Ce qu’on voulait faire, ce qu’on a vraiment fait

Enceinte, avant l’arrivée d’un bébé, on imagine beaucoup de choses et on se fait un liste de choses que l’on veut faire quand bébé sera là. Je vous raconte les notres et vous dit si on a tout suivi :

  • Le bilinguisme : Mon mari parle couramment anglais. Il a passé une année en Angleterre et a tout de suite voulu partager ça avec notre bébé. Il a fallu chercher tout le vocabulaire lié à la puériculture et à l’enfance mais tout roule maintenant. On a aussi investi dans des livres dans les deux langues. Chaton commence à bien prononcer  des dizaines de mots. Et certains en anglais, « thank you » et « bottle » (biberon) sont préférés à leur version française. On est impatient de voir la suite sur ce point là.
  • La langue des signes : pouvoir communiquer  avec son enfant avant qu’il ne parle, qui n’en rêve pas ? J’ai acheté un livre sur le langage des signes des bébés. Et finalement, on ne s’en est pas servi … Peut étre pour le prochain ?
  • L’allaitement : S’il est un sujet sur lequel je ne savais pas ce que je voulais, c’était bien celui-là. Je voyais dans l’allaitement beaucoup de contraintes, bien plus que dans le biberon. Mais le sein, c’est quand même bien plus naturel et adapté. Pour profiter des deux, je m’étais dit qu’on opterait pour un allaitement exclusif pendant un mois pour mettre en place les choses avant de passer à du mixte, l’idée étant qu’en reprenant le travail je n’allaite que quand on est ensemble, sans tirer mon lait pour le temps qu’il passe avec la nounou (ou son père, ou ses  grands-parents, etc) et finalement ne garder que l’allaitement comme apport en lait pour la suite, une fois qu’il mangerait des yaourts et du fromage. Une seule certitude pour moi, jamais oh grand jamais je ne me brancherais sur un tire lait, je ne suis pas une vache laitière. Sauf que. Sauf que l’allaitement s’est mal passé. L’accouchement a été sportif et sans doute avec un peu trop (sic) de péridurale. Il tétait mal. J’avais du mal à accepter de n’étre qu’une maman pendant un certain labs de temps et de l’avoir collé à mon sein 45 minutes toutes les heures et demi. Au bout de 3 semaines j’étais épuisée moralement, au fond du trou, paniquée et mal en point. On est passé au biberon comme ça, quasiment sans transition. J’ai tiré mon lait une semaine, surtout pour ne pas trop patir du sevrage brutal. Et j’aurai dû faire ça bien plus tôt. Arreter avec mes principes inutiles et laisser faire les choses, c’est mieux si je tire mon lait, OK je le fais. On prend le temps de s’apprivoiser, de devenir maman et de l’accepter pour mieux revenir à un allaitement au sein. Se sera sans doute mon plus gros regret dans cette aventure. Ce n’était peut étre pas le bon moment. Ce n’est pas grave, ce n’est pas un échec, il se porte à merveille et ça m’a fait beaucoup de bien (sauf le yoyo de kilos que j’ai imposé à mon corps en quelques semaines…) de pouvoir faire des choses sans m’inquiéter de ce que je m’absente plus de 30 minutes de la maison.
  • Les moments à deux : « dès que bébé fait des nuits correctes, on le laisse aux grands parents et on part en week end tous les 2 ». Chaton a fait ses nuits à 1 mois et demi et des nuits plus longues vers 4 mois. Et nous somme partis en amoureux … 9 mois plus tard.
  • Le portage : quand j’étais enceinte, on s’est surtout posé la question d’avoir une poussette tellement l’idée du portage était une évidence pour nous. On savait qu’on voulait une écharpe extensible pour les premiers mois, et un porte bébé pour la suite. Au final … J’ai 7 moyens de portage.Voilà. Je crois que je suis un peu devenue accro au portage. Parce que c’est pratique, parce que ça sauve des journées et des nuits compliquées, ça permet de faire des câlins. Bref, c’est génial. (et on a aussi une poussette,géniale elle aussi, je vous en parlerai peut être un jour)
  • La DME : On a déménagé au moment où Chaton a commencé à s’intéresser à la nourriture. On a essayé la DME, et finalement, ça a été plus facile pour nous à ce moment de lui faire manger des purées (et en plus de ça, industrielles, mais bio). Et quand tout a été plus calme et les cartons déballés, on a recommencé la DME. Et ça a bien marché. On a continué à utiliser les purées, mais c’était selon les envies de chaton.
  • La motricité libre : énorme succès. Il a toujours adoré ça. Pouvoir se déplacer sans avoir besoin de nous, découvrir son environnement (et les prises électriques). Un franc succès.
  • Les couches lavables : grand sujet d’hésitation. On en a, on en a utilisé un peu mais avec des fuites. Je les avais un peu laissées au placard. Et un peu par hasard, sans vraiment de raison, je les ai ressorties il y a un mois. On est finalement conquis, on va en acheter d’autres parce que notre stock n’est pas suffisant à notre goût. On essaie de convaincre la nounou de Chaton maintenant. Mais je suis sure que ça va arriver.

