Et si finalement, j’avais mal vécu mon accouchement …

Ce soir, Babyboom a envahi ma télévision. J’aime bien regarder cette émission. J’aime voir la vie de ces gens changer, partager leur bonheur à l’arrivé de leur enfant. C’est des fois difficile, des fois rapide, toujours émouvant.

Mais ce soir, une histoire se détache des autres. Pourquoi ? Parce qu’elle est ce qu’aurait pu étre mon accouchement. Elle fait écho à mon accouchement, à la naissance de Chaton. Jusque là, je trouvais que mon accouchement ne s’était pas vraiment bien passé (comment ça, accoucher en 10 minutes, le sourire aux lèvres et le brushing en place ça n’arrive (presque) que dans les films ?).

13 heures de travail ont été nécessaires. 1 heure de poussées. L’angoisse de voir l’aiguille de l’horloge en face de moi tourner, trop longtemps. 1 heure avant de voir son visage alors qu’on m’avait dit que cela ne prendrait qu’une demi heure. 30 longues minutes à voir le visage de la sage-femme et de l’obstétricien se fermer, se concentrer sur lui. 30 minutes à entendre que l’étais « un cas parfait pour utiliser les ventouses » pour l’aider à sortir. Un cas d’école qui ne trouve pas d’application pratique parce qu’il n’y a pas de ventouses disponible ce week end là …

Chaton est arrivé par voie basse, je vous passe les détails de comment on fait pour faire descendre un bébé qui a le cordon vrillé autour du cou, n’arrive pas à se fixer dans le bassin et que l’utérus remonte jusqu’au niveau de la poitrine. Mes cotes s’en souviennent.

Jusqu’à ce soir, je savais que j’étais passé à 5 minutes d’une césarienne, et que finalement ça ne s’était pas si mal passé. Mais ce soir, j’ai vu une femme ne pas avoir cette chance. Elle a du subir une césarienne parce que son bébé ne descendait plus. Il a fallu faire remonter son enfant dans le bassin pour qu’il puisse sortir. Oui oui, remonter. Et j’ai pleuré. Et pas juste un peu. Parce que j’ai échappé à ça. Mais parce que j’ai ressenti tout ce qu’elle a ressenti. Cette angoisse de ne pas savoir pourquoi il est coincé, ne pas savoir s’il va bien quand même, l’angoisse de l’aiguille qui avance alors que bébé non.

Et finalement le soulagement de son arrivée, tout rose. Et cette pensée, cette « satisfaction » que la sage femme qui a consenti à commencer le travail dans une position physiologique et m’a demandé au bout de 20 minutes de passer dans une position gynécologique, affichant un large sourire « je vous l’avez bien dit que ça ne marcherait pas », n’avait pas eu plus de succès que moi.

Je ne suis pas sure que ce post soit très clair, il doit étre bourré de fautes d’orthographe, je ne l’ai pas relu.

Mais je crois que j’ai finalement un peu mal vécu cet accouchement. Psychologiquement au moins. Je crois que j’écrirai en détail un jour cet accouchement. Pas pour le partager avec vous sur ce blog, mais parce que je crois avoir besoin de poser sur papier toutes ces émotions. Et ces premières semaines difficiles.

 

Mesreflexionsdemaman, le retour ?

Trois mois. Cela fait trois mois que je n’ai pas écris sur le blog. et pourtant, j’en ai eu envie, besoin. Mais les événements se sont enchaînés et je n’ai pas eu le temps, je n’ai pas pris le temps.

Entre les vacances, la reprise du travail, la rentrée, les nouvelles activités, les changement d’emploi du temps et finalement un déménagement exprès, le temps m’a manqué.

Tout est en train de se calmer et je vais enfin reprendre le temps d’écrire quelques articles par ici. J’ai beaucoup de chose à dire, et à écrire sur des sujets très divers.

Et surtout, je vais enfin avoir à nouveau accès à internet très bientôt (Youpi !!!).

Les réseaux sociaux, lui et moi

Je ne pensais pas écrire cet article aujourd’hui. Je ne pensais pas avoir à l’écrire si vite. Et pourtant …

Le week end dernier, nous avons fait baptiser notre bébé (à qui il faudrait que je trouve un surnom, je n’aime pas trop l’idée de ne l’appeler que par référence à moi, mais c’est un autre sujet). Une partie de la famille était présente, cousins compris. Si nos grands parents, parents, oncles et tantes ne sont pas très connectés, nos frère et cousins le sont. Et des photos ont surgit sur les réseaux sociaux. Pas de la déco ou du repas, mais de bébé.

