire attention à la lessive qu’on utilise.
  • Et pour le caca, on fait comment ? Chaton fait caca surtout le matin avant le premier change, donc dans la couche jetable, ce qui est un vrai avantage. Mais je mets toujours un voile de protection dans la couche lavable. S’il y a du caca, je le jette (dans la poubelle ou les toilettes puisqu’ils sont biodégradables), sinon je le lave. Les voiles que j’utilise sont jetables mais on peut les laver 5 ou 6 fois quand même.
  • Est-ce qu’il y a plus d’infections qu’avec une couche jetable ? Aucune infection jusqu’à présent. Pas d’érythèmes non plus, mais il n’en faisait déjà pas en jetables (on n’utilise que des écologiques depuis la naissance par contre), sauf rares fois à cause des dents ou d’une nourriture vraiment acide à base de tomates et poivrons pendant plusieurs jours.
  • Est ce que ça gène bébé pour marcher ? Nous avons commencé à utiliser des couches lavables alors que Chaton marchait déjà depuis plusieurs mois. Je ne pourrai donc pas dire si ça retarde l’acquisition de la marche. Par contre, ça ne le gène pas lorsqu’il marche. Si certains modèles de couches lavables donnent des fesses plus grosses qu’une couche jetable, entre les cuises je ne trouve pas de réelle différence. On n’a pas l’impression qu’il marche comme un cowboy. Et comme on les change plus fréquemment on n’a pas non plus la « couche qui pend » qu’on peut avoir avec une couche jetable qui n’est pas changée assez souvent.
  • Et pour les sorties, comment on fait ? Et bien on transporte des couches lavables (merci captain obvious). Je sort rarement avec chaton sans sac à dos (oui parce que je suis une rebelle du sac à langer classique que je n’ai jamais acheté ni utilisé, je trouve un sac à dos bien plus pratique) et j’y glisse donc une ou plusieurs couches lavables ainsi qu’un sac à couches. C’est un sac imperméable, qui permet de stocker les couches sales en attendant de rentrer à la maison. Pas besoin de trouver de poubelle (sauf en cas de caca, et même là, on peut le jeter dans les toilettes) et pas besoin de petit sac plastique pour stocker la couche sale en attendant de trouver une poubelle (parce que oui, dans les bois ou lorsqu’on fait de la randonnée, il n’y a pas toujours de poubelle à proximité). Et si je sais que je sors moins longtemps que la durée normale de la couche lavable, je m’assure de mettre une couche dont je sais qu’elle peut absorber beaucoup (comme les bambino mio pour chaton) et je la change avant et après notre sortie.

Et n’oublions pas qu’une couche jetable met 500 ans à se décomposer …

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Le portage, mon évidence

Deux ans que je suis maman, que je suis maman porteuse et je n’ai encore jamais écris sur le sujet ici. Parce que c’est devenu tellement évident que je n’ai pas besoin d’en parler. Mais si, je vais le faire, parce que ça me fait plaisir et que peut être en lisant cet article, ça décidera un indécis à franchir le pas.

Avant même d’avoir un enfant, je savais que je voulais le porter. Parce que c’est pratique, parce qu’on est libre de ses mouvements. C’était surtout utilitaire. Pas besoin de poussette, une écharpe ou un bout de tissu suffisent. Et finalement … L’amour fou.

Notre écharpe de portage a été la première chose que j’ai mis sur la liste de naissance de chaton, la première qui nous a été offerte et la première que j’ai mis dans ma valise pour la maternité. Notre premier portage a eu lieu moins de 24heures après la naissance de chaton. Je voulais sortir un peu de ma chambre, me promener dans le couloir et mon corps était encore bien trop patraque pour que je le porte à bras, alors que j’aurais sans doute à me retenir à un mur à un moment (ce qu’il s’est effectivement passé, merci l’épisiotomie, la tension au fond des chaussettes et le bassin tellement en vrac que je ne sentais presque pas ma jambe gauche).