Et vous, qu’est ce que vous vouliez faire enceinte ? Qu’est ce que vous faites maintenant que bébé est là ?

Publicités

Une histoire de prénom

On le lit sur tous les blogs de parentalité en ce moment. Mais j’aime bien parler prénom. Je vais y répondre moi aussi.

(Pour ceux qui me connaissent dans ma vie de tous les jours, aucun des prénoms envisagés pour nos futurs enfants n’est dans cette liste, sauf un).

1. Quels sont les 2 prénoms de fille et de garçons que tu préfères parmi la liste des 10 prénoms les plus donnés en France en 2017
Fille: Camille et Chloé

Garçon: Jules et Nathan

2. Quels sont les 2 prénoms de fille et garçon que aime le moins parmi cette même liste
Fille: Léna et Alice,

Garçon: Maël et Gabriel.

3. Si tu avais eu des jumeaux comment les aurais tu appelé (fille et garçon)?
Jumelles: Olivia et Cassandre

Jumeaux: Jules et Hugo

4. Si tu pouvais changer ton prénom par n’importe quel autre prénom lequel serait il?
J’aurai changé l’ordre de mon prénom composé.

5. Tu as 4 enfants, quelque soit le genre, leurs prénoms commencent tous par la même lettre, laquelle ?
Ce serait sans doute la lettre A. Même si en regardant mes autres réponses, on pourrait se dire que c’est le C.

6. Quel ton prénom inspiré d’animaux préféré ?
Rachel

7. Quel est ton prénom inspiré de couleur préféré ?
Garance

8. Ton top 3 des prénoms de garçon:
Antoine, Jules et Gauthier

9. Ton top 3 des prénoms de fille:
Juliette, Charlie, Mathilde

10. Quel est ton prénom de bébé de star préféré?

11. Quel prénom est ton péché mignon ( un prénom que tu aimes bien mais que tu n’assumes pas vraiment d’aimer )?
Copenhague. Comme la ville. Je ne sais toujours pas pourquoi, mais ces sonorités mes plaisent.

12. Quel est le prénom que tu n’aimes vraiment pas?
Mahaut

13. Quel ton prénom inspiré de nourriture ou boisson préféré?
Charlotte. Mon dessert préféré.

14. Quel ton prénom inspiré de fleurs, arbre, nature préféré?
Capucine

15. Quel ton prénom inspiré d’un film ou d’une série préféré?
Sans aucun doute Honorine. Personnage de Marcel Pagnol, j’aime ces prénoms méditerranéens, plein de soleil.

16. Choisi le prénom que tu préfères dans ton entourage.
Laureline. Et il va très bien à la petite fille qui le porte.

Cette fois, c’est pour de vrai

Encore plusieurs mois sans un article par ici.

Plusieurs mois compliqués au sein de notre couple.

Plusieurs mois d’incompréhension, de fatigue, de rancœurs futiles.

Plusieurs mois avant de trouver la source du problème, celle qui est cachée par toutes ces broutilles.

Mais on a trouvé. Il fallait simplement que je m’écoute. Et que je lui dise. Parce que si c’était compliqué à voir pour moi, c’était impossible pour lui.

Dans les moments de doute, où le négatif prend le pas sur le positif, j’ai toujours cette furieuse habitude de me réfugier dans mes écrans, mon téléphone et à regarder la vie des autres s’étaler devant moi en espérant que j’y trouve une réponse sur ma vie (SPOILER ALERT : c’est totalement inefficace). Alors que si je prenais un stylo et que je posais des mots sur ce qui ne va pas, exprimer ma colère et passer à autre chose, tout serait plus simple.

