Ma plus grande peur

Voilà un article que j’aurai pu écrire il y a quelques mois. Et puis une lecture, et ce sujet qui redevient d’actualité. J’ai commencé l’écriture de ce billet le 7 janvier. Sans faire attention à la date. Puis elle m’est revenue d’un coup. C’est peut étre une coïncidence, peut-être pas. Je n’ai pas eu beaucoup de temps à consacrer à l’écriture la semaine dernière, je fini donc ce soir. La coïncidence des dates n’est plus là, enfin si, dans ma tête.

Vous n’aurez pas ma haine. Ce titre vous dit quelque chose ? C’est normal. Antoine Leiris, l’auteur, avait publié une lettre sur Facebook portant ce titre quelques jours seulement après. Après la tragédie, après la perte, après le 13 novembre 2015. Ce soir-là, sa femme était au Bataclan. Ce soir-là il a perdu sa femme, il à perdu la mère de son fils, Melvil, 17 mois. Ce livre a été son exutoire émotionnel. 10 jours d’écriture. Brutale, violente, comme la perte qu’il vient de subir.

Le livre est poignant, j’ai pleuré plusieurs fois.

L’occasion pour moi de parler de ce sujet sensible. La mort. Pas n’importe laquelle, celle de mon mari. Ou plutôt du père de mon enfant (et des suivants). Je  n’ai pas peur de perdre mon fils. Imaginer cela est impossible pour moi. On ne peut pas perdre un enfant. On doit partir avant eux (mais le plus tard possible) mais ils ne peuvent partir avant nous.

Je n’ai pas eu de peur  pendant ma grossesse. Pas peur de perdre l’enfant, pas non plus de ne pas l’aimer ou de ne pas savoir m’en occuper. J’ai été très sereine tout du long. Un seule chose à fait peur à la femme enceinte à fleur de peau que j’étais, le perdre lui. Que ses enfants grandissent sans le connaitre.

C’est comme ça qu’un soir, alors qu’il avait un cours d’aïkido que j’avais oublié après 2 semaines de vacances, j’ai fondu en larmes dès qu’il a passé la porte de chez nous, parce qu’il était rentré et que toutes les choses les plus dramatiques que j’avais pu m’imaginer n’étaient pas réelles.

En lisant ce livre, j’ai à nouveau eu cette peur qu’il ne rentre pas.  Je crois que la mort à quelque chose de trop définitif pour moi (merci captain obvious).

Il est un père extraordinaire.

(en écrivant cet article, je me suis rendue compte que ce dont je voulais parler, n’est en fait pas le sujet du livre ni exactement ce que j’avais en tête, je ferai un autre article pour ça.  C’est ce qui explique la première phrase, mais il se fait tard, et je n’ai pas envie de réécrire tout l’article (3615 mylife)

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Les sourires de chaton

Chaton a toujours été très souriant. Il nous gratifie à longueur de journée de ses sourires, dévoilant ses 2 petites dents, et faisant naître sur ses joues deux petites fossettes.

Il aime beaucoup de choses. Depuis sa naissance, beaucoup d’objets ou de situations ont passé le test du j’aime/j’aime pas. Aujourd’hui, à 8 mois, ses goûts sont de plus en plus affirmés et les choses qu’il aime ne changent pas de semaine ne semaine (quoi qu’on en rajoute à la liste).

  • Les cuillères : Pour manger ou seulement pour machouiller, elles sont ses grandes amies depuis qu’il a 4 mois. Je lui en ai donné une pour jouer (toujours sous surveillance bien sur) pour qu’il s’habitue à cet objet avant qu’on ne l’utilise pour le faire manger. Il ne lui aura fallu que quelques jours pour lui vouer un amour fou. Il en a quasiment toujours une à proximité et elle est devenue notre meilleure alliée lorsqu’il est contrarié (oui parce qu’il a un papa et une maman pas sympas qui lui interdisent de toucher à la chaîne hifi qui est juste à sa portée, ou de piquer leurs livres dans la bibliothèque).anneau-nuby

  • Son anneau de dentition, ou plutôt son triangle de dentition. De la marque Nuby, je l’avais trouvé à 2€ dans une parapharmacie qui liquidait son stock. Il l’aime à tel pont que j’en ai racheté un au cas où on perdrait le premier, que l’on emporte toujours avec nous,en ballade ou en voiture (pareil que s’il avait un doudou). Il le machouille, le secoue, l’observe attentivement, bref, il l’adore.