Ca a été laborieux. Compliqué même. Décourageant. Parce que trouver le bon serrage n’est pas simple au début. Parce qu’on doute de plein de choses au début. Parce qu’on n’est pas vraiment sur. Alors en plus de l’écharpe, j’ai acheté un sling (poke happysunnybabies, tu sais pourquoi). J’ai détesté. Pas assez enveloppant, pas assez souple, pas assez contenant de mon bonhomme très tonique. Alors j’ai repris mon écharpe et tous les jours, voire même plusieurs fois par jour, je la nouai. Et on a trouvé le bon serrage. C’était le début de l’aventure. Et quelle aventure…

J’ai maintenant 7 moyens de portage. Oui, 7.

  • ma boba wrap de l’amour, coloris sangria : à retrouver ici
  • une écharpe/pagne africaine avec laquelle je ne porterai jamais tellement j’ai pas confiance, mais qui nous a été envoyée par la nourrice de Mister O’Maley alors elle a une grade valeur sentimentale pour nous
  • 2 mid-taï de ma marque préférée de porte bébé Ling ling d’amour. Un rouge et un jaune : ici
  • un porte bébé « sac à dos » P4 toujours de Ling Ling d’amour bleu klein : par là
  • une écharpe tricotée de chez je porte mon bébé, modèle originale : le lien de leur site
  • une écharpe tissée de la marque Néobulle que j’essaie encore d’apprivoiser et qu’on trouve sur le site de maman natur’elle

On a hésité mais on a quand même acheté une poussette, en se disant que si nous on voulait porter, ce ne serait peut être pas le cas de tout le monde. On l’a pas mal utilisée au début, quand chaton s’endormait dans son cosy dans la voiture et qu’on n’avait qu’à le clipser sur la poussette pour faire ce qu’on avait besoin. Et finalement, on ne s’en sert plus beaucoup, voir même plus du tout. On avait choisi celle là et en n’a pas regrette un seul instant notre achat. Je vous en parlerai un jour si vous voulez.

Passées les considérations techniques et pratiques, le portage c’est en fait beaucoup d’amour, de proximité, de découvertes et de curiosité à hauteur d’adulte.

C’est du réconfort pour le bébé et l’enfant, mais aussi pour le porteur. Parce que certains jours c’est difficile d’être parent, d’être bienveillant. Parce que des fois on est au bout du rouleau émotionnel et physique. Le portage me sauve la vie très souvent. Ce besoin de contention et de proximité, cette nécessité de ré-harmoniser nos cœurs pour se comprendre et aller mieux.

C’est ça le portage pour moi, pour nous.

Sunshine Bloggeur Award

Linette du blog Happysunnybabies m’a taguée pour répondre à quelques questions.

1- A l’origine, de quoi voulais-tu parler sur ton blog?

De parentalité. De questions que je me posais et de remarques que je me faisais, sur ma grossesse d’abord (j’étais enceinte de 5 mois quand j’ai ouvert le blog) puis sur la parentalité dans sa généralité.

2- Est-ce que ce sujet a changé ou évolué?

Non, je parle toujours de ça. Et un peu de couple aussi. Parce que ce n’est pas toujours facile quand on devient parent. Ça a même été très difficile pour nous, mais on s’en est sortis.

3- Combien de temps consacre-tu à ton blog chaque semaine / chaque mois?

C’est très aléatoire. J’ai des fois beaucoup de choses à faire dans la maison ou juste envie de profiter de mon fils et je n’écris pas. Et des fois je m’ennuie, ou j’ai vraiment besoin d’écrire, et je peux écrire plusieurs articles par semaine. Je ne suis pas très régulière ni organisée mais j’aimerais y arriver et écrire 2 articles par semaine.

4- Reste-tu anonyme ou dévoile-tu ton identité et celle de tes enfants?

Nous avons fait le choix de l’anonymat. Dévoiler qui je suis ne me dérange pas, mais mon mari (M. O’Maley) et mon fils (Chaton) n’ont rien demandé et je refuse de les exposer sur ce blog ou sur les réseaux sociaux.