Ce n’est pourtant pas compliqué. Mais il faut que j’y prenne garde pour la suite. J’ai même créé des pages spéciales à cet effet dans mon bujo. Et je vais recommencer à écrire par ici. Parce que j’en ai besoin. Et parce que ça me fait du bien.

Cette fois, c’est pour de vrai !

Revenir ?

Mon dernier article date du 26 juin … L’été, la rentrée, un nouveau travail loin de chez moi, un nouveau rythme à prendre … Le temps passe, file et je laisse ce blog un peu à l’abandon. J’ai commencé des articles que je n’ai jamais terminés. Je voulais vous raconter le premier anniversaire de chaton, mais il a 18 mois aujourd’hui et ça parait complètement dépassé.

Je crois aussi que je suis dans une période de profonde remise en question. Mon « nouveau » travail (au sens où je fais le même travail, mais dans une autre juridiction) me permet de découvrir de nouvelles choses et c’est très exaltant. J’ai aussi redécouvert la raison pour laquelle je voulais être magistrat. Mais c’est à 2 heures de là où on habite et juste à coté de chez mes  parents. Cette « pause » hebdomadaire (je ne travaille que 2 jours par semaine) me fait du bien en m’éloignant des choses du quotidien qui me pèsent vraiment chez nous, et les exacerbent encore dès que je reviens à la maison. Et l’ambiance s’en ressent. C’est vraiment compliqué comme période pour notre couple. Je n’arrive plus vraiment faire la part des choses. Les petites choses et les plus grandes deviennent de très gros problèmes pour moi.

J’ai eu un entretien pour un travail super intéressant très loin qui impliquerait un déménagement de notre famille, qui n’emballe pas ma belle-mère (oui parce qu’elle a demandé à Mister O’Maley de me convaincre que c’est une mauvaise idée), et pour laquelle je n’ai pas encore de réponse. Je suis follement impatiente, quelque soit la réponse, de savoir si je dois commencer les cartons ou continuer mes recherches. JE suis comme suspendue dans le temps en attendant que les choses passent autour de moi et je ne suis en même temps pas capable de faire autre chose.

Je crois que poser ça sur mon clavier me fait un peu beaucoup de bien, et j’ai très envie de me remettre à écrire. J’espère que les prochains articles arriveront très prochainement.

Se retrouver à un, à deux, à trois

En devenant parent, on en oublie souvent le couple qu’on était avant. Le quotidien qui change, le rythme qui évolue en permanence, le linge sale qui s’entasse et on se retrouve noyé sous les tâches du quotidien.

Alors que j’étais encore enceinte, je disais à tout le monde « le jour où chaton fait ses nuits, on le laisse aux grands-parents un week-end et on part tous les deux ». Il a fait ses nuits à un mois et demi (oui, je sais, j’ai beaucoup de chance).

Notre départ à deux ? Un an plus tard. Ouais, ça a été bien moins facile de le laisser que ce que j’avais imaginé. Mais on l’a fait.

On a passé deux jours loin de notre sud-ouest, pour rejoindre Berlin. Je connaissais déjà cette ville fascinante et ça a été un réel bonheur que d’y retourner et de la faire découvrir à mon mari.

Et sans se rendre vraiment compte, on multiplie les moments à un, à deux et à trois.

A un, quand il est gardé par l’assistante maternelle un jour où je ne travaille pas. J’en profite pour faire les courses et le ménage mais aussi un peu de lèche vitrine ou pour lire un livre en journée. Lui profite de soirées (ou de nuits) jeux avec ses amis ou part en stage d’aïkido pour un week end.

A un aussi les soirs où mon mari reste à la maison avec chaton pendant que je suis à mon cours de danse. J’ai besoin de lien social, de voir d’autres personnes. Je ne suis pas là deux soirs par semaine. Mon mari deux autres soirs. Et ce rythme nous convient plutôt bien.

A deux, ces mêmes moments, où chaton profite exclusivement d’un de ses parents. Jeux différents, mots différents, câlins différents.

A trois, c’est sortir du quotidien ménager. C’est faire une ballade ensemble. C’est regarder les autres enfants jouer dans l’aire pas loin de chez nous. C’est trainer au lit en pyjama le dimanche matin. C’est se faire des chatouilles et se faire rire.