  • Son cube d’activités : cube-lazareissu de la même collection que le doudou que j’ai acheté pendant ma grossesse, le cube attire systématiquement l’œil de chaton, particulièrement le nuage qui fait pouet. (collection Lazare et Oscar de Sauthon, trouvé pour pas trop cher sur allobebe.fr)

  • Son attache tétine : parce que c’est plus intéressant que la tétine en elle-même. Il lui bave littéralement dessus et fait ses dents sur la partie normalement accrochée à son vêtement. Il a même réussi à le rayer.

  • Le panais, la courgette et le potiron : on a commencé la diversification alimentaire à 5 mois et demi. On voulait utiliser la DME (diversification menée par l’enfant) por notre grand curieux. Il était peut être un peu trop jeune, ne mangeait vraiment pas beaucoup, et on a déménagé et j’ai finalement un peu cédé à la facilité du pot (industriel bio ou préparé par mes soins), il a tout de suite adhéré et apprécié manger. S’il déteste la carotte industrielle et le brocoli, le panais, la courgette et le potiron ont un très grand succès. Tout comme la poire et la banane. Et l’ananas bien mur mangé piqué directement dans les doigts de maman.

  • Misty, notre chat : c’est l’amour entre eux. 11245531_10206380706617395_5313529618730857748_nPas une larme de chaton versée sans que Misty n’accoure pour voir si tout va bien. Le retour à la maison après 4 jours à la maternité a été compliqué pour le chat qui a stressé (et vomi partout dans l’appartement), qui ne comprenait pas vraiment qu’un autre prenne toute l’attention et pleure sans que l’on sache quoi faire. Mais tout est vite rentré dans l’ordre et il accepte même de se faire caresser par chaton.

  • Les grenouilles : passion récente mais affirmée, il s’est pris de passion pour son thermomètre de bain (en forme de grenouille thermometre-grenouilledonc) qui passe plus de temps dans notre salon que dans notre salle de bain, pour une peluche publicitaire gracieusement offerte par des amis et maintenant à une marionnette.

2017, nouvelle année, nouvelles envies

Il y a quelques semaines, j’annonçais mon retour sur le blog et disais que j’allais écrire plus souvent ici … Et finalement, je n’ai presque rien écrit. Pas par manque d’envie ou d’inspiration, mais par manque de temps. Mais cette année, tout va changer.

En 2016, j’avais trois résolutions, déménager, penser à moi et être wonder woman.

Cette année, j’ai envie de choses simples, mais nécessaires pour mon bien être et celui de ma famille.

Je vais arrêter de procrastiner sur les réseaux sociaux et revenir dans la vraie vie sans avoir l’impression d’avoir perdu 2 heures à rien faire.  A la place, je vais plutôt réécrire ici régulièrement, au minimum une fois par semaine. C’est important pour moi et aussi pour le blog de ne pas le laisser à l’abandon. Je vais aussi me remettre à lire sérieusement. Un livre par mois minimum. J’ai déjà le stock à la maison. J’adore lire, je pourrai ne faire que ça, me nourrir de ces histoires, rêver, m’évader. C’est un besoin que j’ai eu peu le temps d’assouvir en parallèle de ma thèse, je lisais déjà beaucoup, mais pas vraiment pour le plaisir (enfin si, mais pas les mêmes lectures).

On va profiter, encore et toujours de chaton qui fait notre bonheur depuis 8 mois, le temps passe vite, et je ne veux pas rater un instant disponible avec lui. Il faut d’ailleurs que je fasse son album photo. J’ai l’album, j’ai les photos imprimées, ne manque plus qu’à organiser, dessiner, écrire (je n’ai pas encore terminer celui de notre mariage en juillet 2014, autant dire que je ne suis pas sure de m’y tenir, mais je vais essayer au maximum, j’adore que ma maman ait pris du temps pour faire le mien étant enfant, je veux faire la même chose pour lui).

Je vais aussi changer de travail. J’ai besoin de voir d’autres horizons, de changer d’air, de partir sur de nouveaux projets avec de nouvelles personnes.

Et je vais prendre soin de moi, me retrouver, récupérer mon corps, non pas d’avant la grossesse, mais d’avant avant. Avant que je ne prenne 15 kilos puis que je tombe enceinte (oui parce que j’en ai perdu 8 le premier mois de ma grossesse, que j’ai repris jusqu’à l’accouchement (oui, poids d’accouchement=poids de début de grossesse cette fois-ci), puis perdu dans les 3 semaines qui ont suivi, puis repris dans les 2 mois d’après). Je ne suis pas bien dans mon corps, mon corps n’est pas bien lui même (ce n’est pas qu’une question d’image, mais je sens que mon corps ne va pas bien) et je vais faire ce qui marche le mieux sur moi,  arrêter le sucre (j’en ferai peut être un article un jour).