On est très clairs là-dessus avec mon mari, on ne veut aucune photo de lui sur les réseaux avant qu’il ne soit capable de décider de lui même de s’exposer ou non. Pourtant, certains se sont permis de mettre à disposition de tout le monde, et sans notre autorisation bien sur, des photos de lui. J’ai été obligé de leur demander de les retirer. Cela a été fait mais pas sans une certaine surprise ou déception.

On en (re)vient donc à devoir faire de l’éducation aux réseaux sociaux et à la vie privée à de jeunes adultes.

NON, les réseaux sociaux ne sont pas sans risque. On  y croise des gens formidables, on entretient des amitiés à des milliers de kilomètres, on y découvre des talents, des gens qui nous inspire. On y croise également des personnes qui ne sont pas qui elles prétendent, des personnes que l’on connait mais que l’on n’a pas envie de croiser et qui on pourtant accès à des informations sur nous.

Il ne faut pas oublier que les réseaux sociaux Internet ont une mémoire sans fin. Tout ce qui y est partagé y reste. Les photos n’appartiennent plus à celui qui les a diffusées, elles ne sont plus privées. Elles peuvent être (et souvent sont) utilisées par n’importe qui, en particulier des marques qui ne veulent pas dépenser d’argent dans un shooting photo pour leurs produits. Et je n’ai pas envie que le visage de mes enfants se retrouve sur des paquets de couches.

Il y a un réseau social que j’aime particulièrement, c’est Instagram et ses photos carrées. On y trouve de très jolies photos. Des instants de vie partagés. Y compris des photos d’enfants. Et j’adore ces photos. Voir en image les anecdotes de la vie de famille. Les photos des instants parfaits, celles des instants cocasses, celles de la vraie vie. J’aime suivre l’évolution de ces bébés qui deviennent des petits garçons et des petites filles. Je me réjouis chaque jour de leur évolution.

Mon bébé est le plus beau des bébés mais je ne veux pas le montrer au monde entier sur Internet. Je veux conserver pour lui son anonymat et pour mes proches et moi tous ces moment de bonheur et d’émerveillement devant son évolution. Et les dizaines centaines millier de photos que je fais pour mon album photo.

Tu peux dormir bébé

Sujet sensible s’il en est un au début de la vie d’un bébé, le sommeil. C’est sans aucun doute la question la plus fréquemment posée « Alors, il fait ses nuits ? » (la seconde plus posée étant « Tu l’allaites ? »). Et depuis environ un mois, je peux répondre que oui, il fait ses nuits. Je ne voulais pas trop le dire au début, de peur de nous porter la poisse et que ce ne soit qu’une période qui prenne fin. Mais les nuits passent et se ressemblent, il dort.

En réfléchissant à l’écriture de cet article, je me suis dit que je n’avais finalement pas fait grand chose et que j’avais surtout un bébé carrément sympa de me laisser dormir (son père n’a jamais eu de problème, quand il dort, il dort et n’entend rien autour de lui (ce qui est très pratique quand j’ai la lubie de passer l’aspirateur à 7 heures du matin le dimanche (oui oui))). Mais en faisant la liste de ce que l’on fait, je me rend compte qu’il y a beaucoup de choses.

Dans la chambre d’abord. Depuis sa naissance, bébé dort dans un (sublime) berceau (en osier) dans notre chambre. On a fait le choix de ne pas faire de co-dodo, ayant trop peur de l’écraser pendant notre sommeil. Le chat s’incruste aussi régulièrement sur notre lit la nuit, et je n’aurais pas été sereine que l’on soit tous les 4 dans un si petit espace.

  • Son berceau est pour le moins déplumé (ou minimaliste), il n’y a qu’une gigoteuse et une sucette. Il y avait son doudou au début, celui avec la bola de grossesse dedans), mais bébé est plutôt agité des bras et avait peur du bruit quand il le touchait en pleine nuit. Je l’ai donc enlevé. Pas de mobile, pas de veilleuse, pas de boite à musique qui pourraient le stimuler alors que je veux qu’il se repose (on a un très gros curieux par ici)
  • J’utilise deux gigoteuses différentes, une en velours, plutôt épaisse quant il fait froid, une en lange Aden+Anaïs quand il fait chaud comme en ce moment. Et quand la température de la pièce est vraiment trop élevée, je le laisse seulement en pyjama.
  • Je ferme les volets le soir (je les baisse juste pour faire de la pénombre pour la sieste) et je n’allume pas la lumière (on allume celle du couloir pour voir que tout se passe bien).

Pour le rituel de coucher, ça commence bien avant le coucher. Environ 1h30.