5- Pourquoi ce choix?

Parce que leur vie privée peur appartient et que je n’ai pas à décider pour eux. J’ai d’ailleurs consacré un article à ce choix, juste là.

6- Et ton entourage a-t-il connaissance de ton blog ou c’est ton jardin secret?

Mon mari sait que je tient ce blog. Il en a lu quelques articles mais n’est pas très curieux. Certains de mes amis doivent savoir que j’ai ce blog. Pour le reste c’est mon jardin secret et j’aime avoir une liberté totale dans les sujets que j’aborde et les mots que je choisi pour ça.

7- Quel est ton article préféré, celui qui te touche le plus ou te fais rire?

Mon article préféré est sans doute celui sur ma grossesse parfaite. Parce que j’ai eu beaucoup de chance mais que je ne voulais pas en parler de peur de me porter la poisse.

Celui, ceux plutôt, qui me touchent le plus sont ceux que j’ai écris en étant jeune maman, mon inutilité les premières semaines, mon allaitement raté, mon accouchement finalement mal vécu, nos relations difficiles avec M. O’Maley. Ce sont des tranches de vie que je ne regrette pas d’avoir vécu ou écrit, il faut faire avec et continuer à avancer.

8- Et celui dont tu n’es pas vraiment fière?

Tous les articles où je dis que je reprends du service sur le blog et que je ne m’y tiens pas.

9- Un article d’un autre blogeur qui a changé ta vision des choses sur un sujet?

Je crois bien que ce sont les articles sur les mots totem de Milena sur son blog Pink et green.  son dernier mot totem

J’ai trouvé mon mot totem pour 2018, je vous en parlerai peut étre bientôt.

10- Un blog coup de cœur à partager?

J’aime beaucoup de blogs. Quand je les découvre, j’aime les lire en entier, même s’ils existent depuis plusieurs années. Ce sont des blogueuses connues, mais j’aime leur façon d’aborder les choses et leur sensibilité. Impossible pour moi de n’en retenir qu’un.

Maman Floutch

Syndrome du neurone unique / Bout de Lune 

La mite orange

Madame rêve 

Zozomum

Pink et green

40ans4enfants

11- Et pour finir une avant-première, quel sera l’objet de ton prochain article?

On parlera bébé. Ou accouchement. Ou portage. Je n’en ai aucune idée en fait …

Bientôt 2 ans

Avant Noël, j’avais prévu de faire une wishlist de ce qu’on voulait pour chaton. Et finalement, elle est restée dans mes brouillons. Il aura 2 ans dans 15 7 jours (je voulais faire une photo de ma création pour cet article et elle n’est pas encore terminée, mea culpa, je publierai sur les réseaux sociaux) et je vais vous montrer la « petite » sélection que j’ai faite pour lui :

Le téléphone fisherprice. Je l’ai trouvé lors d’une vente au secours populaire. Payé 2 € au lieu de 25. Chaton l’a trouvé avant que j’ai eu le temps de l’emballer, il joue avec tous les jours. C’est un franc succès.

Les légumes à découper. Il les a également reçu en avance et il adore. On lui a montré comment se servir du couteau et recoller les morceaux et il s’en sort désormais très bien.

Une draisienne. Il a eu une trotinette à Noël, au tour de la draisienne.

Une pèche aux canards magnétique. Un petit jeu à emporter, qui ne prend pas trop de place et qui lui permettra de développer sa précision.

Un tunnel. Chaton est inscrit au bébé gym et adore pouvoir refaire certaines activités à la maison (il maîtrise déjà les roulades, qu’il fait sur son tapis). Le tunnel sera un plus.

Un jeu de société little cooperation. Son père est un grand joueur. Moi je déteste ça. Mais les jeux pour enfants, ça devrait aller. Enfin j’espère.

Un carnet pinceau magique.