Beaucoup d’événements sont en prévision pour cette année, des anniversaires, des mariages, et un très gros événement en 2018 (les 40 ans de mariage de mes parents) qui va me demander pas mal de préparation, dans le plus grand des secrets.

Je vais ranger ma cuisine, effacer les traces de ce réveillon et repartir sur de bonnes bases sur cette nouvelles année.

Et si finalement, j’avais mal vécu mon accouchement …

Ce soir, Babyboom a envahi ma télévision. J’aime bien regarder cette émission. J’aime voir la vie de ces gens changer, partager leur bonheur à l’arrivé de leur enfant. C’est des fois difficile, des fois rapide, toujours émouvant.

Mais ce soir, une histoire se détache des autres. Pourquoi ? Parce qu’elle est ce qu’aurait pu étre mon accouchement. Elle fait écho à mon accouchement, à la naissance de Chaton. Jusque là, je trouvais que mon accouchement ne s’était pas vraiment bien passé (comment ça, accoucher en 10 minutes, le sourire aux lèvres et le brushing en place ça n’arrive (presque) que dans les films ?).

13 heures de travail ont été nécessaires. 1 heure de poussées. L’angoisse de voir l’aiguille de l’horloge en face de moi tourner, trop longtemps. 1 heure avant de voir son visage alors qu’on m’avait dit que cela ne prendrait qu’une demi heure. 30 longues minutes à voir le visage de la sage-femme et de l’obstétricien se fermer, se concentrer sur lui. 30 minutes à entendre que l’étais « un cas parfait pour utiliser les ventouses » pour l’aider à sortir. Un cas d’école qui ne trouve pas d’application pratique parce qu’il n’y a pas de ventouses disponible ce week end là …

Chaton est arrivé par voie basse, je vous passe les détails de comment on fait pour faire descendre un bébé qui a le cordon vrillé autour du cou, n’arrive pas à se fixer dans le bassin et que l’utérus remonte jusqu’au niveau de la poitrine. Mes cotes s’en souviennent.

Jusqu’à ce soir, je savais que j’étais passé à 5 minutes d’une césarienne, et que finalement ça ne s’était pas si mal passé. Mais ce soir, j’ai vu une femme ne pas avoir cette chance. Elle a du subir une césarienne parce que son bébé ne descendait plus. Il a fallu faire remonter son enfant dans le bassin pour qu’il puisse sortir. Oui oui, remonter. Et j’ai pleuré. Et pas juste un peu. Parce que j’ai échappé à ça. Mais parce que j’ai ressenti tout ce qu’elle a ressenti. Cette angoisse de ne pas savoir pourquoi il est coincé, ne pas savoir s’il va bien quand même, l’angoisse de l’aiguille qui avance alors que bébé non.

Et finalement le soulagement de son arrivée, tout rose. Et cette pensée, cette « satisfaction » que la sage femme qui a consenti à commencer le travail dans une position physiologique et m’a demandé au bout de 20 minutes de passer dans une position gynécologique, affichant un large sourire « je vous l’avez bien dit que ça ne marcherait pas », n’avait pas eu plus de succès que moi.

Je ne suis pas sure que ce post soit très clair, il doit étre bourré de fautes d’orthographe, je ne l’ai pas relu.

Mais je crois que j’ai finalement un peu mal vécu cet accouchement. Psychologiquement au moins. Je crois que j’écrirai en détail un jour cet accouchement. Pas pour le partager avec vous sur ce blog, mais parce que je crois avoir besoin de poser sur papier toutes ces émotions. Et ces premières semaines difficiles.

 

Mesreflexionsdemaman, le retour ?

Trois mois. Cela fait trois mois que je n’ai pas écris sur le blog. et pourtant, j’en ai eu envie, besoin. Mais les événements se sont enchaînés et je n’ai pas eu le temps, je n’ai pas pris le temps.

Entre les vacances, la reprise du travail, la rentrée, les nouvelles activités, les changement d’emploi du temps et finalement un déménagement exprès, le temps m’a manqué.

Tout est en train de se calmer et je vais enfin reprendre le temps d’écrire quelques articles par ici. J’ai beaucoup de chose à dire, et à écrire sur des sujets très divers.