Profiter de ces moments, c’est aussi (et surtout) apprendre à lâcher prise. A ne plus maitriser l’état de la maison et le temps qui passe. C’est le regarder grandir aussi, et c’est tellement important.

Réflexions d’hier

Je voulais écrire cet article hier. Je n’ai pas eu le temps, comme trop souvent en ce moment. Mais c’est important, ça m’a interpellé. Je n’ai rien osé dire, c’était délicat.

Hier, nous sommes allés aux bébés lecteurs avec #chaton. Nous étions 2 mamans et 3 assistantes maternelles avec une dizaine d’enfants. C’est le comportement d’une des assistantes maternelles qui m’a choqué et dérangé.

Elle a passé l’heure à s’agacer sur un de ses petits. La raison ? Le slowlife semble être son mode de vie. Moi j’ai trouvé ça assez rigolo. Toute cette agitation qui glisse sur lui. Le temps n’avait pas de prise, il observait, c’est tout.

Elle n’a pas arrêté de lui dire qu’il était passif, qu’il ne faisait vraiment rien, qu’il ne mettait aucune volonté à faire les choses (mettre ses chaussures et son manteau). Sa voix était agressive, son attitude oppressante. Elle habillait une plus petite mais continuait de râler sur lui parce qu’il ne mettait pas ses chaussures.

C’est une professionnelle de la petite enfance. Elle s’occupe de jeunes enfants tous les jours depuis des dizaines d’années (elle est proche de la retraite, peut étre un peu trop). Je ne comprends pas qu’on puisse agir de la sorte avec un enfant. Elle est en train de complètement flinguer son évolution dans la vie. Elle le rabaisse, lui enlève chaque once de confiance en lui. Il n’avait pas l’air heureux, presque abattu. Il n’a que 3 ans…

J’ai assisté assez impuissante à cette scène. Je n’ai rien pu/voulu dire. Les enfants  étaient là, les autres assistantes maternelles qui la connaissent, et surtout, je n’ai pas vu cette « relation » plus d’une heure. On a tous de mauvais jours, ceux où ça va moins bien et où on est plus irritable. Et on n’est pas beaux à voir dans ces moments là.

J’espère que ce n’était qu’un de ces moments là.

Et reproduire le modèle familial

Il y a quelques mois, j’ai commencé à écrire un article intitulé « être enfant unique et vouloir une famille nombreuse ». Parce que oui, depuis petite, je veux plusieurs enfants. Au moins 3. Et pourtant, ce souhait est mis à (très) rude épreuve depuis quelques mois.

Petit retour en arrière : je suis enfant unique. Unique et solitaire. Parce que je suis arrivée tard. Mes cousins ont entre 9 et 17 ans de plus que moi. Toute une vie. Je n’ai jamais partagé véritablement avec eux avant mes 18 ans. J’étais enfant quand ils ont terminé leur apprentissage ou qu’ils ont eu leur bac. J’étais collégienne quand ils sont entrés dans la vie active. Certains ont eu des enfants. J’ai 13 ans de plus que ma petite-cousine. Je suis plus proche de la génération suivante que de la mienne. Et j’en suis loin en même temps. Je suis seule entre ces deux générations. J’en ai plutôt souffert étant jeune. Cela me dérange moins maintenant, nous avons un peu le même quotidien, le boulot et les factures à payer.

Si je suis enfant unique, ce n’est pas vraiment par hasard (et c’est pas faute d’avoir demandé à mes parents. J’ai capitulé quand j’avais 6 ou 7 ans, je me rendais bien compte qu’ils étaient trop vieux pour un autre enfant (oui, l’ingratitude des enfants sur l’age des gens qui ont plus de 20 ans)). Ma maman a du assumer seule la maison, moi, le quotidien, le ménage, les courses et aider mon père dans son boulot. Avoir un deuxième enfant dans ces conditions n’était pas envisageable pour elle.

J’ai toujours rêvé d’une grande famille, de cousinades dans  une grande maison, beaucoup de monde autour de la table, de fous-rires et de souvenirs.

Oui, mais la réalité est différente : je suis fille unique, mon mari a un frère qui vit au Canada. Nos enfants, même s’ils ont des cousins, se retrouveront finalement assez seuls. Et mes cousins/cousines n’ayant pas vraiment eu l’envie d’avoir des enfants, cela ne fait qu’amplifier la solitude. Alors je  voudrais bien avoir plein d’enfants. Mais pour ça, il faut du temps, de l’argent (maintenant ou pour plus tard, les études coûtent cher quand même) et une sacrée organisation.