Une boite d’activités, que je réalise moi même : des perles à enfiler, de la pate à modeler, des activités de motricité fine, des gommettes, de la peinture, des playmaïs …

Et sinon … Le blog a désormais sa page instagram (presque vide, OK, mais quand même) : mes.reflexions.de.maman Venez me suivre là-bas

Cet enfant bienveillant

pexels-photo-776636.jpegChaton n’a pas encore 2 ans. Il ne maitrise pas encore ses émotions, il ne sait pas les gérer seul quand elles sont négatives, mais il ressent tout. Surtout mes émotions.

Son arrivée m’a quelques peu chamboulée et a fait ressortir en moi des choses que j’essaie de rationaliser et de canaliser depuis des années. J’ai peur des choses que je ne connais pas et que je ne maitrise pas, surtout quand je ne peux pas avoir de contrôle dessus. Alors avec le bain d’hormones dans mon corps, les débuts ont été des plus chaotiques dans ma tête (mon cœur lui était rempli de cet amour inconditionnel que connaissent les parents). J’ai mis du temps à comprendre, à voir, qu’en fait cet enfant, il est pareil que moi. Il est une vraie éponge à émotions. Et ce n’est pas toujours facile de se raisonner, de laisser la colère et la frustration de côté, parce que mes émotions, lui font du mal quand il les ressent. Et que c’est un vrai cercle vicieux.

Mais certains jours, on a de belles surprises. Mercredi dernier, j’ai eu une mauvaise nouvelle. Une réponse que j’attendais impatiemment s’est révélée être négative. Le soir, c’est son père qui a été le chercher chez la nounou. Ils sont ensuite passé au supermarché à côté pour me prendre des chocolats. C’est Chaton qui a choisit.

En arrivant chez nous, il m’appelait déjà dans le couloir de l’immeuble, et à peine la porte de chez nous passée, il a sauté dans mes bras. Il a vu les larmes rouler sur mes joues et de sa petite voix d’enfant m’a demandé « é pleur maman ? » et j’ai encore plus pleuré. Parce que j’ai senti chez lui cette envie de me réconforter. Il m’a fait un câlin et a posé sa tête sur mon épaule. Tout est venu de lui, je n’ai pas demandé ce câlin, mais lui l’a fait, parce que j’en avais besoin. Je suis fière, si fière de cette bienveillance. On fait de notre mieux pour lui montrer ça tous les jours, et il voit.

Il s’inquiète toujours quand un enfant pleure et me questionne du regard pour que je lui explique ce qu’il ne comprend pas. Il a un peu de mal à s’intégrer aux groupes d’enfants qui crient beaucoup parce que ça ne fait pas parti de son quotidien chez nous ou chez sa nounou. Il observe beaucoup, toujours. Et je retrouve mes propres attitudes dans les siennes. Ce n’est pas de la timidité (enfin peut être un peu). Ce n’est pas un manque de sociabilité. Ce n’est pas de l’introversion. C’est simplement un besoin d’observer, de comprendre les règles du groupe, de les intégrer pour être plus à l’aise dans ce groupe, ou choisir de ne pas y entrer parce que ce qu’il voit ne lui convient pas.

On essaie tous les jours d’être bienveillants avec lui, et lui est bienveillant avec nous. Et ça rempli mon cœur d’encore plus d’amour et de fierté.

Ce qu’on voulait faire, ce qu’on a vraiment fait

Enceinte, avant l’arrivée d’un bébé, on imagine beaucoup de choses et on se fait un liste de choses que l’on veut faire quand bébé sera là. Je vous raconte les notres et vous dit si on a tout suivi :