Et surtout, je vais enfin avoir à nouveau accès à internet très bientôt (Youpi !!!).

Les réseaux sociaux, lui et moi

Je ne pensais pas écrire cet article aujourd’hui. Je ne pensais pas avoir à l’écrire si vite. Et pourtant …

Le week end dernier, nous avons fait baptiser notre bébé (à qui il faudrait que je trouve un surnom, je n’aime pas trop l’idée de ne l’appeler que par référence à moi, mais c’est un autre sujet). Une partie de la famille était présente, cousins compris. Si nos grands parents, parents, oncles et tantes ne sont pas très connectés, nos frère et cousins le sont. Et des photos ont surgit sur les réseaux sociaux. Pas de la déco ou du repas, mais de bébé.

On est très clairs là-dessus avec mon mari, on ne veut aucune photo de lui sur les réseaux avant qu’il ne soit capable de décider de lui même de s’exposer ou non. Pourtant, certains se sont permis de mettre à disposition de tout le monde, et sans notre autorisation bien sur, des photos de lui. J’ai été obligé de leur demander de les retirer. Cela a été fait mais pas sans une certaine surprise ou déception.

On en (re)vient donc à devoir faire de l’éducation aux réseaux sociaux et à la vie privée à de jeunes adultes.

NON, les réseaux sociaux ne sont pas sans risque. On  y croise des gens formidables, on entretient des amitiés à des milliers de kilomètres, on y découvre des talents, des gens qui nous inspire. On y croise également des personnes qui ne sont pas qui elles prétendent, des personnes que l’on connait mais que l’on n’a pas envie de croiser et qui on pourtant accès à des informations sur nous.

Il ne faut pas oublier que les réseaux sociaux Internet ont une mémoire sans fin. Tout ce qui y est partagé y reste. Les photos n’appartiennent plus à celui qui les a diffusées, elles ne sont plus privées. Elles peuvent être (et souvent sont) utilisées par n’importe qui, en particulier des marques qui ne veulent pas dépenser d’argent dans un shooting photo pour leurs produits. Et je n’ai pas envie que le visage de mes enfants se retrouve sur des paquets de couches.

Il y a un réseau social que j’aime particulièrement, c’est Instagram et ses photos carrées. On y trouve de très jolies photos. Des instants de vie partagés. Y compris des photos d’enfants. Et j’adore ces photos. Voir en image les anecdotes de la vie de famille. Les photos des instants parfaits, celles des instants cocasses, celles de la vraie vie. J’aime suivre l’évolution de ces bébés qui deviennent des petits garçons et des petites filles. Je me réjouis chaque jour de leur évolution.

Mon bébé est le plus beau des bébés mais je ne veux pas le montrer au monde entier sur Internet. Je veux conserver pour lui son anonymat et pour mes proches et moi tous ces moment de bonheur et d’émerveillement devant son évolution. Et les dizaines centaines millier de photos que je fais pour mon album photo.

Tu peux dormir bébé

Sujet sensible s’il en est un au début de la vie d’un bébé, le sommeil. C’est sans aucun doute la question la plus fréquemment posée « Alors, il fait ses nuits ? » (la seconde plus posée étant « Tu l’allaites ? »). Et depuis environ un mois, je peux répondre que oui, il fait ses nuits. Je ne voulais pas trop le dire au début, de peur de nous porter la poisse et que ce ne soit qu’une période qui prenne fin. Mais les nuits passent et se ressemblent, il dort.

En réfléchissant à l’écriture de cet article, je me suis dit que je n’avais finalement pas fait grand chose et que j’avais surtout un bébé carrément sympa de me laisser dormir (son père n’a jamais eu de problème, quand il dort, il dort et n’entend rien autour de lui (ce qui est très pratique quand j’ai la lubie de passer l’aspirateur à 7 heures du matin le dimanche (oui oui))). Mais en faisant la liste de ce que l’on fait, je me rend compte qu’il y a beaucoup de choses.

Dans la chambre d’abord. Depuis sa naissance, bébé dort dans un (sublime) berceau (en osier) dans notre chambre. On a fait le choix de ne pas faire de co-dodo, ayant trop peur de l’écraser pendant notre sommeil. Le chat s’incruste aussi régulièrement sur notre lit la nuit, et je n’aurais pas été sereine que l’on soit tous les 4 dans un si petit espace.