Et c’est là que le bas  blesse (ouais, OK,sur tous les autres points aussi, mais je suis sure que ça peut se régler) (ouais, l’organisation aussi, mais ça va VRAIMENT être compliqué pour  M. O’Maley …).  Et qu’on en revient à la reproduction du modèle familial…

L’idée de famille nombreuse et de grande tablée m’a quitté cet été. Remise de mon accouchement, en pleine perspective de la fin de mon congé maternité, j’ai d’un coup plein de plein fouet la réalité dans laquelle je suis, et sans doute dans laquelle je me suis mise aussi. Comme ma maman avant, j’assume tout à la maison. Seule. Pas faute d’avoir un mari. Mais il a du travail. Et ses jeux vidéos.

L’ambiance à la maison est plutôt mauvaise en ce moment. Beaucoup d’incompréhension, pas mal de rancœur. Et finalement, une solution trouvée, pour être plus calme. elle va vous paraître étonnante, mais je vais me faire poser un stérilet (oui oui, je suis la nana qui veut plein de gosses mais fait tout pour ne pas en avoir). Ca va me permettre de tempérer les choses. De régler ce qui doit l’être, sans me dire que pour avoir des enfants pas trop éloignés en age (environ 2 ans quoi) il faut qu’on envisage le prochain bébé dès cet été. Je ne suis pas prête, ni dans mon corps, ni dans ma tète, ni dans notre logistique. J’ai besoin de plus de temps pour que les choses se passent au mieux, et peut étre un jour, ne pas reproduire ce schéma familial.

EDIT : Ecrire un article en plusieurs fois, c’est vraiment l’horreur, j’arrive pas à retrouver ma logique … c’est sans doute brouillon …

EDIT 2 : Ca va mieux depuis 1 semaine. La prise de cette décision et les premiers vrais efforts de M.O’Maley (au bout de presque un an) me font beaucoup de bien.

Où suis-je, Où vais-je ?

Initialement, je voulais vous parler de solitude maternelle, celle que je ressens depuis que je suis enceinte et de plus en plus maintenant que je suis maman. Mais cela fait écho à quelque chose de plus général, d’assez récurrent dans ma vie. Ces questions reviennent tous les 3 à 5 ans. Où est-ce que j’en suis dans ma vie et où est-ce que je vais ?

Ce sont des réflexions générales sur moi, ma vie personnelle, scolaire, professionnelle, sentimentale, amicale … Tout y passe. (Et mon blog ne s’appelle pas comme ça tout à fait par hasard …).

Je me suis posé ces questions pour la dernière fois en septembre 2012. Et tout ce qui se présageait était beau. Je venais de finir mon Master en droit, j’allais commencer une thèse sur un sujet passionnant, j’emménageais avec M. O’Maley dans mon quartier préféré de Toulouse et je commençais un job que je convoitais depuis mes premiers mois sur les bancs de la fac.

4 ans et demi plus tard, où est-ce que j’en suis ? Toujours au même point. Ou presque. Ma thèse n’a pas avancé, enfin si un peu, mais rien de vraiment significatif, d’encourageant à avancer. Pire encore, elle est en décrépitude totale depuis plus d’un an maintenant. Enceinte je n’avais pas la tète libre pour y penser, maman, je n’ai pas le temps de m’y consacrer aussi régulièrement que nécessaire et je préfère ne rien faire que de mal faire.

J’occupe toujours le même travail, S’il est toujours intéressant intellectuellement, les conditions de travail se sont largement dégradées et je n’ai qu’une envie, partir (je cherche, mais ne trouve pas pour l’instant).

Amicalement, bah c’est le désert. J’ai eu l’excellente idée de cumuler thèse, mariage puis bébé, alors je n’ai plus aucun intérêt pour les autres. Ecrire une thèse, c’est passer pas mal de temps à domicile et répondre « oui, oui, ça avance » à ceux qui posent des questions, mais c’est difficilement quantifiable. Préparer un mariage c’est passer du temps à parler de soi (oui, j’avoue, c’est très égoïste et narcissique, mais j’ai adooooré préparer mon mariage) et avoir un enfant c’est passer son temps à parler de lui. Et quand on n’a que des amies/copines sans enfants, ça fait peur. J’ai encore quelques amis, 4 ou 5, mais dispersés partout en France, sinon, ce serait bien trop simple.