  • Il prend son dernier biberon de la journée vers 20h30/21 heures. Pas de céréales ajoutées, pas de surplus de poudre. 180ml de lait pour l’instant. C’est un moment de calme et de partage entre lui et celui qui lui donne le biberon.
  • On le met ensuite en pyjama. Ca parait très bête mais c’est important, on change les vêtements, ou met un pyjama, c’est pour dormir la nuit.
  • Surtout, on lui parle, on lui explique dès ce moment là qu’il va bientôt aller se coucher.
  • Un petit tour sur la terrasse pour regarder les feuilles dehors et la lumière. Il adore ça. Et ça nous permet aussi un temps de latence entre la fin du biberon et le coucher, qu’il ait le temps de digérer un peu. Dans les bras de maman, dans les bras de papa, c’est le moment de faire des câlins et de sentir pour la dernière fois de la journée son odeur de bébé.
  • On le couche vers 22 heures, plus tôt si on repère des signes de fatigue, mais rarement plus tard. La seule fois où on l’a fait il avait le hoquet (et chez lui ça dure une bonne demi-heure) et il a fallu le temps que ça passe puis qu’on le calme, c’était pas terrible. On est attentif au moindre signe, il se frotte les yeux, baille à s’en décrocher la mâchoire, contemple le vide en étant absent, s’énerve pour un rien, chouine sans explication et sans étre consolable, c’est qu’il est fatigué.
  • on lui répète qu’on va dans le berceau, pour se coucher. On le met dedans et chacun on lui parle. Mon mari lui souhaite bonne nuit, lui dit à demain et lui fait un bisou. Je lui dis qu’il est l’heure de dormir, qu’on n’est pas loin et que s’il a besoin de nous il peut nous appeler, on viendra le voir. Bref, je le rassure puis lui souhaite bonne nuit et lui dis que je l’aime. Une caresse sur la joue, une main posée sur son torse. Je lui mets sa sucette s’il la veut (il a découvert il y a 10 jours qu’il pouvait mettre ses doigts dans la bouche) et je sors de la pièce. Je ne reste pas. Si je le fais, il sait que je suis là et pas moyen de dormir, il ne comprend pas que je sois à coté et que je ne m’occupe pas de lui.
  • On reste attentifs à lui même si on n’est plus là. S’il commence à chouiner ou à pleurer c’est que quelque chose ne va pas, des fois c’est simplement qu’il a lâché la sucette et il suffit de la remettre en place, des fois c’est plus important et je lui redis ce que j’ai dit en le couchant. Voilà.

Lorsque’il se réveillait la nuit pour manger, j’ai appliqué à la lettre le meilleur conseil qui m’a été donné : « la nuit, ne lui parle pas ». Le repas, le change éventuel et le couchage se font dans le silence et avec le moins de lumière possible (merci la veilleuse ourson Doudou et compagnie, elle est parfaite pour ça). Je parle beaucoup dans ma tête par contre. Je l’encourage à boire, je le félicite pour son rot et je lui dis qu’il peut dormir. Mais il ne l’entend pas. Il lit l’amour dans mes yeux, ressent la sérénité dans les câlins et le bercement (j’aurai du porter un podomètre histoire de voir le nombre de kilomètres que j’ai pu faire dans l’appartement la nuit).

Dès la semaine prochaine, il va intégrer son nouveau lit dans sa chambre. Ce rituel restera peut être le même, ou peut être pas. Il va sans aucun doute évoluer avec l’age de bébé mais les « principes » de base resteront les mêmes : expliquer, rassurer, aimer et faire confiance.

Cela fait un mois que bébé dors la nuit, de 22 heures à 7 heures le lendemain. Moi par contre …

Ma merveilleuse grossesse

grossesse

Depuis que j’ai ouvert le blog, je pense à écrire cet article. Mais par superstition, et un peu de peur que tout change si je dis que tout va bien, je ne voulais pas l’écrire. Je suis maintenant à quelques jours de la découverte de bébé, je passe le cap et je vous raconte.

Quand on a mis en pratique notre projet bébé, je m’imaginais les premiers mois au dessus de mes toilettes, le temps qui passe lentement, la forte prise de poids et l’impossibilité de bouger correctement à partir du 6ème mois. Et toutes les questions qu’on peut me poser sur ma grossesse tournent autour de ça : « t’as été malade ? », « pas trop difficile la grossesse? ». Ma grossesse ne s’est pas du tout passée comme ça et je trouve important de dire au futures mamans qu’il y a des fois où tout se passe bien.