  • Son berceau est pour le moins déplumé (ou minimaliste), il n’y a qu’une gigoteuse et une sucette. Il y avait son doudou au début, celui avec la bola de grossesse dedans), mais bébé est plutôt agité des bras et avait peur du bruit quand il le touchait en pleine nuit. Je l’ai donc enlevé. Pas de mobile, pas de veilleuse, pas de boite à musique qui pourraient le stimuler alors que je veux qu’il se repose (on a un très gros curieux par ici)
  • J’utilise deux gigoteuses différentes, une en velours, plutôt épaisse quant il fait froid, une en lange Aden+Anaïs quand il fait chaud comme en ce moment. Et quand la température de la pièce est vraiment trop élevée, je le laisse seulement en pyjama.
  • Je ferme les volets le soir (je les baisse juste pour faire de la pénombre pour la sieste) et je n’allume pas la lumière (on allume celle du couloir pour voir que tout se passe bien).

Pour le rituel de coucher, ça commence bien avant le coucher. Environ 1h30.

  • Il prend son dernier biberon de la journée vers 20h30/21 heures. Pas de céréales ajoutées, pas de surplus de poudre. 180ml de lait pour l’instant. C’est un moment de calme et de partage entre lui et celui qui lui donne le biberon.
  • On le met ensuite en pyjama. Ca parait très bête mais c’est important, on change les vêtements, ou met un pyjama, c’est pour dormir la nuit.
  • Surtout, on lui parle, on lui explique dès ce moment là qu’il va bientôt aller se coucher.
  • Un petit tour sur la terrasse pour regarder les feuilles dehors et la lumière. Il adore ça. Et ça nous permet aussi un temps de latence entre la fin du biberon et le coucher, qu’il ait le temps de digérer un peu. Dans les bras de maman, dans les bras de papa, c’est le moment de faire des câlins et de sentir pour la dernière fois de la journée son odeur de bébé.
  • On le couche vers 22 heures, plus tôt si on repère des signes de fatigue, mais rarement plus tard. La seule fois où on l’a fait il avait le hoquet (et chez lui ça dure une bonne demi-heure) et il a fallu le temps que ça passe puis qu’on le calme, c’était pas terrible. On est attentif au moindre signe, il se frotte les yeux, baille à s’en décrocher la mâchoire, contemple le vide en étant absent, s’énerve pour un rien, chouine sans explication et sans étre consolable, c’est qu’il est fatigué.
  • on lui répète qu’on va dans le berceau, pour se coucher. On le met dedans et chacun on lui parle. Mon mari lui souhaite bonne nuit, lui dit à demain et lui fait un bisou. Je lui dis qu’il est l’heure de dormir, qu’on n’est pas loin et que s’il a besoin de nous il peut nous appeler, on viendra le voir. Bref, je le rassure puis lui souhaite bonne nuit et lui dis que je l’aime. Une caresse sur la joue, une main posée sur son torse. Je lui mets sa sucette s’il la veut (il a découvert il y a 10 jours qu’il pouvait mettre ses doigts dans la bouche) et je sors de la pièce. Je ne reste pas. Si je le fais, il sait que je suis là et pas moyen de dormir, il ne comprend pas que je sois à coté et que je ne m’occupe pas de lui.
  • On reste attentifs à lui même si on n’est plus là. S’il commence à chouiner ou à pleurer c’est que quelque chose ne va pas, des fois c’est simplement qu’il a lâché la sucette et il suffit de la remettre en place, des fois c’est plus important et je lui redis ce que j’ai dit en le couchant. Voilà.

Lorsque’il se réveillait la nuit pour manger, j’ai appliqué à la lettre le meilleur conseil qui m’a été donné : « la nuit, ne lui parle pas ». Le repas, le change éventuel et le couchage se font dans le silence et avec le moins de lumière possible (merci la veilleuse ourson Doudou et compagnie, elle est parfaite pour ça). Je parle beaucoup dans ma tête par contre. Je l’encourage à boire, je le félicite pour son rot et je lui dis qu’il peut dormir. Mais il ne l’entend pas. Il lit l’amour dans mes yeux, ressent la sérénité dans les câlins et le bercement (j’aurai du porter un podomètre histoire de voir le nombre de kilomètres que j’ai pu faire dans l’appartement la nuit).

Dès la semaine prochaine, il va intégrer son nouveau lit dans sa chambre. Ce rituel restera peut être le même, ou peut être pas. Il va sans aucun doute évoluer avec l’age de bébé mais les « principes » de base resteront les mêmes : expliquer, rassurer, aimer et faire confiance.

Cela fait un mois que bébé dors la nuit, de 22 heures à 7 heures le lendemain. Moi par contre …