  • Le bilinguisme : Mon mari parle couramment anglais. Il a passé une année en Angleterre et a tout de suite voulu partager ça avec notre bébé. Il a fallu chercher tout le vocabulaire lié à la puériculture et à l’enfance mais tout roule maintenant. On a aussi investi dans des livres dans les deux langues. Chaton commence à bien prononcer  des dizaines de mots. Et certains en anglais, « thank you » et « bottle » (biberon) sont préférés à leur version française. On est impatient de voir la suite sur ce point là.
  • La langue des signes : pouvoir communiquer  avec son enfant avant qu’il ne parle, qui n’en rêve pas ? J’ai acheté un livre sur le langage des signes des bébés. Et finalement, on ne s’en est pas servi … Peut étre pour le prochain ?
  • L’allaitement : S’il est un sujet sur lequel je ne savais pas ce que je voulais, c’était bien celui-là. Je voyais dans l’allaitement beaucoup de contraintes, bien plus que dans le biberon. Mais le sein, c’est quand même bien plus naturel et adapté. Pour profiter des deux, je m’étais dit qu’on opterait pour un allaitement exclusif pendant un mois pour mettre en place les choses avant de passer à du mixte, l’idée étant qu’en reprenant le travail je n’allaite que quand on est ensemble, sans tirer mon lait pour le temps qu’il passe avec la nounou (ou son père, ou ses  grands-parents, etc) et finalement ne garder que l’allaitement comme apport en lait pour la suite, une fois qu’il mangerait des yaourts et du fromage. Une seule certitude pour moi, jamais oh grand jamais je ne me brancherais sur un tire lait, je ne suis pas une vache laitière. Sauf que. Sauf que l’allaitement s’est mal passé. L’accouchement a été sportif et sans doute avec un peu trop (sic) de péridurale. Il tétait mal. J’avais du mal à accepter de n’étre qu’une maman pendant un certain labs de temps et de l’avoir collé à mon sein 45 minutes toutes les heures et demi. Au bout de 3 semaines j’étais épuisée moralement, au fond du trou, paniquée et mal en point. On est passé au biberon comme ça, quasiment sans transition. J’ai tiré mon lait une semaine, surtout pour ne pas trop patir du sevrage brutal. Et j’aurai dû faire ça bien plus tôt. Arreter avec mes principes inutiles et laisser faire les choses, c’est mieux si je tire mon lait, OK je le fais. On prend le temps de s’apprivoiser, de devenir maman et de l’accepter pour mieux revenir à un allaitement au sein. Se sera sans doute mon plus gros regret dans cette aventure. Ce n’était peut étre pas le bon moment. Ce n’est pas grave, ce n’est pas un échec, il se porte à merveille et ça m’a fait beaucoup de bien (sauf le yoyo de kilos que j’ai imposé à mon corps en quelques semaines…) de pouvoir faire des choses sans m’inquiéter de ce que je m’absente plus de 30 minutes de la maison.
  • Les moments à deux : « dès que bébé fait des nuits correctes, on le laisse aux grands parents et on part en week end tous les 2 ». Chaton a fait ses nuits à 1 mois et demi et des nuits plus longues vers 4 mois. Et nous somme partis en amoureux … 9 mois plus tard.
  • Le portage : quand j’étais enceinte, on s’est surtout posé la question d’avoir une poussette tellement l’idée du portage était une évidence pour nous. On savait qu’on voulait une écharpe extensible pour les premiers mois, et un porte bébé pour la suite. Au final … J’ai 7 moyens de portage.Voilà. Je crois que je suis un peu devenue accro au portage. Parce que c’est pratique, parce que ça sauve des journées et des nuits compliquées, ça permet de faire des câlins. Bref, c’est génial. (et on a aussi une poussette,géniale elle aussi, je vous en parlerai peut être un jour)
  • La DME : On a déménagé au moment où Chaton a commencé à s’intéresser à la nourriture. On a essayé la DME, et finalement, ça a été plus facile pour nous à ce moment de lui faire manger des purées (et en plus de ça, industrielles, mais bio). Et quand tout a été plus calme et les cartons déballés, on a recommencé la DME. Et ça a bien marché. On a continué à utiliser les purées, mais c’était selon les envies de chaton.
  • La motricité libre : énorme succès. Il a toujours adoré ça. Pouvoir se déplacer sans avoir besoin de nous, découvrir son environnement (et les prises électriques). Un franc succès.
  • Les couches lavables : grand sujet d’hésitation. On en a, on en a utilisé un peu mais avec des fuites. Je les avais un peu laissées au placard. Et un peu par hasard, sans vraiment de raison, je les ai ressorties il y a un mois. On est finalement conquis, on va en acheter d’autres parce que notre stock n’est pas suffisant à notre goût. On essaie de convaincre la nounou de Chaton maintenant. Mais je suis sure que ça va arriver.