Au plan personnel, je me suis mariée avec M. O’Maley en juillet 2014. On a vécu loin l’un de l’autre pendant 19 mois, et ça a été particulièrement compliqué à gérer. 4 mois en Guyane et 15 mois à Cannes, c’est difficile pour le quotidien et pour le couple. On a chacun repris nos habitudes de célibataire et refaire certaines concessions n’est pas évident. Chaton est arrivé assez vite ensuite, et il faut à nouveau trouver un rythme de croisière et de nouvelles exigences sur notre quotidien pour qu’il vive dans de bonnes conditions, en particulier dans un appartement propre et sécurisé pour ses petites mains fouineuses.

Où est-ce que je veux aller ? Vers un quotidien fait de beaucoup de bienveillance. J’ai développé cet aspect depuis que chaton est là (voire même étant enceinte). Je crois que je n’arrive plus à vivre dans les critiques et le conflit. J’ai envie d’entraide et de positivité. Malheureusement ce n’est pas le cas et je suis devenue plus susceptible et bien plus sur ma réserve face à ça. Et pour me protéger, je sors facilement les crocs. On est encore à l’état de paradoxe mais je vais progressivement lisser mes émotions pour arriver au résultat escompté. Je veux un chouette travail, une maison, d’autre enfants, beaucoup d’amour et de sourire.

Je vais tacher de sourire en toute occasion, de relancer le cercle vertueux et tout ira mieux. Je le sais. J’espère que c’est pour bientôt.

Le printemps revient petit à petit, j’aime ce renouveau.

bourgeon

Il n’a pas eu 10 mois

Pas de panique à la lecture de ce titre, il est en pleine forme. C’est jute que chaton est né le 30 et que le mois de février à 28 jours, on n’a donc pas « fété » ses 10 mois.

Je ne voulais pas faire d’article mois par mois sur l’évolution de chaton. Mais il s’est passé pas mal de choses depuis ses 9 mois (moins 2 jours, et je trouvais ça sympa de vous en parler).

Il a maintenant 3 dents et une qui se fait attendre (et l’embête) depuis 1 mois. D’autres vont suivre de très près.

Il marche de plus en plus à quatre pattes.

Il se met debout partout et tout le temps. Le canapé bien sur, la baignoire (son endroit préféré, dehors et dedans), la barrière de sécurité de la cuisine, devant la machine à laver …

Il s’aide de sa chaise haute (un modèle ancien (vieillot) à roulettes) pour faire quelques pas.

Cette indépendance pour se déplacer fait qu’il est aussi beaucoup plus calin, il vient tirer nos pantalons pour  qu’on le prenne pour faire un calin.

Il fait « nooooon » de la tète avec beaucoup d’application, et adore quand je le fais les cheveux attachés et qu’il peut les voir bouger d’un coté à l’autre de la tète.

Il se fait des chatouilles à lui même pour rigoler.

On  fait de superbe duo de chant à base de tatatatataaaaa

Il sait déclancher seul les livres musicaux en appuyant sur les pastilles.

Il s’habille en 9, 12 et 18 mois,rien que ça.

Je l’aime, je le déteste

(j’ai plusieurs fois commencé cet article. Puis je l’ai effacé parce qu’au final, j’aime pas m’embarrasser des choses mauvaises, je préfère voir le positif. Sauf qu’à chaque fois que quelque chose de négatif arrive, il se superpose à ce que j’ai essayé de mettre de coté et me met dans un état pire que la fois précédente. Je crois que j’ai besoin que tout ça sorte, et pas seulement en larmes sous ma douche. Promis, tout n’est pas aussi noir que je le raconte, c’est juste qu’aujourd’hui, ce soir, c’est l’état dans lequel je suis. Oui il le sait, oui on en a déjà parlé, non rien ne change vraiment, mais c’est comme ça)

Devenir parent, c’est une épreuve pour le couple. Tout le monde, le dit, tout le monde sait, mais on ne s’en rend vraiment compte que quand on y est … On le savait, je le craignais et les événements ne m’ont pas  donné tord.