  • Je suis tombée enceinte rapidement après l’arrêt de ma pilule, à peine 3 mois,
  • Nausées, vomissements et remontées acides n’ont pas fait parti de ma grossesse,
  • Les fringales et les envies de femme enceinte non plus d’ailleurs,
  • J’ai pu partir en voyage de noces avec mon mari pendant mon premier trimestre, avion, voiture, visites et marche, pas de difficultés,
  • Niveau poids, je n’ai rien pris. Ou plutôt j’ai beaucoup perdu au début, et repris ces kilos par la suite. Ma gynéco est contente, et moi aussi.
  • J’ai fait de la rétention d’eau seulement une journée. J’ai mis mes bas de contention et le lendemain plus rien.
  • Je suis restée très mobile jusqu’à il y a peu, je fais tout comme avant, mon ménage, mes courses, mes sorties entre copines, je prends la voiture régulièrement,
  • J’ai pris du ventre mais pas trop, je ne me sens donc pas trop lourde ou encombrante.
  • Mon dos ne m’a jamais aussi peu fait souffrir que depuis que je suis enceinte. Je fais attention à ma façon de me tenir, et je ne dors plus sur le ventre. Miracle.
  • J’ai senti mon bébé bouger dès le début du 2ème trimestre, pour mon plus grand bonheur. Il se déplace, pousse les murs mais sans jamais mettre de grands coups douloureux. Il n’a d’ailleurs trouvé ma vessie qu’à 2 ou 3 reprises. Et il me laisse dormir la nuit.
  • Et surtout, aucune vergeture. Mon mari me tartine de crème tout les soirs depuis le début de ma grossesse. Je pense avoir une bonne peau (merci la génétique, merci maman).

Croisons les doigts pour que la suite soit du même ordre.

Maintenant tu peux arriver

Hier, nous avons fêté les 90 ans de mon grand-père. Je n’avais qu’une crainte, ne pas pouvoir être présente ce jour-là. Notre famille a été soumise à rude épreuve ces 12 derniers mois et j’aurai été peinée de ne pas pouvoir me rendre à ce repas. Bébé a su étre patient et ne pas arriver trop tôt pour me laisser faire ces 4 heures de route (2 dans chaque sens) sans se manifester plus qu’à son habitude.

Maintenant que nous sommes rentrés à la maison, tu peux arriver quand tu veux mon garçon. Le muguet n’a pas encore éclos mais ça ne saurais tarder et je sais que tu arriveras en même temps que lui. Tout est prêt ici pour ton arrivée, la valise est déjà dans la voiture. Ne manquent que les signes annonciateurs de ton arrivée. Tu peux encore profiter de ton cocon dans mon ventre pendant 2 semaines (ma DPA est le 2 mai) ou décider de rejoindre les bras de ton papa qui t’attend avec impatience.

Je suis enceinte mais je n’ai pas faim

La nourriture et moi, on a toujours eu un souci. On ne sait pas si on s’aime bien ou non. J’ai toujours eu des périodes d’hésitation, pas d’envie de manger et repas uniquement parce que mon corps à besoin de carburant et période de grignotage avec ou sans réelle envie de manger.

Ces problèmes ne se sont pas arrêtés avec l’annonce et le déroulé de ma grossesse. Les premiers mois ont d’ailleurs été des plus compliqués à ce niveau là, surtout lors de notre voyage de noces au Canada, pendant mon deuxième mois. Nous sommes partis 3 semaines, marché environ 15 kilomètres par jour, et j’ai mangé l’équivalent d’un (petit) petit-déjeuner par jour. Impossible de manger plus. J’ai perdu du poids (ce qui n’est pas un mal) mais ce n’était pas le meilleur moment pour cela. 8 kg au total, que je n’ai pas encore repris (OK, on n’est plus très loin) alors que je suis à quelques jours de mon accouchement.

Les fringales, les envies de femme enceinte, je ne connais pas. L’hypersensibilité aux odeurs et l’impossibilité de manger certains aliments que j’aime en temps normal sont mon quotidien. J’ai à peine touché à un légume depuis le début de ma grossesse. Et ce n’est pas vraiment pour le rassurer. Je ne suis pas très inquiète, je n’ai pas de carences et bébé se porte à merveille avec un poids tout à fait normal pour sa taille et son stade de développement. Je mange aussi pas mal de fruits.

Il m’a fallu attendre le 6ème mois pour reprendre du poids et arriver à remanger plus de deux fois par jours (alors que je fais habituellement 4 repas de moineau par jour). Mon régime alimentaire est quelque peu précaire, les seuls aliments qui me donnent réellement envie sont le jambon blanc, les yaourts, les fruits, les avocats et le chocolat (parfait à Noel et à Pâques).

Je suis tout de même inquiète pour la suite, je veux allaiter. Je sais que ces « problèmes » d’alimentation ne se régleront pas avec l’accouchement. J’espère que mon lait sera suffisant pour nourrir correctement bébé et qu’il ne souffrira pas de mon manque d’appétit et de mon alimentation quelque peu déréglée.

Une chose me rassure, j’aime toujours autant passer du temps derrière les fourneaux et préparer les repas de mon mari et des gâteaux à partager. J’ose espérer que tout rentrera dans l’ordre rapidement et que les crudités et les grillades d’été me donneront plus d’appétit qu’en ce moment.