Et vous, qu’est ce que vous vouliez faire enceinte ? Qu’est ce que vous faites maintenant que bébé est là ?

Cette fois, c’est pour de vrai

Encore plusieurs mois sans un article par ici.

Plusieurs mois compliqués au sein de notre couple.

Plusieurs mois d’incompréhension, de fatigue, de rancœurs futiles.

Plusieurs mois avant de trouver la source du problème, celle qui est cachée par toutes ces broutilles.

Mais on a trouvé. Il fallait simplement que je m’écoute. Et que je lui dise. Parce que si c’était compliqué à voir pour moi, c’était impossible pour lui.

Dans les moments de doute, où le négatif prend le pas sur le positif, j’ai toujours cette furieuse habitude de me réfugier dans mes écrans, mon téléphone et à regarder la vie des autres s’étaler devant moi en espérant que j’y trouve une réponse sur ma vie (SPOILER ALERT : c’est totalement inefficace). Alors que si je prenais un stylo et que je posais des mots sur ce qui ne va pas, exprimer ma colère et passer à autre chose, tout serait plus simple.

Ce n’est pourtant pas compliqué. Mais il faut que j’y prenne garde pour la suite. J’ai même créé des pages spéciales à cet effet dans mon bujo. Et je vais recommencer à écrire par ici. Parce que j’en ai besoin. Et parce que ça me fait du bien.

Cette fois, c’est pour de vrai !

Se retrouver à un, à deux, à trois

En devenant parent, on en oublie souvent le couple qu’on était avant. Le quotidien qui change, le rythme qui évolue en permanence, le linge sale qui s’entasse et on se retrouve noyé sous les tâches du quotidien.

Alors que j’étais encore enceinte, je disais à tout le monde « le jour où chaton fait ses nuits, on le laisse aux grands-parents un week-end et on part tous les deux ». Il a fait ses nuits à un mois et demi (oui, je sais, j’ai beaucoup de chance).

Notre départ à deux ? Un an plus tard. Ouais, ça a été bien moins facile de le laisser que ce que j’avais imaginé. Mais on l’a fait.

On a passé deux jours loin de notre sud-ouest, pour rejoindre Berlin. Je connaissais déjà cette ville fascinante et ça a été un réel bonheur que d’y retourner et de la faire découvrir à mon mari.

Et sans se rendre vraiment compte, on multiplie les moments à un, à deux et à trois.

A un, quand il est gardé par l’assistante maternelle un jour où je ne travaille pas. J’en profite pour faire les courses et le ménage mais aussi un peu de lèche vitrine ou pour lire un livre en journée. Lui profite de soirées (ou de nuits) jeux avec ses amis ou part en stage d’aïkido pour un week end.

A un aussi les soirs où mon mari reste à la maison avec chaton pendant que je suis à mon cours de danse. J’ai besoin de lien social, de voir d’autres personnes. Je ne suis pas là deux soirs par semaine. Mon mari deux autres soirs. Et ce rythme nous convient plutôt bien.

A deux, ces mêmes moments, où chaton profite exclusivement d’un de ses parents. Jeux différents, mots différents, câlins différents.

A trois, c’est sortir du quotidien ménager. C’est faire une ballade ensemble. C’est regarder les autres enfants jouer dans l’aire pas loin de chez nous. C’est trainer au lit en pyjama le dimanche matin. C’est se faire des chatouilles et se faire rire.

Profiter de ces moments, c’est aussi (et surtout) apprendre à lâcher prise. A ne plus maitriser l’état de la maison et le temps qui passe. C’est le regarder grandir aussi, et c’est tellement important.