Avec M. O’Maley, nous avons des caractères très différents, complémentaires souvent, aux antipodes des fois. Deux sujets nous oppose particulièrement, l’entretien de la maison et la réactivité. Ca peut paraître n’avoir aucun lien, et pourtant. Avant d’être avec lui, j’étais du genre maniaco-maniaque du rangement. Si ma tété est bien, mai maison est bien et si ma maison est bien, ma tête est bien. Chaque chose avait une place, mon sol était propre, mon linge toujours repassé et mon évier (quasi)toujours vide. La vie avec lui m’a fait évoluer sur ce pont, je peux être aussi exigeante avec moi, mais pas forcément avec les autres. Je lui ai confié la tache ménagère que j’ai toujours détesté, la vaisselle. Et j’ai continué à faire le reste et à ranger derrière lui (oui parce qu’enjamber tous les jours son sac posé au milieu du salon ne lui pose aucun problème).

Et je suis tombée enceinte. Par chance, je n’ai pas passé les premiers mois enfermés dans les toilettes. J’ai continué de tout faire, comme avant. Parce que ça ne me dérangeait pas au début, puis parce qu’il fallait le faire, et enfin parce que je n’avais pas le choix et que de toute façon il ne le faisait pas. Et il a l’excuse facile que je travaille majoritairement à domicile. Bah ouais, sur ma pause déjeuner je peux bien passer l’aspirateur ou faire tourner une machine hein ?

Et tout a continué et empiré avec le congés maternité. Ma thèse n’était pas ma priorité, j’étais tout le temps à la maison, et bébé ou non, je pouvais bien faire les taches ménagères. Toutes les taches ménagères (bon, ok, j’ai arrêté le repassage, à mon grand regret). quitte à passer tout mon temps à la maison, je préférais que le lieux soit agréable plutôt que de voir la montagne de vaisselle s’accumuler dans l’évier (oui parce que M. O’Maley ne fait la vaisselle que quand c’est nécessaire : quand il n’y a plus d’assiette, ni de bol, ni de casserole dans lesquels manger (oui, ça peut prendre une semaine, et non, ça ne le dérange pas). J’ai donc tout assumé dans la maison.

Oui mais voilà, on est 4 dans la maison (oui le chat compte). Il faut s’occuper de tout le monde, et je fais ça seule, parce que lui ne fait rien. Mettre une lessive en route ? « je sais pas faire ». Préparer son repas pour le midi ? « Tant pis, j’irai au resto », Laver les biberons ? « il y en a encore un de propre, ça va » (on a un biberon qui attend depuis 10 jours d’être lavé parce que le capuchon doit être caché sous le canapé, et que bon, c’est pas possible de laver s’il manque un bout).

Par contre, jouer aux jeux vidéos jusqu’à 3 heures du matin tous les jours, pas de problème.

Et moi dans tout ça ? Bah je subis, je désespère et je pleure (pas mal, trop sans aucun doute). Parce que toute la maison repose uniquement sur moi, la logistique, le ménage, la gestion de Chaton (il ne sait pas quoi faire non plus quand il pleure…). Je suis fatiguée. Pas trop physiquement, j’ai la chance IMMENSE que chaton dorme la nuit, mais émotionnellement. Je suis fatiguée de tout porter à bout de bras, fatiguée de ne pas trouver un moment pour moi. Fatiguée de devoir lui dire en détail chaque chose qu’il doit faire et qu’il l’oublie dans la seconde. Fatiguée de mon irritabilité permanente. Fatiguée de ne pas pouvoir faire du sport parce que je n’en ai pas le temps.

Ce qu’il s’est passé aujourd’hui ? La raison de cet article ? Je suis partie travailler avec les clés des 2 voitures. Je n’ai pas fais attention ce matin, j’étais en retard pour déposer chaton chez la nounou. Il n’a pas voulu  que sa mère vienne l’amener jusqu’au bus le plus proche (temps estimé: 5 minutes, plus 15 minutes de bus et 5 minutes de marche pour arriver jusqu’à son bureau). Par contre, j’ai du prendre sur ma pause déjeuner pour rentrer lui apporter les clés (temps pour ça : 1 heure). Ça peut paraître n’être rien. Mais c’est une goutte de plus dans le vase débordant de mes émotions.

Rien ne doit être clair dans cet article. J’en ai écrit la moitié sans voir mon écran, caché derrière un épais voile de larmes. J’avais besoin que ça sorte …